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 Homecoming? No just an hard endeavour for love.

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MessageSujet: Homecoming? No just an hard endeavour for love.   Dim 7 Aoû - 19:51





Il me semblait que le bus ne roulait pas assez vite. J'aurais aimé descendre pour le pousser, ou demander au chauffeur d'accélérer. Alors à l'arrêt suivant j'étais descendu. J'avais pris un petit-déjeuner au premier fast-food-coffee , et j' m'y étais changé. Troquant mon treillis sable contre ma tenue de cérémonie. J'avais demandé à la serveuse si elle connaissait l'adresse que j'avais notée sur mon carnet Moleskine. Elle connaissait la rue. Je réglais le tout. Vérifiait mon rasage impeccable, et partais à pied. Le trajet cette fois ci me paraissait terriblement court. Et je priais le ciel pour me donner la force d'aller jusqu'au bout. Et d'apaiser la peine de Mrs Stevens. Le quartier était résidentiel, des maisons identiques au jardins sans clôtures s'alignaient des deux côtés de la route. Il faisait beau et chaud. Des enfants jouaient dans l'allée. L'un deux sans doute impressionné par ma tenue de parade me salua de façon militaire. Je le gratifiait d'un clin d'œil et avec un sourire m’arrêtait devant lui, pour lui rendre le salut, puis repartais. J'arrivais finalement au numéro 8. Tout était calme et bien tenu. La boite aux lettres ornée d'un petit pavillon relevé portait la mention STEVENS. Un drapeau flottait à l'entrée. Et à la fenêtre était accrochée une étoffe blanche avec au centre une étoile dorée. J'étais arrivé.

Je montais les marches, posait mon sac de voyage. Enfilais mes gants blancs. Et je frappais à la porte. Je cherchais mes mots en attendant que l'on vienne m'ouvrir. Et quand une femme rousse m'ouvrit, je ne pus m'empêcher de remarquer la surprise et l'antipathie dans son regard: « Madame Stevens...Je m'appelle Christopher Peterson, j'ai servi avec votre fils Jerry en Irak... ». Je m'étais découvert la tête, et j'attendais qu'elle réagisse. Pour Fratelly, sa mère n'avait pas voulu que je rentre, son père s'était excusé. Pour mon autre camarade Diego, sa mère m'avait offert un thé et m'avait demandé de lui parler de lui, pendant longtemps. Mais c'était toujours aussi dur.
La mère de Stevens, me dévisagea, son regard changea, son expression aussi. Elle m'invita à rentrer.
Comme beaucoup de mères elle avait plein de photos de son fils, des souvenirs. J'avais la gorge serrée. Je lui présentai mes condoléances, mes excuses. Lui expliquait quel soldat était Jerry, comment il était tombé, pourquoi. Quel avait été ma responsabilité. Elle avait dit ne pas m'en vouloir, mais que je devais à présent vivre ma vie encore plus fortement, la mienne et celle de son fils, qu'il n'aurait pas. Respectueusement je lui remettais le calot de son fils décédé. Je l'avais ramené exprès. Libre à elle d'en faire ce qu'elle voulait. Puis je pris congé. Poliment. Je n'avais pas fini ma journée. Je devais retrouver Leanne.

Reparti en stop, j'arrivais rapidement dans l'après-midi dans cette petite ville de 15000 habitants qu'était Hope Mills. En plein coeur de la Caroline du Nord. Je commençais par m'installer dans l'unique hôtel que comptait la ville un Bed&Breakfast, pour une chambre simple avec douche et TV à un prix raisonnable. Je me re-douchais et enfilais de nouveau ma tenue de cérémonie. Puis j'allais acheter un petit bouquet de fleurs. Puis j'allais un peu partout, dans les boutiques du centre ville histoire de voir ce qu'il y avait comme distraction ici. Je demandais au passage aux passants où étaient les cafés branchés du coin. Je ne savais pas exactement où habitais Leanne. Je l'attendrais donc. Elle avait pour habitude comme à New-York, de passer des heures aux cafés, c'était elle qui me l'avait confirmé dans une de ses dernières lettres, il y a un petit moment déjà. Aussi je reviendrais chaque jour si jamais je ne la trouvais pas aujourd'hui. C'était une de mes seules pistes. Et j'avais confiance en ma bonne étoile. J'avais pu revenir vivant moi, je pouvais sûrement retrouver un femme qui m'était chère!

