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 « I have a dream » ♥ SUNNY

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MessageSujet: « I have a dream » ♥ SUNNY   Ven 22 Avr - 1:57


Sunny & Camden






La tempête avait été un bon moyen pour moi, de mettre ma condition physique à l’épreuve. Sauf qu’il n’y avait pas eu que ça. Tomber sur Angie n’était pas inclus dans le plan. Ceci dit, je m’étais fait à l’idée de la revoir. Encore un détail déroutant. La savoir de revoir et la croiser, c’était une chose. Se retrouver en face d’elle, en était clairement une autre. Je n’avais pas prévu que ces sentiments remonteraient si aisément à la surface. J’avais fait l’effort d’enfouir ça au fil des années. Les missions étaient là pour ça. Pour me faire oublier ce manque. M’aérer la tête. J’avais risqué ma vie, celle de mes équipiers pour tenter d’avancer et de passer à autre chose. Sauf que la vérité était à nouveau sous mes yeux. Une vérité que je ne peux ignorer. Elle. Tout me ramène à elle. C’est encore à elle que je pensais lorsque les médecins m’ont annoncé qu’ils ne pourront peut-être pas sauver ma jambe. Et pourtant, il y a de ça quelques jours, j’étais celui qui lui courait après dans un cimetière où une tempête déferlait sur la ville. C’était juste incroyable. Y avait-il un ange qui veillait sur nous ? Qui nous remettrait sur le même chemin ? Même si je voulais y croire, je sais que c’est bien plus compliqué que ça. Trois ans de silence, un divorce et le manque d’explications ça ne se comble pas en quelques heures. Ni même quelque jour. Et Angie m’en devait.

J’étais au milieu de la pharmacie où je venais récupérer le renouvellement de mon traitement lorsque mon regard fut absorbé par ce bébé dans cette poussette. C’était justement ça qu’on aurait dû avoir. Un enfant. Une nouvelle vie. Une famille. Pas cette chose destructrice qui nous a unis. Une réelle famille qu’on aurait construite ensemble. Elle et moi. Pour un type, un Marines, je sais que je passe pour un sentimental mais Angie… Angie était ma vie. Elle l’est encore, même si aujourd’hui je ne me permettrais pas de lui dire. C’est à elle de faire le premier pas. Même si je l’aime, je ne veux plus souffrir. Je veux que ça cesse. Qu’elle sache ce qu’elle veut. Si elle veut de moi ou si je ne suis que sa roue de secours lorsque sa vie s’écroule. Y penser comme ça, peut sembler cruel mais elle sait. Elle sait que je serais là pour elle. Elle me connait mieux que personne. Mon regard est toujours attiré par cette petite fille dans sa poussette tandis que la mère fait légèrement bouger la poussette tout en parlant au pharmacien. Je m’accroupis alors doucement tandis que le bébé se met – non pas à chouiner – mais à pleurer. La mère ne s’est pas encore retourner que des larmes apparaissent dans les yeux du bébé.

« Bah alors, Princesse… c’est quoi ce gros chagrin ? » Murmurais-je pour capter son attention avant d’attraper l’un de ses hochets pendu à la poussette. « C’est quoi ces grosses larmes… on est fatiguée ? Tu veux jouer ? » Poursuivis-je alors en lui tendant son hochet qui semblait soudain énorme dans ses deux petites mains. Je sentis alors un regard sur moi et, relevant les yeux je croisais le regard insistant de sa mère. « Désolé… j’ai juste pensé… »


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MessageSujet: Re: « I have a dream » ♥ SUNNY   Dim 24 Avr - 19:39

Ma fille a mal aux dents! Depuis hier soir, elle ne veut pas dormir, elle ne veut rien manger et hurle tout le temps, je n'en peux plus de la voir si malheureuse. J'ai déjà essayer tout ce qu'on m'avais conseiller. La paumade à mettre sur sa gencive, un mélange de guimauve et de camomille, un jouet à mâcher à la guimauve également, j'ai besoin d'un anti douleur pour la petite. Alors j'ai enfilé la première chose qui me venait sous la main et direction la pharmacie. Ne connaissant rien dans la ville j'ai mis longtemps avant d'en trouver une. Mais maintenant que j'y suis je ne sortirai pas sans avoir eu ce que je désirais. Même si je sais que cela sera très difficile. Pourquoi? Bah tout simplement car je n'ai pas pu payer ma cotisation à la sécurité sociale depuis deux mois. Entre mon mec qui me pompait le fric, ma fille qui demandait des soins particuliers à cause d'un estomac fainéant et ma mère qui.... Enfin soit, j'ai pas pu payer cette foutu cotisation. Elle n'est pas bien haute, je suis d'accord mais c'était donner à manger à Krystal où payer ces crétins qui ne savent que nous pomper notre fric!

Mais la pharmacienne, grande, blonde et maquillée à outrance ne cesse de me répéter en boucle la même phrase. Pas de sécurité sociale en ordre, pas de médicaments tel que des anti-douleurs pour nourrisson. J'ai beau tout lui expliquer, lui montrer ma fille qui ronchonne de mal, rien n'y fait! Elle me parle alors du père de la petite, me disant que lui pourrait peut être venir chercher ce médoc. Alors là, ça a le don de me foutre en boule. Non mais elle se prend pour qui? Elle croit que tout est si simple que ça? J'essaye de ne pas m'énerver, de ne pas crier, de garder mon calme pour éviter qu'elle me mette dehors.. J'en aie bien trop besoin! Mes joues devenaient surement rouges car je sentais la chaleur y arriver et le sang bouillir à l'intérieur de moi. Je ne peux pas comprendre qu'on refuse de donner un soulagement aux douleurs d'une si petite fille. Je tente, encore une fois, de lui expliquer, recevant le énième refus. Seule une personne en ordre de sécurité sociale pourrait avoir ce médicament. Je lâche alors un:


Et merde...

Ce n'est pas assez haut pour que qui que ce soit l'entende. Mais alors que je me retourne vers la poussette, un type que je ne connais ni d'Eve, ni d'Adam est en train de parler à Krystal. Il est accroupi devant elle. Je n'aime pas cela et je le regarde quelques fractions de secondes avec insistance. Alors qu'il lève les yeux, il me balbutie un truc débile que je ne vais pas manquer de commenter. Je vais finir sa phrase à ma manière:

Vous avez juste pensé que cela me ferait plaisir de voir un total inconnu discuter avec ma fille de cinq mois.

Je lui dis cela sous un ton très dur et méchant. Oui, j'étais énervée et je lui fis payer le prix de la connerie de la pharmacienne. Je pris alors la poussette de ma petite et je quittais le lieu, d'un pas décider... Mais une fois devant la pharmacie, un banc se trouvant devant moi, j'allais m'y assoir et posait mes yeux sur mon petit ange. Je ne voulais pas qu'elle me voie pleurer alors je me retenais, je ravalais mes pleurs qui ne demandaient qu'à sortir. J'allais devoir en parler à Noam, j'allais devoir lui dire à quel point j'avais touché le fond et personnellement c'était la pire des choses qui pouvait m'arriver. Je dis doucement à Krystal, caressant sa joue, et vérifiant de l'autre main si elle n'avait pas froid:[/i]

T'inquiète pas ma chérie, maman va te trouver ce médicament. Et tes petites dents vont te laisser tranquille.

Krystal pleurait et n'arrivait pas à se reprendre. J'étais fatiguée, lasse et surtout à bout de nerfs. Je la pris donc à bras et la serrait contre moi, chantonnant sa chanson préférée. C'était la seule chose qui pouvait la calmer au moins quelques minutes!!!
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MessageSujet: Re: « I have a dream » ♥ SUNNY   Lun 25 Avr - 17:51



Dans cette ville, peu se méfiait de moi. La raison, je ne m’y attardais pas réellement. Ces rues, ces habitants, on se connait tous plus ou moins. Du boucher au fleuriste en passant par la bonne vieille madame Cook – commère de la ville – jusqu’à notre excellente patissière qui est toujours célibataire malgré ses 35 ans. Franchement, s’il y avait une personne de qui se méfier, je ne crois pas faire partie de cette catégorie. Vous me direz les Marines sont toujours serviable, mystérieux et méfiant. C’est pas faux. Etais-je une exception ? Je ne crois pas, mais je suis en enfant d’Hope Mills et quand bien même l’armée a fait de moi un homme différent, je suis toujours le petit Camden qui empêchait la jeune Burgham de faire trop de bêtises. Mais de là, à être prit pour une espèce de psychopathe uniquement parce que je m’intéresse à un bébé qui pleure, il y a une marge.

