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 Far away from heart • James & Jules

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MessageSujet: Far away from heart • James & Jules   Mer 14 Sep - 15:17



« Remember Me & You »

Le soleil s'était couché depuis longtemps. Les portes du cimetières étaient déjà fermées quand j'étais arrivée devant. Une prochaine fois grand père. Je n'étais pas venue depuis plusieurs mois. Depuis que j'avais quitté la maison. J'avais l'habitude de parler à sa pierre tombale, comme si il m'écoutait à travers elle. Mais depuis que je m'étais enfuie, je n'osais plus venir lui raconter ma vie. Il aurait été si déçu. J'étais devenue lâche. J'avais laissé ma peur prendre le dessus. Je n'étais rien de plus qu'un point sur cette Terre. Un point inerte sans vie et sans courage. L'espoir s'était envolé quand j'avais perdu cet enfant. Je faisais le calcul dans ma tête. Trois mois. Trois mois que j'avais abandonné James, ne lui donnant plus aucun signe de vie. Je n'avais pas répondu au téléphone. Je l'avais délaissé. Entendre sa voix sur mon répondeur me fendait le cœur. A chaque appel il avait l'air plus triste. Petit à petit les appels s'étaient espacés. Il avait du se lasser de la voix métallique de mon répondeur. J'avais gardé tous ses messages, vocaux ou écrits. Comment aurais-je pu les effacer ? Il m'était impossible d'effacer ce que nous avions d'un simple coup de baguette magique. James avait été mon évidence.

Il était arrivé un matin, ce grand sourire aux lèvres. Un bonjour poli mais distant. Les yeux ailleurs. C'était à peine si il m'avait regardée. Son regard fuyait et ses joues rougissaient quand je lui avais proposé un café. Il avait refusé, s'était simplement concentré sur mon horrible machine. Cet ordinateur avait été le point de départ. Élément perturbateur qui avait transformé ma vie. Il y avait fait entrer James Anderson. J'avais immédiatement fondu sur ce petit côté timide. Il avait suffi d'une heure, de cette heure pour que je sache qu'il était celui qu'il me fallait. Nous n'avions presque pas échangé un mot ce jour là. Sans un mot nous avions entamé notre histoire. Je l'avais brisée à grand fracas. Il n'y avait rien au monde que je regrettais plus que ça. Je ne m'étais jamais pardonnée mon départ.

Tirant ma valise derrière moi, je m'arrêtai à l'hôtel le plus proche. Le carillon se fit entendre quand je poussai la porte battante. Le hall semblait vide. La pendule au dessus du comptoir m'indiqua qu'il était 22h. Une vielle femme aux traits tirés fit son apparition dans la salle. Ses cheveux éparses me firent immédiatement penser à James. Elle semblait tout droit sortie de mes souvenirs. Quelques séances de chimio derrière elle. Sa voix insistante me fit sortir de ma rêverie. "Je vous le répète mademoiselle, nous affichons complet. Ne restez pas plantée là, je ne peux rien pour vous." Elle secoua la tête en me regardant et souffla. Que pouvait-elle imaginer à mon sujet ? Accoudée sur le comptoir elle semblait attendre avec un agacement non dissimulé que je quitte la pièce.

"Je euh... Merci. Au Revoir..."