Le Keystone Bridge semblait être l'endroit que Leanne aurait pu apprécier. J'y entrais donc et m'installais sur une banquette libre, posant bouquet gants et casquette sur la table. L'endroit était propre et peu fréquenté pour le moment, heure creuse entre le service midi et celui du soir. Rapidement un adolescente en tablier venait me demander ma commande, je décidais de prendre deux pan cakes et un café XL avec sucres. Je n'avais pas mangé depuis ce matin. Je remarquais aussi les regards étonnés des quelques clients, sans doute peu habitués à voir un marine en grande tenue.
D'habitude je ne mets pas cet uniforme. Mais là je n'avais pas de vêtements assez propres pour retrouver Leanne, je n'avais pas le choix, même si je pleurais d'avance en pensant à l'entretient et au repassage que j'aurais à faire pour avoir porté cette tenue tout l'après-midi. Le service était vraiment très long pour le peu de clients présent ainsi que la petite commande que j'avais faite. Mon regard était révélateur de mon humeur. Quand j'ai faim je suis de mauvaise humeur. C'était mon premier fast-food au pays depuis longtemps. Il ne fallait rien gâcher. Je mangeais le tout rapidement et discrètement, en faisant bien attention à ne pas me tacher. Et j'attendais ensuite, mâchant chewing-gum sur chewing-gum pour nettoyer mes dents. Et en attendant un peu, que le soir tombe, et que la providence me sourie je lisais le journal local abandonné sur la banquette d'en face. N'osant plus demander à personne s'ils connaissaient une prénommée Leanne Lewis par hasard, si une blonde , comme celle de la photo que j'avais dans ma casquette, n'avait pas ses habitudes ici? Refroidi par l'attitude étrange de la serveuse , seule avec qui j'avais tenté le coup.

Combien de chances avais-je de la retrouver? Comment allait-elle réagir? Que devais-je dire ou faire? Comment aborder le « nous »? Fallait-il d'ailleurs le faire? Autant d'interrogations qui me préoccupaient et qui me faisait douter, comme si j'étais à Bassorah, à élaborer une tactique d'assaut.
Et le ciel rouge de Caroline, éclairait des derniers rayons du soleil, le jour où, peut-être, je retrouverais la femme que j'aimais.
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MessageSujet: Re: Homecoming? No just an hard endeavour for love.   Jeu 18 Aoû - 23:50

Depuis qu’elle était arrivée à Hope Mills rien ne c’était passé comme elle l’aurait voulu. Elle savait que cela aurait été difficile, dans un premier temps surtout, mais rien n’y faisait. Elle considéré comme la pestiférée du village qu’il fallait éviter à tout prix. La pression qu’elle subissait était difficile à vivre, elle s’était allé à des pleurs les premiers jours, surtout après l’accident de Noam, mais a présent elle était passée au-delà. Déterminée à aller jusqu’au bout de la raison de sa venue, peu importe les embuches sur sa route. La raison ? En apprendre d’avantage sur Lynn, sa défunte sœur jumelle, sur sa vie et celle qu’aurait pu être la sienne si elle n’avait pas été abandonné. Pourquoi avait-elle été abandonnée ? Il y avait tellement de questions qui se bousculaient dans sa tête, qu’elle s’y perdait. La personne la plus proche de Lynn qui pouvait connaitre ce genre de détail était Noam, le frère adoptif de celle-ci. Sans le comprendre, sans le connaitre, elle se sentait comme lié à lui. Elle avait ressenti ce lien, le jour de son arrivée, où il avait eu un accident pendant la tempête, le plongeant depuis lors dans le coma. Elle n’avait pu engager la discussion avec lui, savoir ce qu’il pensait de sa venue, s’il acceptera de lui parler. La voiture l’avait percuté de plein fouet, bien qu’étant optimiste de nature, elle ne pouvait s’empêcher de craindre le pire. Ne pouvant se rendre à l’hôpital elle pouvait néanmoins compter sur Casey et Jessie pour avoir des nouvelles. Les seuls amis de Lynn qui ne l’avait pas rejeté. Elle comprenait que la situation était lourde pour eux. Leur amie perdue refaisait surface sous les traits identiques d’une jumelle dont ils ignoraient l’existence. Leanne par sa présence venait bouleverser leur vie et ravivait leur blessure du passé. Pour l’instant on ne la voyait qu’en tant que sosie de Lynn qui venait mettre le foutoir dans leur vie, personne, à quelques exceptions près ne cherchait à la connaitre !