Voyant la mère occupée avec Becky – qui comme à son habitude – ressemble à un pot de peinture, je profite du moment dans l’espoir de calmer la petite fille qui ne cesse de pleurer. Est-ce un mal de vouloir rendre les choses plus simple. De vouloir bien faire ? Je ne suis pas idiot au point de songer que la petite fille va me répondre mais peut être cessera-t-elle de pleurer l’espace de quelques secondes et ainsi, sa mère pourra se détendre quelque peu. Sauf que mon initiative met la jeune femme en colère ou plutôt la déverse-t-elle sur quelqu’un d’autre que Becky. Je n’ai pas le temps d’objecter qu’elle me fusille du regard et m’envoie sur les roses. Elle n’est pas d’ici, c’est évident. Ces dernières années, je suis bien souvent passé en coup de vent dans ma ville natale. Toutefois, je finissais toujours par avoir vent de tous les ragots de la ville. Après tout, lorsque vous avez été marié à Angie, vous finissez forcément par connaitre à bande à Evans. Charly est une chic fille qui en bave. Souvent triste malgré ce sourire statique qui cache un puits de souffrance, je sais qu’il y a des choses qu’elle ne dit pas. Pourtant, certaines me sautent aux yeux. Malgré mon divorce, elle est mon amie et je pense qu’elle m’aurait parlé de cette nouvelle venue, si elle en avait entendue parler. Après tout, le Bones était l’endroit où les ragots allaient aussi vite que sur Internet. Sans dire un mot, j’observais simplement la jeune maman quitter la pharmacie, encore quelque peu déboussolé. C’est la voix de Becky qui me fit revenir sur terre.

« Alors le héros est de retour. »

Je lui adresse un vague sourire. Héros. J’ai horreur qu’on me définisse de la sorte. C’est pourtant l’image que beaucoup ont des militaires et marines. Je m’approche alors du comptoir et lui tend mon ordonnance.

« C’est pour un renouvellement. » articulais-je, impassible.

Prenant la prescription, je soutins le regard insistant de Becky qui semblait attendre autre chose de ma part. Finalement, près d’une minute après elle partit à la recherche de mes médicaments.

« Pour les piqures… » Revint-elle en emballant mon traitement.

« J’me débrouillerais, Becky. » Non pas que j’étais inconscient au point de me les faire moi-même. Enfin, j’aurais pu. Le problème n’était pas là. Becky avait un peu trop tendance à se jeter sur tous les types célibataires de cette ville. « Tu pourrais me donner… » Précisais-je en désignant la jeune femme dehors avec le bébé. Le regard qu’elle m’adresse, emplit d’un certain dédain m’agace mais je fis comme si de rien était. « C’était quoi… un truc pour les dents, non ? » lançais-je pas complètement certain de ce que j’avançais. « S’il te plait Becky. » « Mais c’est- » « Un problème avec mon assurance ? » « Non, mais- » « Mais quoi ?! Tu laisses souffrir une gamine qui a mal aux dents uniquement parce que tu connais pas la mère de cette gosse. Ça serait quelqu’un d’autre de cette ville, tu ferais pas tant d’histoire ! » Grinçais-je, rivant mon regard insistant au sien. J’avais horreur de ça. Bon sang, cette femme et cette gamine étaient des êtres humains et Becky les traitait pratiquement comme des personnes dangereuses. C’était de la folie. Les gens étaient de plus en plus narcissiques, égoïste et parano. Dire que cette ville était censée être civilisée. Comparé à ce que j’avais pu voir au Moyen-Orient, il y avait des moments où je préfèrerais presque retourner là-bas, plutôt que de voir la débilité de certaines personnes. Finalement, elle vient à me donner plusieurs médicaments pour la jeune femme. Je réglais rapidement la note et prit les deux sachets sur le comptoir, lorsqu’elle se lança.

« ça te dirait d’aller boire un verre. Ça fait longtemps- »

« Désolé mais j’ai déjà un rendez-vous. Angie est rentrée. Tu te souviens d’elle ?! Ma femme ! » Lançais-je, juste pour lui fermer le clapet. Certes, c’était un petit mensonge. Pas complètement, puisqu’Angie était effectivement rentrée. Quant au fait qu’elle était ma femme, j’avais juste évité de mentionné notre divorce. C’était qu’un détail et puis honnêtement Becky avait le chic pour me taper sur le système, bien que je tentais toujours de rester courtois et aimable un strict minimum. Mes paquets dans les mains, je pris la sortie de la pharmacie sans jeter un regard de plus à Becky. Les portes coulissantes s’ouvrant devant moi, je débouchais sur le trottoir. Mon regard balaie cette rue que je côtoie depuis mon enfance lorsque la poussette que j’avais vu quelques minutes plutôt attire mon attention. D’un pas un peu chancelant et boitant légèrement du à ma blessure, je me dirige vers le banc où est installé la jeune femme. J’hésite un peu car je vais certainement encore être reçu avec perte et fracas. D’ailleurs j’imagine sans mal ce qu’elle va penser de mon initiative. Je prends toutefois une profonde inspiration avant de me lancer.

« Excusez-moi, madame. » déclarais-je avec ce ton respectueux comme tout militaire. « Je pense que ça vous appartiens. » continuais-je avec plus de douceur. « Pour la petite. »

J’avais certainement été maladroit dans la pharmacie et mon geste pouvait une fois de plus être mal interpréter mais, n’étions-nous pas censé nous entraider ? J’avais des tas de défauts et bien des personnes pourraient les énumérer mais venir en aide lorsque j’en ai la possibilité, c’est moi. Je ne recule pas devant l’adversité. Jamais. Enfin sauf lorsque l’adversaire s’appelait Angie Burgham. Là c’était un autre combat qui s’engageait. Et ce qui était primordial à cet instant, c’était de soulager cette petite fille. Observant la jeune mère et sa fille, je poursuivis. « Je m’appelle Camden. » Ainsi, elle pouvait dorénavant m’envoyer paître ou simplement se calmer et me laisser l’aider. Et pour commencer, me donner son identité. Après ça, peut-être que les choses pourraient s’apaiser. Elle n’avait pas l’air méchante. Juste désemparée, perdue et exténuée. Elevée une enfant, ça n’avait rien de facile mais si en plus, elle était malade ou fatiguée, il n’était pas rare de voir des parents s’emporter dans un moment d’impulsivité. Je gardais alors mon calme sans pour autant m’installer à son coté. C’était une question de respect et puis je n’y avais pas été invité. Encore un point rigoureux que l’on retrouve essentiellement chez les militaires.



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MessageSujet: Re: « I have a dream » ♥ SUNNY   Lun 9 Mai - 22:07

Personne ne me connaissait ici, personne ne me faisait confiance! Dans un sens cela devrait me faire plaisir, personne ne connait mon passé. Et c'est quelque chose de formidable car je ne suis plus la pauvre petite fille, celle que tout le monde plaignait à cause de l'alcoolisme de sa mère. Je ne suis qu'une jeune mère célibataire et heureuse. Enfin tant que ma fille va bien, je suis heureuse!!! Aujourd'hui et depuis la veille, Krystal a très mal au dents, ou aux gencives pour être plus exacte. Et oui, les premières dents commencent à pousser. J'ai de quoi lui faire passer la fièvre, de qui mordre pour que ses petites quenottes sortent plus rapidement mais il me manque ses anti-douleurs. Quelque chose qui pourrait la faire arrêter de brailler. Généralement, je ne m'emportes pas du tout mais là, depuis hier soir, elle ne cesse de pleurer, rien ne la fait se calmer. Je la berce, je lui chante des berceuses, je la promène à bras, je la fais prendre l'air frais, je ne sais plus quoi faire! Je me sens tellement incapable, je ne sais vraiment pas que faire pour que ma fille aille mieux. Je n'aime pas la voir pleurer, la voir se tordre de douleur. Que je me décide ce matin à aller faire un tour à la pharmacie la plus proche, sans en parler à Noam, bien sur, je ne veux pas l'ennuyer ni lui faire comprendre que j'ai de gros soucis financiers!

Une fois à la pharmacie c'est la catastrophe. Je me prends la tête avec la pharmacienne, puis avec un type qui semblait pourtant très gentil. Mais certes un peu trop direct. Ma fille va mal, et le fait de voir un inconnu lui parler, la regarder, ne me plait pas. Ce n'est pas de ma faute si je suis bien trop protectrice avec mon petit ange. Je sais que je devrais la laisser un peu plus respirer mais j'y arrive pas. Je sors de la pharmacie, tentant difficilement de ne pas me mettre, moi aussi, à pleurer! Je m'assis sur le banc placé juste à l'entrée pour reprendre mes esprits, pour essayer de reprendre mes esprits avant d'aller parler à Noam. Je trouve déjà qu'il en fait bien assez pour moi, mais je vais devoir lui en parler, je suis obligée. La petite ne cesse de pleurer, je la prend donc contre moi, je la serre et vient lui chanter, doucement, une berceuse à l'oreille. Généralement, depuis qu'elle est toute petite cela fonctionne mais pas aujourd'hui. Je suis bien naïve d'avoir espérer que cela changerait quoique ce soit!