Je quittais l'hôtel d'un pas rapide. Je ne voulais pas m'attarder près de cette femmes mal-aimable. La maison n'était pas loin. Sans trop savoir pourquoi, je m'y dirigeais. Tout était éteint. Pas de voiture. Aucun signe de vie. James devait être sorti. Depuis mon départ il m'était arrivé plusieurs fois de dormir à la maison quand il n'était pas là. J'avais peur de l'affronter mais j'aimais venir ici, sentir son odeur et partager un peu de sa vie. Je souriais devant le frigo, regardant avec envie les restes de repas qu'il avait laissé. Mais je ne touchais jamais à rien. Il ne savait pas que je rentrais quand il n'était pas là. J'allais enfouir ma tête dans son oreiller mais la retirait avant que mes larmes ne roulent dessus. Ce soir il n'était pas là et je n'avais pas de chambre d'hôtel. Je fouillais dans mes poches pour sortir mon trousseau de clés. Je ne lui avais jamais rendu. L'espoir d'avoir un jour la force de rentrer. J'actionnais l'interrupteur de l'entrée, une lumière vive envahit la pièce. Je parcourus la maison et ouvrit les placards. Le mien était toujours plein à craquer de toutes les affaires que j'avais laissé là. Mon regard s'arrêta sur la table de nuit ou trônait une vieille photo de nous. Un sourire triste alluma mon visage. Je quittai la chambre et fermai la porte derrière moi. Des traces de pas humide traversaient le couloir, de la salle de bain à la chambre. J'entrai dans la salle de bain. Sa serviette n'était pas sèche. Ces indices témoignaient du fait que James n'était pas parti longtemps avant.

Si il était parti il y a peu alors il ne rentrerait surement pas tout de suite. Il passerait certainement la nuit ailleurs. J'avais la maison pour moi. Je posais mes chaussures dans l'entrée et emmenait ma valise dans le salon. J'investis le canapé. Je ne me changeais pas. Je dormirai habillée cette nuit, pour partir au plus tôt le lendemain matin. J'allumais une petite lampe d'appoint et la télé, dont je baissais le son presque au maximum. Les images défilaient devant mes yeux dans un quasi silence. Je m'allongeais, les yeux rivés sur le petit écran. C'était une émission idiote dont je n'aimais pas le présentateur. Mais peu importait. J'avais au moins l'impression que quelqu'un me tenait compagnie. Même si ce n'était qu'un présentateur télé, de l'autre côté de l'écran et même pas en direct. Mes yeux s'alourdirent. Je m'endormis tandis que passait à l'écran une publicité pour un site de rencontre.
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MessageSujet: Re: Far away from heart • James & Jules   Mer 28 Sep - 9:50

Dire que Jules me manquait était un euphémisme. Depuis son départ, pas une seule journée ne s'écoulait sans que mes pensées ne se tournent vers elle, sans que je m'interroge sur l'endroit où elle se trouvait, ce qu'elle faisait, et surtout avec qui. Une part de moi aimait à croire qu'elle était toujours dans le coin, qu'elle ne m'avait pas oublié et surtout, qu'elle me reviendrait. Oui, j'avais envie d'y croire. Car s'il y avait bien une chose dont j'étais certain, c'était bien des sentiments qu'elle éprouvait à mon égard. Jules m'aimait. Ainsi, il me semblait évident qu'elle me reviendrait. Parce que l'on était faits l'un pour l'autre. Elle était mon âme soeur, la femme de ma vie. La seule qui pourrait jamais réveiller des sentiments amoureux en moi.

Paradoxalement, un autre part de moi, plus pessimiste, ne pouvais s'empêcher d'imaginer le pire : qu'elle ait quitté la ville, refait sa vie ailleurs, et qu'elle m'ait oublié. Si mon bon sens me soufflait que c'était impossible, je ne pouvais malgré tout m'empêcher d'y songer, même un peu. Et cette idée, pour être honnête, me rendait malade. Je l'iamais tellement. A en crever. Les journées qui s'écoulaient sans elle n'était qu'une véritable torture.

Je me laissais aller, c'était indéniable. Je passais mes journées collé dans le canapé, à jouer aux jeux vidéos, et ne m'en levai que lorsqu'il fallait que je saisisse le téléphone pour me commander à manger. Je n'avais plus goût à rien, l'envie de vivre m'avait quitté, depuis son départ. Quelle ironie, pour quelqu'un qui commence justement une rémission, et qui a justement toutes les raisons de vouloir vivre.

Cette rémission, Jules en aurait été ravie. J'en étais certain. Quand je me regardais dans le miroir, quand je voyais que j'avais repris un peu de poids, que mes cheveux recommençaient à pousser, je ne pouvais m'empêcher de penser à elle, à ce qu'elle m'aurait dit, dans des moments pareils... La connaissant, elle m'aurait certainement dit que j'étais beau, comme elle le faisait toujours, et comme elle l'avait toujours fait d'ailleurs et ce, même quand j'avais perdu mes cheveux, et mon physique d'homme en bonne santé.