Mais alors que je tente vainement de faire arrêter de pleurer ma chère petite Krystal, le mec de la pharmacie revient à l'attaque. Je l'entends me parler, doucement, comme si il s'attendait déjà à ma réaction. Je lève donc le regard en disant:


Qu'est ce que vous cher....

Lorsque mon regard se retrouva au niveau de ses mains, je vis directement ce sac en papier qu'il me tendait. Je savais éperdument ce qui s'y trouvait. Je n'étais pas bête! Quoique vu la manière dont je l'ai traité, je me sentais mal. Je reposais la petite dans sa poussette, le temps de prendre ce sachet, je ne lâchais pas encore un sourire, il me fallait le temps de comprendre ce qu'il se passait. Et puis ma première réaction, fut d'ouvrir la boite qui s'y trouvait et de parcourir la notice... C'était une sorte de sirop, avec une seringue sans aiguilles pour avoir facile à lui donner cette mixture. Je préparais donc ceci, prenant la dose indiquée par rapport à son poids... Puis je lui mis dans la bouche, en lui souriant pour la détendre... Je ne pensais plus qu'à ma fille jusqu'au moment où le jeune homme se présenta... Je fini donc de donner ce médicament à mon petit ange, puis je la repris dans mes bras en disant à Camden:

Excusez moi, non seulement je manque de tact mais en plus de politesse...

Je tapotais la place à mes côtés pour lui montrer que j'aimerais qu'il s'y assoie.. Puis je lui dis, tentant de sourire malgré la fatigue et ma fille qui ne se calme pas encore:


Moi, c'est Sunny et voici Krystal... Je vous remercie pour elle, vous êtes mon sauveur sur ce coup là...

Sans y penser, je me balançais légèrement, chantonnant une chanson douce pour qu'elle se calme... Et ce n'est qu'au bout de quelques minutes que enfin, ses pleurs cessèrent. Je crois que c'était plus parce que je m'étais enfin calmée que parce que le sirop faisait déjà effet. En tout cas, elle se calmait et cela faisait du bien à mes oreilles mais surtout à mon coeur de maman! Je souriais alors de plus belle à ce jeune homme assis à mes côtés et je lui dis:

Merci... Et je m'excuse pour tout à l'heure!
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MessageSujet: Re: « I have a dream » ♥ SUNNY   Jeu 12 Mai - 0:11



BIENVENUE A HOPE MILLS. Cette pancarte, je passe devant chaque jour en rentrant de la base. Chaque je redécouvre d’une nouvelle façon, la ville où j’ai grandi. Bien qu’au cours de ses dernières années, je sois régulièrement revenu me ressourcer ici, aujourd’hui j’éprouve cette étrange impression de revivre ici. Ça me ramène dans un passé calme, paisible et où j’ai vécu des moments heureux. Y songer se résume en grande partie à Angie. A mes amis. J’omets facilement mon enfance difficile et l’histoire de mes parents. Je reste principalement focalisée sur Angie et la bande Evans-Tanner. C’est ce qui résume en grande partie ma vie. Je les ai tous côtoyé, j’ai appris à tous les appréciés, chacun à leur façon. Ils n’ont rien de biens différents des autres habitants de cette ville, si ça n’est cette unité qu’ils forment lorsqu’ils sont ensemble. Quelque chose de vraiment unique et puissant s’échappe de leur amitié. Et quelque part, ça me rappelle ce que j’ai connu avec mon unité. Aujourd’hui, je dois me faire à l’idée que ça appartient au passé. Que j’ai une nouvelle assignation agrémenté d’une promotion que Mack se fait un plaisir de me rappeler au quotidien. Au milieu de la pharmacie. Becky. Sa réaction, il ne m’en faut pas plus pour intervenir. J’ai horreur de ça. Ce manque d’humanité me rend malade. Cette gamine n’a pas demandé à souffrir. Cette jeune femme semble faire de son mieux pour joindre les deux bouts et tenter d’apporter son maximum à sa fille. Et parce qu’elle est nouvelle en ville, certaines personnes se permettent de juger sans savoir. De décider qui a le droit à des soins. Pourquoi elle et pas une autre. Ça me met hors de moi et Becky semble bien l’avoir compris à travers ma réaction et le ton que j’emploie à son encontre.

Bien que le temps se soit arrangé ces derniers jours, l’humidité contenue dans l’air n’arrange pas mes douleurs. Ma jambe a du mal à suivre le rythme. La douleur se propage de façon lancinante et continue. Je prends alors sur moi, tout en cherchant des yeux la jeune femme. Je reste persuadé qu’elle ne doit pas être bien loin. Mon sens de l’observation – aiguisé par des années militaire – m’aide bien vite à la localiser et, comme de bien entendu je m’attends déjà à l’entendre s’emporter envers moi, une seconde fois. C’est pourquoi, je lui tends bien vite le sachet pour sa fille avant de lui expliquer ce pour quoi, j’étais là.

Je m’y étais mal prit dans la pharmacie, c’était certain. Je n’avais pas cherché une tel réaction chez elle. Juste à l’aider et je m’étais pris une bonne claque dans la gueule, j’devais au moins l’admettre. Toutefois, devant mon geste elle sembla parvenir à retrouver son calme après un moment. J’en viens alors à me présenter tandis qu’elle se confond en excuse. Je lui souris doucement alors qu’elle m’invite à s’assoir sur la banc près d’elle.

« Vous aviez une bonne raison d’être sur les nerfs. » lui indiquais-je la petite poupée qu’elle tenait dans ses bras. Elle m’offrit alors cet étrange sourire alors qu’elle se présente.

« Enchantés Miss Sunny et Krystal. » Les remerciements, les félicitations, j’avais toujours un certain mal avec ça. La reconnaissance, certaines personnes la cherchaient toute leur vie. D’autres n’aimaient pas se retrouver au centre de l’attention et c’était mon cas. Etre qualifié de héros, j’en avais horreur. J’étais un militaire comme des millions à travers ce monde. Pourquoi devait-on être distingué ? J’étais un homme malgré mon dévouement. C’était tout. Enfin, peut être que je ne serais jamais un Marines comme les autres. Ou bien est-ce ma nouvelle situation qui m’avait plus ou moins conduit à voir les choses sous un autre angle. Je ne pus m’empêcher de rire doucement à l’étiquette de sauveur qu’elle me mettait. « J’irais pas jusque-là mais quand j’ai l’occasion de pouvoir aider… je le fais. » Ce que tout être humain devrait faire à vrai dire. Sauf que dans l’économie actuelle et les ‘crises’ dénoncés par les journalistes, être humain se faisait de plus en plus rare. La bonté disparaissait pour inculquer la paranoïa. C’était de la folie.

Les observant toutes les deux, je souris en distinguant cette osmose entre elle. La façon dont Krystal se détendait au contact de Sunny. Ce lien si naturel et magnifique à mes yeux n’en ressortait que plus immense. Aurais-je pu être témoin d’un tel moment entre Angie et notre enfant, si elle avait dit oui ? Cette question, je crois que je me la poserais jusqu’à la fin de ma vie. C’est seulement après plusieurs secondes que je sortis de ma rêverie et qu’elle s’excusait et me remerciait une fois de plus.

« [color=steelblue]Vous venez d’arriver en ville non ? » arquais-je un sourcil avant de poursuivre sans lui laisser le temps de répondre. « Lorsque vous irez dans un endroit comme la pharmacie, l’hôpital ou peu importe… Dites-leur que c’est Camden Donnelly qui vous envoie. » la fixais-je un instant. « N’imaginez pas que c’est de la charité. Hope Mills est une ville où certains habitants sont un brin parano et réticent. Donnez simplement mon nom et vous verrez qu’ils vous regarderont différemment… connaitre des personnes qui ont grandi ici, ça peut aider parfois. » assurais-je avec un sourire rassurant et tranquille avant d’oser glisser un doigt sur la joue de la petite fille dont les pleurs s’étaient arrêté quelques minutes plus tôt. « Vous connaissez d’autres personnes ici ? »


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MessageSujet: Re: « I have a dream » ♥ SUNNY   Sam 14 Mai - 21:08

Ma fille qui pleurait, cette femme qui me prenait la tête, je crois que le tout rassembler, j'ai été bien trop sèche avec le jeune homme dans la pharmacie. Il est là, devant moi et m'apporte le médicament dont j'ai besoin pour la petite. C'est vraiment quelqu'un de bien et je m'en veux tellement de lui avoir parlé ainsi. Enfin, c'est pas non plus tous les jours qu'on tombe sur des mecs qui n'ont pas d'arrières pensées et qui sont sincères. Comment je sais qu'il est sincère et que ce n'est pas qu'un stupide moyen de me draguer? Je le vois à son regard. Il est gentil et vraiment attristé par les pleurs de ma fille. Je le remercie et me confond en excuses, je lui en dois bien, vous ne croyez pas?

Il me fit remarquer que j'avais de quoi être sur les nerfs. Oui, je le sais mais ce n'était pas une raison pour lui crier dessus. Rien n'était de sa faute et cela quelque soit ses intentions de toute façon. Je dois apprendre à me contrôler sinon un jour, je risque d'en recevoir les conséquences! On se présente et encore et encore je le remercie. L'appelant même mon sauveur, mais c'est bien ce qu'il est non? A mes yeux en tout cas oui! Malgré le fait que je le pensais réellement, ce terme semblait le gêner plus qu'autre chose! Je souriais à sa manière d'être humble et modeste. Pas la peine, je resterai sur mes positions. N'importe quel autre mec, si je lui avais parlé de cette infâme manière de surplus, m'aurais laissé dans la merde. Généralement les gens ne pensent qu'à leur petite personne, ils ne voient pas plus loin que le bout de leur nez. Pour une fois que je tombe sur quelqu'un d'ouvert et de généreux, je ne peux pas faire autrement que de le remercier... Plus ça avançait, plus la petite se calmait, elle cessait de gigoter dans mes bras! Elle se calmait et je me calmais par la même occasion. Cela me faisait du bien, un peu de calme, un instant sans ses pleurs incessants! Je regardais le jeune homme et lui demanda:

Vous avez des enfants? Je ne crois pas sinon vous auriez compris à quel point ce que vous avez fait pour moi était héroïque...

Je vis directement à son regard que cela semblait soit le gêner encore plus soit lui paraitre un peu de trop. Je serrais alors ma petite puce et je lui dis après avoir posé un baiser sur le petit front de ma princesse:

Elle n'a pas cessé une seule seconde depuis hier soir de pleurer. Elle me déchirait le cœur, je me sentais tellement impuissante... Et je ne pouvais rien y faire!!! Alors oui, cet acte qui vous semble banal à moi semble un exploit! Je ne connais aucune autre personne qui aurait acheté un médicament par simple gentillesse! Vous êtes une espèce en voix d'extinction!

J'émis un léger rire. C'est exactement ce que je pense de lui, c'est quelqu'un de trop gentil, de trop vrai, cela ne se trouve plus que très rarement des hommes comme lui! Je lui fis signe de s'assoir à nos côtés, ce qu'il fit directement.. Je remarquais bien vite sa jambe qui lui faisait mal, cela semblait le faire souffrir. Mais je n'osais pas lui demander ce qu'il avait eu, cela pouvait être personnel. Je ne sais que trop bien qu'il vaut mieux se taire que de poser les mauvaises questions! Il me demandais si je venais d'arriver en ville, je lui fais un signe positif de la tête alors que ma chère petite me pris le doigt de sa petite main. Elle essayait d'ailleurs de la mettre dans sa bouche. Et cela comme à son habitude, pour calmer sa douleur lancinante! Il me donna alors un conseil que je suivrai à l'avenir, je lui souris mais un vrai sourire, un sourire de remerciements, de gentillesse!

Encore merci! vous trouvez toujours que vous ne méritez pas le surnom de sauveur? Et même si c'était de la charité, je vous en remercierait encore et toujours! Par contre, oui, j'ai remarqué à quel point les gens sont ici paranos. Ils me regardent tous comme si j'étais une extra terrestre ou pire!

Il caressa gentillement la joue de Krystal. Et comme, je le disais plus tôt, comme à son habitude, elle lui prit le doigt et tenta de le mettre en bouche. Je sourie à la scène et dis:

Si vous lui laissez votre doigt, vous risquez de le retrouver noyer dans trois tonnes de bave.

Mais voilà qu'il me demande si je connaissais quelqu'un dans cette ville. Je soupira légèrement puis je répondis:

J'ai un ami très proche, qui m'héberge d'ailleurs pour le moment. Je ne sais pas si vous le connaissez, Noam Tanner! Sinon, non, je ne connais pas grand monde sauf de vue ou de on dit mais je ne suis pas du genre à y faire attention!

Je ne citerai pas le nom de Blake, je préfère me taire! Et non, je n'aime pas les commérages, quoique je devrais peut être les écouter quelques fois. On risque bien de me prendre en grippe et de parler de moi. Il faut déjà voir les regards noirs que je reçois lorsque je sors de chez Noam! Il risque d'en avoir des ennuis à cause de moi!
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MessageSujet: Re: « I have a dream » ♥ SUNNY   Lun 16 Mai - 17:12


Depuis la tempête, qui avait quelques dégâts à droite et à gauche, je ne peux pas dire que ma situation avec Angie ait évolué. A vrai dire, j’essaie de ne pas me faire de faux espoirs. Qu’un jour on soit autre chose qu’ex-mari et ex-femme pour l’autre. Au fond de moi, je crois qu’elle sait déjà que notre relation ne pourra jamais en rester à ce stade qu’elle le veuille ou non. Je suppose qu’avec tout ce qui s’est passé, elle a d’autre chose à l’esprit. Comme faire sortir son père du trou où il doit surement se planquer. J’étais persuadé qu’il était avec la mère d’Angie mais ça, je ne pouvais le lui dire sans déclencher une guerre entre nous. Qu’est ce que ça pourrait bien faire que son père ait retrouvé sa mère ? D’autant plus s’ils s’aiment. L’abandon de sa mère n’a rien à voir avec leur histoire d’amour. Sauf que c’était mal barré avec Angie. Elle aurait des milliers de questions et rien n’assurait qu’elle aimerait les réponses fournies. J’aurais pu aller la dénicher pour tenter de lui remettre les idées en place mais j’hésitais. Pourquoi m’écouterait-elle ?

Je sortis de mes réflexions devant ce bout de chou et cette femme dont le désespoir était poignant. J’ai toujours eu pour habitude d’aider lorsque j’en avais l’occasion. Ne faisant pas exception à la règle, j’avais fait ce qui m’avait semblé juste. Après quelques mots et présentation, elle s’excusa une fois de plus avant de décrire mon geste d’héroïque. Elle ne savait rien de moi. Absolument rien et pour elle, j’étais un héros. A sa question, un malaise s’empara de moi. Dans d’autres circonstances, si la vie avait tournée d’une autre façon, peut être en effet que j’aurais des enfants. Mais ça n’était pas le cas. Je restais alors silencieux tandis qu’elle reprenait me parlant de sa puce et du fait qu’elle trouve que je sois une espèce en voie d’extinction. Elle était nouvelle en ville et ça s’expliquait clairement.

« Acheter un médicament, ne fait pas de moi un héros vous savez. » soufflais-je alors que c’était d’autres souvenir bien plus sombre qui m’envahissait et machinalement ma main se porta à ma jambe. Beaucoup de monde ignorait ce que j’avais pu endurer. Mes problèmes de santé. Les précautions que je devais prendre. Ma jambe, la balafre qui recouvre mon torse, les cicatrices dues aux balles que j’ai pu prendre, sont les preuves que je suis loin d’être le bon samaritain qu’elle s’imagine. J’ai du sang sur les mains. Tout le monde n’est pas prêt à supporter ça. Le suis-je ? « Je suis certain que d’autres personnes auraient pu faire la même chose. La différence, c’est que j’étais au bon moment… question de timing. » prétextais-je en songeant qu’un bon nombre de personnes auraient certainement pu lui venir en aide.

M’installant à ses côtés, je lui posais quelques questions et me répondant par l’affirmative, ce que je n’avais aucun mal à soupçonner en vérité. Les gens ne débarquaient pas dans cette ville en masse, alors forcément lorsqu’une nouvelle tête croisait mon regard, je ne pouvais que la remarquer. J’ai grandi dans ces rues, il y a des choses qu’on remarque au premier coup d’œil. Tandis que je lui donnais quelques conseils pour mieux se faire accepter des habitants et que cette méfiance soit mise de côté, elle me sourit, me remerciant une fois de plus.

« Disons que lorsqu’ils voient une mère célibataire débarquer… je crois qu’ils s’attendent au pire… même s’ils ne connaitront jamais le pire… » Finis-je dans un murmure, me rappelant certains de ses enfants qui grandissent sans parents parce qu’ils ont été victime d’une bombe. C’était ce genre de souvenirs qui ne me quittait pas vraiment. On ne pouvait pas fuir son passé, on devait l’accepter et tourner la page pour tenter de se construire un futur.