Faute d'amour, je me consolais avec de l'amitié. Si Caleb était parti ces trois derniers moi, m'abandonnant seul à mon sort, j'avais trouvé du réconfort dans les bras de Reese, elle aussi désespérée par le départ de son bien aimé – même si elle se refusait de l'avouer. Certains soirs, il m'arrivait de passer la nuit chez elle, de lui tenir compagnie toute la soirée, d'appeler Caleb histoire de lui faire savoir que deux des personnes qu'il aimait le plus au monde passaient la soirée ensemble, et de finalement dormir dans le lit de ce dernier, histoire de rendre l'appart' de Reese un peu plus vivant et de m'éloigner du mien qui commençait sérieusement à trop manquer de vie pour me donner l'envie d'y rester.

Cette soirée là n'avait pas échappé à la règle. Ne souhaitant pas passer une énième soirée seul, j'avais accepté de tenir la chandelle et de la passer en compagnie de Reese et Caleb. Une soirée pleine de joie, de bonne humeur, et qui m'avait rendu le sourire. Le temps de quelques heures, du moins. C'est seul que je rentrai en direction de la maison. Dans la voiture, je jetai un nouveau d'oeil à mon portable – dont le fond d'écran n'était autre qu'une photo de Jules – en cas qu'elle m'ait appelé, sait-on jamais. Rien. Pas d'appel, ni de sms. Juste le silence, l'angoisse, et ce sentiment d'abandon qui me brisait littéralement le coeur en deux. C'est sans grande joie que je regagnai finalement la maison, appréhendant déjà d'y passer une nouvelle nuit, seul. Je garai la voiture, pris mon téléphone, et regagnai la porte d'entrée sans grand enthousiasme. Lorsque je pénétrai dans l'entrée, justement, je m'emmêlai les pieds dans quelque chose, et manquai de trébucher. Me rattrapant tant bien que mal au mur, j'éclairai de mon téléphone le sol, pour voir ce dans quoi j'avais buté. Les chaussures de Jules. Mon coeur s'emballa, et je pénétrai dans le salon, qui était allumé, et dont la télé était également en marche. M'approchant, le coeur battant comme jamais du canapé, je crus défaillir lorsque je vis cette silhouette que j'avais tant espéré revoir, allongée sur le canapé. Elle était là. Jules était de retour. Mon coeur fit un bond dans ma poitrine, comme pour me signifier sa joie et, fébrile, je m'approchai du canapé et du corps endormi de la femme que j'aimais.

Instinctivement, je passai ma main sur sa joue. Un moyen comme un autre pour moi de m'assurer que tout cela était bien réel, et que je n'étais pas en train d'halluciner. Sa peau était toujours aussi douce. Son souffle chaud et régulier caressa mon visage lorsque j'approchai d'elle pour déposer un tendre baiser sur son front. Elle était revenue, me répétai-je, une nouvelle fois, alors que je n'avais qu'une seule envie, la réveiller pour la serrer fort contre moi. Au lieu de ça, je la laissais à moitié endormie seulement, m'installant par terre, juste à côté du canapé. Et sans un mot, je l'observais se réveiller doucement, avec un large sourire aux lèvres. C'était le début d'une nouvelle vie, j'en étais certain. Une vie dans laquelle le cancer n'aurait plus sa place, et dans laquelle Jules récupèrerait la sienne. Le destin m'avait finalement rendu ce que j'avais de plus cher.