Ma main remonte à la joue de la petite Krystal et bien vite, cette dernière attrape mon doigt pour le porter à sa bouche. Je souris spontanément à la jeune femme à sa remarque.

« Tout comme vous, je crois que j’préfère la bave à ses pleurs. C’est un mauvais moment à passer… je présume. » Penchais-je la tête sur les côtés. Je ne pouvais pas lui dire que j’en rêvais. D’avoir un petit bout comme ça. Une petite fille. La réplique parfaite d’Angie. C’était fou. Être père ne m’inquiétais pas. Avoir un enfant non plus. Mais avoir un enfant de quelqu’un d’autre qu’Angie, je crois que je n’aurais pas la même réaction. Je me pinçais les lèvres après lui avoir demandé si elle connaissait du monde ici. Je relevais les yeux vers elle, j’aurais du m’en douter.

« Il aurait fallu être sourd, muet et aveugle pour que je ne connaisse pas Noam. » enchainais-je après avoir récupéré mon doigt. « C’est un ami et… l’ex petit ami de la meilleure amie de ma fe- ex-femme… tout le monde connait Noam. Meilleur mécano de la ville et excellent sportif. Un des mecs les plus abordable et qui ne se prend pas la grosse tête…c’est quelqu’un de bien. » J’omettais de parler de leur bande, de Lynn. Ça jetterait un froid. Et puis, ça faisait un moment que je ne l’avais pas vu, ni même que je sois allé sur la tombe de Lynn. Peut être parce que j’éprouve une certaine crainte. La dernière fois que j’ai mis les pieds au cimetière c’était pour y récupérer Angie couverte de boue et qui n’arrêtait pas de trébucher. Mais Lynn méritait bien qu’on s’attarde un moment vers elle.

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MessageSujet: Re: « I have a dream » ♥ SUNNY   Ven 3 Juin - 19:13

Je sens bien ce malaise qui nait entre nous deux, j'ai dis une bêtise et j'essaye de vite la réparer en continuant ma phrase. Il n'a pas d'enfants, cela je m'en doutais mais à sa réaction, il a du en perdre un ou avoir une envie folle d'en avoir. Enfin soit, je préfère passer à autre chose. Alors autre chose qui fout un malaise entre nous: il ne semble pas accepter d'être quelqu'un de bien, ni un héros à mes yeux. Il me le répète encore une fois lorsqu'il me dit que le fait d'acheter un médoc ne faisait pas de lui un héros. Alors même si j'ai envie de relever, de lui faire comprendre qu'il se méprends, je me contente de lui sourire! Il n'a pas une grande estime de lui et cela me fait du mal. Vous me direz, je ne le connais que depuis quelques minutes et m'a déjà vu dans mon plus mauvais jour... Mais ce qu'il a fait malgré ce qu'il pense, peu de personne l'aurait fait... Je sais de quoi je parle! J'ai déjà assez souffert du regard des autres. Généralement, lorsque les gens me voyaient dans cet état, ils s'imaginaient le pire. Genre " pauvre petite, elle doit en baver avec sa mère ". Vous ne croyez quand même pas qu'être mère célibataire, sans un sous est facile tous les jours? On m'a envoyé combien de fois les assistantes sociales? Pourtant, je ne suis pas une mauvaise mère, ma fille a toujours de quoi manger, de quoi se changer, elle est propre, elle a des vêtements propres lorsqu'elle en a besoin et je l'aime et la chouchoute peut être plus que je ne devrais... Mais revenons en à ce jeune homme bien trop modeste à mon goût!

Je le vois encore et encore poser la main sur sa jambe. Il doit en souffrir car non, je ne suis pas idiote, j'ai bien remarqué le fait qu'il boite ou le fait que cela lui fasse mal. Mais je ne relève pas, si un jour, on se revoit et il veut m'en parler, je suis prête à écouter mais ce n'est pas à moi, de lui poser la question, je trouve que cela serait mal venu... Je sourie à sa modestie et fini par lui dire:

Ok ne parlons plus de ce que vous avez fait pour moi! Je laisse tomber... Si vous acceptez que je vous paie un café!

Encore et encore, il me prouve que j'avais raison de dire de lui tout le bien du monde. C'est vraiment un homme gentil et qui aime son prochain. Il a bien vite remarqué que je n'étais pas de la ville. Il faut dire que dans Hope Mills, tous le monde semble se connaitre. Je me sens même d'ailleurs quelques fois dans un remake des feux de l'amour. Tout le monde se connait, à ses secrets, à quelque chose à dire sur les autres, ... Mais sa phrase suivante, sur le pire, me fait penser que lui a déjà du tomber bien bas. Je pose une main sur son bras, une main amicale, n'y voyez rien de mal! Il m'a aidé, j'aimerais tellement pouvoir faire quelque chose pour lui à mon tour. Surtout depuis que ma petite puce ne pleure plus, depuis qu'elle a enfin repris un visage normal et non déformé par la douleur. Mais je ne relèverai pas sa dernière phrase, pas de suite en tout cas... Je me contentais de lui répondre au reste:

J'imagine ce que la majorité doivent dire sur moi. Mais bon, je m'en fous, le plus important pour moi est le bonheur de ma fille. Et débarquer à Hope Mills est la meilleure chose qui pourrait lui arriver!

Tout simplement car son parrain et son père se trouvait dans cette ville. Aucun des deux ne connaissait réellement la participation de l'autre à la vie de la petite Krystal mais cela ne devrait pas durer dans une ville telle que Hope Mills. Surtout que inconsciemment, je cherche à ce que la vérité se sache, et cela que ce soit de la bouche de n'importe qui. J'en aie parlé dans le bar appartenant à Charly, c'est bien la preuve non? Je sourie à le voir caresser la joue de ma fille. Il est si doux avec les enfants, mais pour détendre l’atmosphère, je lui parle de bave ... A sa phrase, je sourie, je regarde ma fille d'un oeil attendri et je lui dis:

Bien sur que je préfère cela!

Car pour moi, voir sourire ma fille est le plus beau cadeau que la vie puisse m'offrir. Lorsqu'ensuite, il me demande si je connais quelqu'un dans la ville, je lui parles bien sur de mon meilleur ami, de Noam! Je rigole de sa réponse. Et bien dit donc, je ne savais pas que mon cher Tanner était si connu que cela! Je souriais alors et dis sans penser à mal:

Si vous le connaissez aussi bien que cela, faudra que vous me parliez de lui lorsqu'il était jeune... Et que plus tard, vous parliez de lui à Krystal. Elle serait vraiment heureuse de cela, j'en suis sure...

Mais au sujet de son ex femme, je ne sais pas si je fais bien mais je me permets de relever la discussion. Si il ne veut pas en parler plus que cela, il n'aura qu'à le dire et je me tairai...

C'est pour votre ex femme que vous parliez de pire tout à l'heure? Vous semblez encore fort tenir à elle... Enfin excusez moi, je devrais apprendre à me taire!
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MessageSujet: Re: « I have a dream » ♥ SUNNY   Ven 10 Juin - 22:10



Fonder une famille était, je crois, ce qui était à l’origine de la fin de mon mariage avec Angie. J’aurais préféré qu’il en soit autrement. Par exemple que nos sentiments l’un pour l’autre aient finit par s’estomper. Ça nous aurait surement rendu service. Ce qui n’est pas le cas et rend mes retours ici, plus difficile car je prends le risque de la croiser très souvent. Peut-être aussi est-ce pour ça, que je tiens à rentrer si souvent. Le besoin de la voir, de la savoir saine et sauve. Mais c’était également s’accorder une souffrance sans fin car il se pouvait qu’elle rencontre quelqu’un. Qu’elle refasse sa vie. Cette idée me turlupinait et avait souvent pour effet de me foutre sur les nerfs. C’était dingue comme une simple pensée parasite pouvait vous mettre dans un état effroyable. Bon sang, j’étais militaire. Savoir se maîtriser était la base de l’enseignement militaire. Je reporte alors mon attention sur la jeune femme qui me qualifie de héros. C’est bien ce que je déteste le plus dans mon métier. Qu’on m’identifie tel l’un de ses héros comme on voit dans les films. Sauf que la vie de militaire ne ressemblait pas à l’image que les médias en donnaient. Elle n’avait rien de glorifiant. C’était ma vocation, je l’admettais. J’étais un bon élément et avais mené un tas de missions réussite à la clé. Mais on oubliait trop souvent qu’être militaire, c’était mettre sa vie de côté pour sa patrie. Se sacrifier. Et parfois, prendre des décisions cruciales et abominables afin de mener une mission à bien et sauver quelques personnes. Dans tout ça, c’était bien ce qui me rebutait. Alors que Sunny me voit comme l’un de ses héros ça me dérangeait. C’était même pire, parce que je n’avais rien fait d’autre que de payer un médicament. Un simple médicament.

Portant ma main à ma jambe, il m’est parfois bien difficile de camoufler la souffrance que j’éprouve. Etre Marines ne fait pas de moi un surhomme. La souffrance physique, je la connaissais sous bien des formes. Accident, entrainement intensif, missions qui se terminent avec des soins en urgences. A vrai dire, j’avais donné pas mal de moi durant ces dernières années. La dernière ayant été la pire de mon existence. Bien que j’évite de penser à cette année maudite, il m’est difficile dans faire abstraction alors que je dois vivre avec cette culpabilité d’être l’unique responsable de la mort de mes compagnons d’armes. La souffrance physique me rappellera toujours ceux dont je ne croiserais plus jamais le regard. Et c’était bien l’une des choses les difficile à accepter, d’être celui qui survit.

« Si vous me prenez par les sentiments ! » ajoutais-je avec un sourire complice.

Même si je n’étais pas souvent revenu ces dernières années, du fait de mes missions. Aujourd’hui, c’était complètement différent. Ma vie se stabilisait et je ne risquais pas d’être envoyé sur le terrain. Seulement en exercice et encore. J’étais juste payé pour apprendre à ses jeunes recrues comment devenir de bons soldats. Bien souvent y penser, me rappelait ceux que j’avais perdus durant l’année qui a précédée. Alors venir revivre ici, ça ne m’était pas bien difficile de remarquer une nouvelle tête. Sunny l’était. Déjà parce qu’à la pharmacie on ne lui a pas délivré ce médicament mais en plus parce que l’arrivée d’une mère célibataire à Hope Mills aurait forcément fait du remue-ménage.

« Des mères célibataires vivant ici, c’est pas ce qui manque. » murmurais-je me rappelant alors cette période de mon enfance que, bien souvent, je faisais tout pour oublier. Cette période avait été pénible. Pour ça, il suffisait de voir la relation que j’entretenais avec mes parents. « J’suis sur que cette petite va faire tomber tous les garçons à ses pieds, d’ici quelques années. » ajoutais-je avec un petit rire. Ça me rappelait tant, l’époque où j’avais rencontré Angie pour ne plus la lâcher jusqu’à… en fait je ne lâchais, c’était bien ça le problème. On avait beau être divorcé, je me sentais toujours étroitement lié à elle.

Passant ma main sur la joue de la petite fille qui se calmait progressivement, elle attrape mon doigt pour le porter machinalement à ses lèvres. La remarque de Sunny me fait lentement sourire. Si seulement, elle savait sa chance d’avoir un enfant à aimer. Quand je fais le bilan, j’ai une carrière pratiquement terminée, un mariage brisée et une famille dont je doute avoir un jour la possibilité de fonder. Puisque cette famille, je ne l’imagine qu’avec celle qui a tant tenu à obtenir le divorce.

Evoquant Noam, un sourire apparait spontanément sur mon visage. Comment j’aurais pu ne pas connaitre Tanner. Presque une légende locale à lui tout seul. Enfin quand je pense à lui, à la tempête, mon sourire s’évanouit. Il n’a pas mérité ça. Des types comme lui, je sais qu’ils sont rares mais je sais que le dire ne plait pas forcément. Mais toujours est il que Noam restera mon ami quoi qu’il arrive. Il n’a pas été épargné par la vie et c’est l’image de Lynn qui me revient en mémoire. Cette blondinette infernale qui avait le don de se faire aimer même de la personne la plus aigrie de cette ville. Je me pince alors la lèvre avant de baisser les yeux.

« Bien sur… » marmonnais-je alors, en me convaincant qu’il faudrait qu’un jour je trouve le courage d’aller lui rendre visite à l’hôpital. Car je ne savais pas ce qui se passait dans leur bande mais visiblement quelque chose s’était rompu. Noam était réfléchi, pas le genre à agir sur un coup de tête… du moins sauf lorsque Charly était impliqué. Ce qui m’obligeait à pousser ma réflexion un peu plus loin. « Je suppose que vous êtes au courant de son accident… pendant la tempête. »

Je n’aimais parler de ça. Ça n’était pas la tempête le problème mais le fait de perdre encore une personne à qui je tiens. Bien que j’ignore ce qui s’est réellement produit, ça ne m’empêche pas d’avoir vraiment de la peine de voir mon ami entre la vie et la mort, cloué sur ce lit d’hôpital, comme je l’ai été un an plus tôt.
C’est finalement les mots de Sunny qui me sorte de ma réflexion. Elle change totalement de sujet, pour un autre tout aussi sensible. Je détourne les yeux, les posant sur Krystal un instant.

« Parfois faut savoir laisser partir ceux qu’on aime… même si c’est la chose la plus difficile au monde. » murmurais-je avant de sourire tendrement à la petite fille et de relever les yeux un minute plus tard les yeux vers Sunny. « Vous savez… tout le monde ici est plus ou moins au courant de notre histoire. Meilleurs amis, petits amis puis notre mariage… et le divorce y’a quelques années. Et pour être honnête, je ne sais même pas comment notre mariage a pu fonctionner vu nos choix de carrières totalement contradictoires. »

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MessageSujet: Re: « I have a dream » ♥ SUNNY   Dim 17 Juil - 20:40

J'étais réellement touchée et heureuse que Camden accepte que je lui paie un café que je lui offrit un magnifique sourire. Me faire de nouveaux amis, des gens qui ne me connaissaient pas, était peut être la meilleure chose qu'il puisse m'arriver pour le moment. Je lui demande alors, un peu perdue dans cette ville qui m'est encore inconnue:

Par contre, je vous laisse choisir le lieu, car je ne connais encore rien à cette ville...

Lorsqu'il me répond que des mères célibataires cela ne manque pas ici, je rigole un peu. Je ne peux pas m'en empêcher, il n'a pas dit de conneries. C'est juste que je vais foutre le bordel! Sans le vouloir, sans le faire exprès mais je ne suis pas n'importe quelle femme célibataire ici à Hope Mills, ma fille n'est pas n'importe quelle petite fille de six mois. Et non, c'est la fille de Blake Rivers, le fameux Blake. Je vous promets du remue ménage. Déjà que pour le moment on parle souvent de mon arrivée alors quand ils apprendront la vérité, ça risque de jaser! Mais vu ma réaction, je ne peux pas rester à me taire, je lui lâche alors une connerie du genre:

Je ne suis pas n'importe quelle femme célibataire dans cette ville. N'oublions pas que Noam est le parrain de Krystal...

Lorsqu'il me dit à quel point ma fille va faire des ravages, je lui sourie. C'est vrai qu'elle est magnifique, elle ressemble à son père. Sauf son petit nez qu'elle tient de moi. Sinon c'est tout son père! Je comprends les gens qui imagine qu'elle soit de Noam! D'ailleurs, on en arrive encore à lui après une conversation sur tout et sur rien. Comment ne pas en revenir à lui d'ailleurs alors qu'il est la seule personne qui m'apprécie réellement dans cette petite ville. Il le connait et semble bien l'aimer, je suis contente, c'est encore une autre bonne chose que je peux dire sur ce jeune homme. Il sait choisir ses amis!

Mais lorsqu'il me parle de son accident, de la tempête, lorsque son sourire s'évanouit aussi facilement, je me sentis d'un coup vaciller. Mon coeur s'emballait, je sentis également les larmes me venir aux yeux, j'aurais su rester sans pleurer, sans montrer mes faiblesses mais pas au sujet de Noam, mon seul véritable ami.

Non je ne suis pas au courant! Au courant de quoi?

J'étais littéralement pendue aux lèvres de camden qui me faisait face... Je me sentais même obligée de me donner des excuses, je continuais donc en disant, la voix tremblante de peur:

Je l'évitais un peu depuis quelques jours... Pour qu'il ne s'inquiète pas pour la petite, pour pas lui mettre d'autres problèmes sur le dos!!!


Je ne pourrais pas supporter qu'il lui arrive quoique ce soit... Je me sentirais responsable, de ne pas l'avoir gardée à la maison cette soirée là, de ne pas m'être inquiétée pour que cela, franchement, quelle amie je suis...