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MessageSujet: Re: Far away from heart • James & Jules   Jeu 13 Oct - 15:09

Des voix qui scandaient un seul et même mot : COUPABLE. Je ne pouvais pas distinguer les visages des personnes autour de moi. Tout était sombre... Si sombre. C'était ma vie. Une douce sensation de chaleur sur mon front me tira de la pénombre. Mon œil s'entrouvrit pour laisser passer la lumière aveuglante de la télé. Il semblait encore faire nuit. Quelle heure pouvait-il être ? Je ne dormais plus beaucoup depuis que j'étais partie de la maison. Je ne me sentais bien nulle part. Ma vie était faite de ratures. Je me tournais et tentais de m'étirer. Les accoudoirs du canapé m'en empêchèrent. La maison. J'avais oublié que j'étais venu y passer la nuit. J'étais encore pétrie de fatigue. Il fallait que j'aille voir l'heure. Je ne voulais pas être encore là quand James reviendrait. Je ne voulais pas sentir encore mon cœur se fendre. J'étais trop faible pour l'affronter. Trop faible pour faire face. Je ne me sentais pas capable de le quitter encore une fois. La première m'avait anéantie. Mais je n'étais pas assez forte pour nous, pour lui. La maladie, la mort et la peine. Je n'avais plus la force de l'aider... Et plus la force de lui offrir une famille.

Je poussais un grognement et un soupir avant d'ouvrir les yeux. Le choc me rallongea alors que je me levais. James. Mon coeur éclata. Son sourire me frappa de plein fouet. Je ne l'avais pas entendu rentrer. Pas un instant je n'avais pensé lui faire face. Peut-être avais-je dormi trop longtemps.Mon regard alla vers la fenêtre, l'unique échappatoire pour détourner mes yeux coupables de lui. Il faisait noire. Il était rentrée avant le matin. C'était la première fois qu'il me surprenait ici. J'inspirais profondément. Mon visage retourna à James. L'homme que j'aimais. La panique m'envahit à nouveau. Je redoutais l'affrontement depuis tant et tant de jours.

    "James je... euh..."


Je ne savais même pas quoi dire. Je n'étais pas prête pour ça. Je ne pouvais pas rester là à le regarder sans me haïr. Mon coeur me criait de plonger entre ses bras, de pleurer toutes les larmes qu'il me restait contre lui. Toute ma peine. De partager cette blessure qui ne m'avait jamais quittée. Celle qui m'avait poussé à fuir. Mais ma raison lui répondait. J'étais tiraillée. Ma tête me disait "tu n'as pas la force" quand mon coeur me criait "fonce". Je savais que plus jamais je ne serai cette jeune femme dont il était amoureux. Celle prête à tout pour un sourire. J'avais perdu la foi en perdant un enfant. Je ne croyais plus en rien. Et James devait me haïr.

J'attrapai mon manteau mais je n'avais même plus le courage de le mettre. Il me faisait littéralement fondre. Regarder James me donnait envie de faire taire ma raison. Mais je ne voulais pas qu'il souffre de subir mes humeurs. Il ne voulait surement pas non plus. Il semblait rayonnant, son sourire irradiait. Était-ce la perspective de me voir à la maison ou simplement l'idée de me voir si mal et si désemparée. Je ne savais pas comment agir. James paraissait en bonne santé. Je n'avais pas le droit de faire irruption dans sa vie. Il avait du passer à autre chose. L'amour s'était certainement transformé en haine. Une larme roula sur ma joue.

    "Je suis désolée... Je n'aurai pas du... Je... Je ne savais pas que tu rentrais."


Il me fallu quelques secondes seulement pour atteindre la porte. Je laissais tout dedans. Ma valise et mon sac. J'ouvrai pour recevoir un bouffée d'air frais. "RESPIRE". Mes chaussures me résistaient. Je n'arrivais pas à les enfiler. Je jurai. C'était devenu une affreuse habitude chez moi. Quand quelque chose me déplaisait je jurais. C'était l'irrationnel besoin de sortir mon dégout de moi-même qui me poussait à parler si mal. Je m'énervais sur la boucle de ma chaussure. Mes larmes éparses se transformèrent en torrent de larme. Une crise incontrôlable de pleurs m'envahit. J'avais gardé tout ça pour moi. Voir James faisait tout ressortir. Tout. Je lançais ma chaussure par la porte ouverte et me relevais tant bien que mal pour la suivre, titubante et aveuglée par les larmes.

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