Nous parlons ensuite de sa femme, ou plutôt de son ex femme. Celle qu'il semble encore aimée plus que tout! Je trouve cela triste qu'il ne puisse plus se retrouver à ses côtés, qu'il ne puisse plus lui dire à quel point il l'aime toujours. Il me fait penser en quelque sorte à Noam, il a ce désespoir au fond des yeux lorsqu'il parle de cette femme qu'il aime tant. Je me souviendrai toujours de notre rencontre avec mon meilleur ami, de cette tristesse lorsqu'il évoquait Charly ou même lorsqu'il ne faisait que penser à elle. Je lui dis alors, sure de moi, posant ma main sur son bras ( et oui, je suis fort tactile que voulez-vous! ) :

Qui connait le futur? Qui sait que vous ne pourrez pas, un jour, vous retrouvez tous les deux. Ne baissez pas les bras! Quel est votre métier? Si ce n'est pas trop indiscret.
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MessageSujet: Re: « I have a dream » ♥ SUNNY   Lun 18 Juil - 18:38



Elle ne devait pas être réellement consciente de ce qu’impliquait de vivre dans cette ville. Pour ma part, c’était différent puisque j’y avais toujours vécu. Quant à Sunny, je comprenais qu’elle veuille d’une certaine façon me rembourser sa dette. Toutefois, je ne tenais pas précisément à ce que cette histoire fasse le tour de la ville. Après tout, peut-être était-elle ici pour trouver un peu de tranquillité, de stabilité également.

« C’est pas ce qui manque par ici. Pourquoi pas au Bones. C’est un bar tranquille et y’a cette atmosphère particulière… »

Je ne tenais pas à m’étendre. Je risquais d’y croiser bon nombre de connaissances. Y compris Angie. Avec qui je n’avais plus échangé un mot depuis la tempête. C’était avouer combien je craignais un peu ce moment et aussi pourquoi, j’avais tendance à me terrer à la base plutôt de venir plus souvent en ville.

Songeant aux mères célibataires, le nom de Charly me vient naturellement à l’esprit, elle est l’un parmi tant de celles qui peuplent Hope Mills. Pourtant, je sais qu’il y a des types bien ici. Noam l’est. Je ne connais pas les raisons de leur séparation et j’avoue que la situation a de quoi rendre morose plus d’une personne mais Sunny ne semble pas être le genre à s’apitoyer sur son sort. Elle semble suffisamment forte pour faire face et être capable d’élever elle-même sa fille. Sa remarque me fait doucement sourire.

« Noam, les prend au berceau maintenant ! Sacré nouvelle dis donc ! » Enchainais-je en plaisantant. « Le charme de Tanner a encore fait des ravages ! »

C’était plus facile de plaisanter en pensant à Noam de cette façon. La réalité en parallèle est beaucoup plus difficile à accepter. Je n’ai pas pu parler avec Charly depuis l’accident. J’ai rendu visite à Noam mais le voir dans cet état me tue. Lui, si vivant, toujours partant pour de nouveaux défis. Le voir dans cet état me tue. Si Joyce ne m’avait pas tenu au courant, je n’en aurais rien su. C’est tellement injuste. Lui qui faisait tout pour se raccrocher à la vie, voilà qu’il était dans le coma. Je le savais pour l’avoir vécu, il n’y a rien à faire. Juste attendre et parler à celui ou celle qui est dans cet état. Pour la famille, il n’y a rien de pire. J’imagine facilement que Charly ne veut surtout pas en parler. Lui a-t-elle rendu visite ? Quant aux frères et sœurs… je crois que ça reste le plus difficile. Parce que Noam venait tout juste d’essayer de réunir leur famille.

« Il a été fauché par une voiture durant la tempête. Son état est stable mais inquiétant. Il est dans le coma… » Déglutis-je alors en posant mon regard sur la petite Krystal. Je mis un certain temps avant de relever la tête vers Sunny. Je mentirais en disant que je n’étais pas inquiet pour Noam, car je sais combien il est estimé en ville. Et ça depuis toujours.

« Tel que je connais Noam, il n’aurait jamais pensé ça de vous deux. C’est pas son genre. Noam a toujours eu cet espèce de besoin de venir en aide aux autres parce que ça l’évitait de penser à ses problèmes. Vous n’avez pas à culpabiliser… même si par expérience, je sais que c’est plus facile à dire qu’à faire… »

La conversation déviant sur Angie, je dois admettre que ça ne me plait qu’à moitié. Je déteste parler de moi, de mon passé, de mes sentiments, de mon mariage. Je peux parler de tout, tant que ça reste plus ou moins extérieur à ma vie privée. Mes sentiments pour Angie n’ont de cesse de me tourmenter. Et chaque rendez-vous foireux élaboré avec soin par Caleb m’amène toujours à comparer ce rendez-vous avec Angie. Comme si elle ne pouvait sortir de mon esprit, tant j’ai encore besoin d’elle. Peut-être même pour toujours. J’eus un triste sourire à sa remarque. Angie et moi, étions des opposés dans toutes les formes de l’art et pourtant, on s’aimait. J’avais toujours songé que rien ne se mettrait en travers de notre amour. Avais-je eu tort ?

« Je ne crois pas qu’il s’agisse de volonté. Elle a fait un choix sans même envisager de m’en parler… Si on arrive un jour à se réconcilier, ça ne sera surement pas avant des lustres… » Murmurais-je pensif, à l’idée qu’elle reparte à l’autre bout du monde. « Je suis militaire. Désormais instructeur au camp Lejeune. », expliquais-je alors à la jolie rousse.

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MessageSujet: Re: « I have a dream » ♥ SUNNY   Ven 12 Aoû - 20:39

Au bones! J'ai envie de crier lorsqu'il prononce ce nom. Pourquoi au Bones? Pourquoi pas un autre, moins... Moins ... Enfin je ne peux pas lui refuser quoique ce soit après ce qu'il vient de faire. Donc bien sur, j'accepte de la tête. Tout en faisant tout de même la moue. Je ne peux pas cesser d'imaginer ce que Charly va penser de moi. Elle va vraiment croire que je cours après tous les mecs de la ville. Elle sait surement que j'ai discuté avec son meilleur ami, elle sait aussi que j'habite avec Noam et maintenant Camden. Même si je n'ai aucunes arrières pensées, que je compte juste lui payer un café pour le remercier, j'ai vraiment peur qu'elle chauffe à imaginer n'importe quoi! Mais je lui dis gentillement!

Ok va pour le Bones! J'y aie déjà été deux fois et il est vrai que le bar est génial!

Je ne mens pas en disant cela, c'est juste la patronne qui ne me simplifie pas la tâche. Enfin passons. Je ne vais pas me cacher et ne pas me faire des amis juste pour plaire aux gens de cette ville. Ca serait bête et pas du tout dans mon caractère. Je suis plutôt sociale, je parle facilement et généralement je m'entends avec tout le monde mais j'ai réellement l'impression que cela ne sera pas du tout la même chose à Hope Mills.

Je rigole à sa phrase sur les prendre au berceau. Je n'en reviens pas d'avoir trouvé une seule personne qui arrive à me faire retrouver le sourire, le réel sourire. Je veux dire à part Noam bien sur. Mais lui, il est au dessus de tous les autres, il a toujours été la pour moi. Et j'aimerais franchement l'aider avec son ex, celle qu'il aime. Et quand il parle du charme des Tanner, j'éclate littéralement de rire. Non mais franchement lorsque je me souviens de la première fois où j'ai rencontré Noam, je ne dirais pas charmant... Il avait trop bu, il n'était pas dans un état très correct mais j'ai tout de suite eu confiance en lui, je l'ai pris sous mon aile et il a fini par squatter mon canapé pendant quelques temps... Je lui lâche alors:

Désolée, je me rappelais juste de notre rencontre avec Noam... Disons que c'était ... Hummm je ne trouve pas le mot adéquat... Je dirais que c'était folklorique mais merveilleux. C'est un mec génial...

Mais voilà que le cauchemar s'écroule sur moi! la vérité est bien triste, je ne savais même pas qu'il était souffrant, je ne savais pas ce qu'il lui était arrivé alors que je vis avec lui. Je suis vraiment la pire des amies. A force de ne pas vouloir le déranger, je risque de le perdre sans avoir pu lui dire toute la vérité. A quel point, je tiens à lui, à quel point il est proche, plus qu'il ne le croit, de sa filleule, ... J'ai tellement à lui dire. Non, je ne peux pas le perdre, tout se bouscule dans mon esprit, je sens mes tempes taper contre ma peau, mais la seule chose dont je suis sure et certaine c'est que Noam est fort, très fort et qu'il s'en sortira. Il ne peut pas laisser Charly et Noaly seules, il les aime trop que pour les laisser seules...

Je soupire, tente de garder mon calme et je lui dis dès que j'ai repris plus ou moins mes esprits:

Il va s'en sortir! Il a encore trop de choses à faire ici, je le sais, il va s'en sortir.

Je dois lui paraitre trop optimiste mais c'est ma manière à moi de faire face à la situation. Je préfère sourire, faire comme si de rien n'était, murer ma souffrance au fond de moi même plutôt que d'être faible, de pleurer ou même de ne plus espérer. Ne dit-on pas que l'espoir fait vivre? Et bien alors je vivrai centenaire! Je reprends un large sourire et j'ajoute

Oui, c'est ça, il ne peut pas nous laisser. Il aime trop Noaly que pour la laisser tomber. Je sais qu'il sera là pour elle!

Je sais très bien ce qu'il me dit, je sais que Tanner est pas du style à me trouver encombrante et encore moins ma fille mais j'aime pas qu'il se sente obligé de m'aider à tout bout de champs. J'aime pas être un poids pour qui que ce soit. J'ai toujours tout fait pour me débrouiller seule, pour ne pas dépendre de qui que ce soit... Alors c'est pas aujourd'hui que cela commencera. Je dis alors souriante, un sourire de circonstance, un sourire qui est toujours marqué sur mon visage quoiqu'il m'arrive. Je crois que c'est une sorte de masque que je prends bien trop souvent maintenant:

Je crois surtout que Noam a cela dans le sang. Il a le besoin d'aider les autres, il est gentil, bienveillant et beaucoup trop gentil... C'est quelqu'un de formidable!

Mais voilà qu'on parle d'Angie, son ex femme, celle qu'il aime toujours. J'essaye de lui dire ce que je pense. Je ne dis pas que c'est la vérité, que cela marche tout le temps. Mais d'après moi si on se bat pour les gens ou les choses qu'on aime, un jour ou l'autre on les récupère. Il ne faut jamais désespérer. Comme j'ai déjà dis, l'espoir fait vivre et je suis la reine de l'espoir. Il m'explique à quel point leur situation est désespérée. Il m'explique qu'elle a fit un choix qui lui semble impensable. Je me mords alors la lèvre inférieure, je parle encore et toujours trop vite à ce que je vois. je devrais apprendre à me taire à partir de maintenant. Et puis, il me parle de son métier... Militaire! Je comprends maintenant son regard feutré, rempli de visions qui doivent lui être difficile à se souvenir... Enfin quoiqu'il semble de penser de lui c'est quelqu'un de bien...

Je suis vraiment désolée! Je n'aurais pas du parler d'elle... Militaire!?! C'est dur comme métier! Ca doit être très très dur, moi, je ne saurais pas... Même si dans mon métier c'est un peu la guerre à chaque contrat... Je suis organisatrice de soirée!

Si je lui dis cela c'est un peu pour détendre l’atmosphère. Je ne réalise toujours pas ce qu'il m'a dit sur mon meilleur ami, je ne réalise toujours pas très bien que je risque de le perdre et je crois ne pas vouloir savoir tout cela. C'est trop dur!
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MessageSujet: Re: « I have a dream » ♥ SUNNY   Mar 16 Aoû - 1:48



Le Bones est, et sera toujours un endroit particulier pour moi. Tout habitant de cette a forcément fait un détour par ce lieu ou y a vécu quelque chose de particulier. Pour ma part, il était juste impossible qu’il ne fasse pas partie de ces lieux incontournables. Un lent sourire s’étire sur mon visage à sa remarque.

« Oui. Il y a certains évènements auxquels, il faut vraiment assister pour réellement apprécier le cadre du Bones. J’me rappelle avoir vu Noam chanter pour Charly. C’était y’a des années mais c’est le genre d’évènement qui me rappelle toute la beauté de leur histoire… mais y’a eu pire… entendre Joyce chanter lors du karaoké… ça vous tue sur place. » Poursuivis-je en me rappelant le nombre de fois où la bande a empêché Joyce de s’emparer du micro.

L’entendre rire me fait étrangement du bien. Surtout lorsqu’on connait désormais l’état de Noam, j’évite d’y penser. Je préfère me dire qu’il va se réveiller. Néanmoins, j’ai conscience que ce dernier risque bien d’avoir beaucoup de répercussions dans la vie de ceux qu’il aime. Sa relation chaotique avec Charly, sans parler du reste. Elle s’excuse puis me parle de sa rencontre avec Noam, tandis que mon regard se rive au sien.

« Peu de personnes savent la vérité sur lui. Le poids qu’il a sur les épaules. L’importance qu’est la famille pour lui… Comment vous vous êtes rencontrés ? » Demandais-je alors motivé par ma curiosité.

Noam était une vedette au lycée mais il n’était pas que ça. Il était un frère, un petit ami, un ami, un confident. Beaucoup le sous-estime. Beaucoup ne voit en lui que l’adolescent qu’il était. Ils oublient vite le drame qui s’est abattu sur la famille Tanner et la descente aux enfers qu’il a traversé. Je comprends qu’aujourd’hui, il tente de se reconstruire et essaie de faire le moins de vagues possible. Il cherche la stabilité et je pensais réellement qu’il l’avait trouvé auprès de Charly mais visiblement, ils avaient encore des problèmes tous les deux. Si Lynn avait été là, elle aurait réglé ça en deux temps, trois mouvements. Or… l’ange aux boucles blondes n’était plus. Mais elle restait dans les mémoires de chaque habitant qui l’avait rencontré.

Parlant de Noam, je réalise qu’elle ne semble pas au courant des derniers évènements. De son accident et des conséquences pour la santé du jeune Tanner. Je déteste être le mec qui relate les derniers évènements et annonce les mauvaises nouvelles. Pourtant, je le fais parce que Noam est important pour elle. Je peux le sentir à la tendresse qui traverse sa voix lorsqu’elle parle de lui. Je la vois accuser le choc avant de finalement l’entendre soupirer et se contrôler.

« Je l’espère. » murmurais-je pour moi-même, tout en sachant que vu son état, il s’agirait d’un miracle s’il s’en sort sans séquelles importantes. Je reste un instant silencieux alors qu’elle poursuit qu’il se réveillera pour Noaly. Parce qu’il n’abandonnerait jamais sa fille. « j’espère que vous avez raison. Noaly ne sera jamais seule. » Parce Josh, Joyce et les autres seront toujours là pour elle. Ils seront toujours là pour lui parler de ses parents. Dans le fond, je crois que même Charly finira un jour par passer l’éponge sur tout ce qu’elle éprouve vis-à-vis de Noam. Parce que sa fille compte plus que tout au monde. Et être la fille de Noam n’est pas une tare, après tout Noam avait sauvé la vie de Noaly. Rien que pour ça, Charly ne pourrait lui en vouloir très longtemps.

Je souris à ses propos. Noam est… pas un exemple, mais il possède une bonté et donnerait cher pour ses proches. Il a eu le courage de revenir et ça, je trouve que c’est la preuve qu’il est prêt à faire table rase sur le passé pour retrouver ceux qu’il aime.

« Il est plus courageux que certains. Il a eu la force de revenir et d’affronter ses démons. J’espère pour lui que la roue va tourner. » C’était sincère. Noam ne méritait pas le sort qui lui était réservé. Il méritait de trouver son équilibre. De retrouver Charly mais je savais que cette dernière pouvait être sacrément buté, coriace et rancunière.

Quand la conversation dévie sur Angie, le malaise m’envahit. Si tout était plus simple. Si on pouvait se parler sans que le passé interfère. Tout ce que j’aurais souhaité c’était qu’elle me parle avant de décider de divorcer. Je la connaissais suffisamment pour deviner lorsque quelque chose la turlupine. Je lui avais laissé l’occasion de m’expliquer mais son silence avait fini par tout briser. Paradoxalement, je n’arrivais toujours pas à me faire à l’idée que peut être nous n’étions pas fait pour être ensemble. Mais voilà que Sunny s’excuse et semble surprise que je sois militaire. J’esquisse un petit sourire à ses hésitations.

« Vous avez pas à vous excuser. » murmurais-je avant de rajouter. « c’est du passé. » Aujourd’hui, il se consacrait à son boulot, passait du temps avec ses amis et évitait Angie avec une certaine facilité. « Je crois que pour beaucoup d’entre nous, c’est une question de vocation. Et puis j’aime assez faire crapahuter mes bleus dans la boue et leur faire mordre la poussière. C’est l’avant-goût du terrain. » M’expliquais-je sans pour autant lui parler de ses fameuses missions qui me valent bon nombre de cicatrices et blessures qui zèbre mon corps. « Organisatrice de soirée. Waouh… mariage, bar-mitsva, baptême et tout le tralala ? J’me rappelle qu’à mon mariage, on avait mis des semaines pour choisir la couleur des nappes et faire le plan de table ! » ironisais-je en me rappelant ces détails particuliers. Parce qu’on avait refusé d’engager quelqu’un et qu’on voulait quelque chose de simple, sobre et en famille.


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