18h. La fin de journée approchait, enfin ! Elle avait commencé à travailler depuis peu au commissariat de la ville et le bilan pour le moment fut un début bien laborieux ! Comment aider des personnes qui vous évitent ? La tempête avait ravagé la ville ainsi que la vie de ses habitants, des habitations avaient été détruites, des vies avaient été perdus ou blessés, personne n’en était sorti indemnes ! Blessés ou non, la plupart avaient vécu un traumatisme. Spécialisé dans ce domaine, Leanne pourrait leur être une voie de secours face à ce qu’ils ressentent ou vivent, mais sa ressemblance avec Lynn lui portait préjudice. Une fois de plus ! Elle se battait chaque jour pour arriver à rencontrer des personnes, à leur faire comprendre que Lynn ou pas, elle pouvait les aider. Tout ce qu’elle espérait c’est que le temps face avancer les choses, sans que ce temps ne soit trop long. Car plus on intervient tard, moins on a de chance de pouvoir arriver à quelque chose rapidement.
Le weekend commençait, une fois de plus elle n’avait rien de prévu, si ce n’est essayé de sortir et d’entamer une discussion avec quelqu’un qui ne la rejetterais pas ! En rentrant à son appartement, elle fit un détour au starbucks coffee de la ville et s’offrit un café latte caramel. Elle sentit l’arôme du café se dégagé jusque ses narines et sourit automatiquement. Cette odeur lui procurait un plaisir et un bien être qui se propageait dans tout son corps. Elle en était devenue accro ! Elle en profita pour faire un détour vers le Keystone Bridge, pont à la périphérie de la ville où les couples se retrouvaient en journée. Seule dans la vie, elle n’y allait surement pas pour retrouver quelqu’un, mais sans vraiment pouvoir l’expliquer, elle y venait chaque fin de journée le weekend. C’était un rituel de New York qu’elle implantait à Hope Mills, comme pour se rappeler la vie qu’elle avait là-bas. Vie qui lui manque souvent. Elle se revoit sur le pont de Brooklyn, café à la main à se perdre dans le paysage et dans ses pensées. Elle avait commencé ce rituel après une déception amoureuse, puis au fur et à mesure elle avait continué, y trouvant du réconfort et une sensation de bien-être. La seule personne qu’elle avait autorisé à partager ce moment fut son meilleur ami Chris. Habitué à être seule, elle s’était surprise à apprécier de plus en plus sa présence. Face à ce souvenir, elle resserra son étreinte sur son café, de la même manière que son cœur se resserra. Un jour tout bascule, vous vous levez le matin, la journée commence comme n’importe quel autre et quand vous vous couchez, il ne vous reste que vos larmes pour faire passer la pilule. Chris avait rejoint l’armée le jour même où elle en avait été informée. Face à cette solitude imposée à elle, elle en eut le cœur brisée, il était son meilleur ami, celui qui avait toujours été là et d’un seul coup, son monde c’était de nouveau écroulé. Hope Mills avait été un moyen pour elle de prendre un nouveau départ, de se ressaisir après tous ces mots à se contenter de lettres…
La dernière fois qu’elle l’a vu ? Le jour de son départ. Elle s’en souvient comme si c’était hier, car sans qu’elle ne puisse le prévoir, Chris l’avait embrassé. Ne sachant comment réagir, que dire, elle resta pétrifiée sur place tandis que celui montais dans le 4X4 venus le chercher. Elle n’en avait jamais reparlé dans ses lettres. Que pouvait-elle dire ? Elle tenait énormément à lui, bien plus que sur le plan amical, elle en était certaine. Ce baiser avait éveillée en elle toutes sortes d’émotions. Emotions qu’elle ne pouvait décrire et ce encore moins aujourd’hui après tout ce qui c’était passé dans sa vie. Elle n’avait jamais autant été perturbé sur le plan des émotions. Une larme coula le long de ses joues, comme à chaque fois qu’elle se mettait à pensant au passé, au vide que l’absence de Chris avait laissé en elle et à la complexité de sa vie maintenant. Détournant le visage, afin de se retrouver dos au vent, elle essuya ses larmes, quand elle le vit. Ou plutôt quand elle crut le voir. Ça ne pouvait pas être lui. Elle pensait à lui souvent, très souvent, quasiment tout le temps, son esprit devait lui jouer des tours. Après tout, elle venait de ressasser des souvenirs passés avec lui. Mais chaque détail était présent, sa tenue, sa gestuelle, son attitude, le charisme qu’il dégageait. Elle s’avança peu à peu, le cœur serré battant la chamade. Ça ne pouvait être lui. Ça ne pouvait être lui. Ça ne pouvait être lui. Elle se le répétait sans cesse, mais quand elle croisa son regard, elle s’y perdit et s’y noya. Mon dieu c’était vraiment lui ! Relâchant son starbucks, elle resta une fois pétrifiée face à lui…
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MessageSujet: Re: Homecoming? No just an hard endeavour for love.   Ven 21 Oct - 13:10

Un petit vent frais l'accompagnait lors de sa sortie du café. Un bouquet dans la main, l'autre libre pour son téléphone. Le jour s'en allait, l'aurore s'installait dans le ciel, des ses couleurs chatoyantes, le vent faisait s'étirer dans le ciel de grandes trainées de nuages fins. L'été indien était là. Et bien qu'il soit là, Chris' ne regrettait pas d'avoir une veste sur lui. Une veste bleu marine et rouge, serrée et chaude. Laissant apercevoir des barrettes dorées sur le col fermée typique des marines américains. Il avait peu à peu appris à apprécier cet uniforme, qui même s'il était très formel, et pas toujours pratique pour la vie de tous les jours, représentait une fierté, fierté d'autant plus grande que d'autres avant lui étaient tombés dans cet uniforme ou dans un autre , mais toujours américain. Et par respect encore décuplé pur ceux morts au combat et qu'il connaissait personnellement. Mais porter un tel uniforme rendait impossible toute tentative d'oublier. La culpabilité habillait le jeune homme et les regrets se rappelaient à lui à chaque seconde dans cette tenue. Le souvenir de ses amis tombés, souriant dans ces habits était horrible. Aussi essayant de ne pas trop y penser il s'était hâte de sortir , laissant quelques billets sur la table et se dirigeant à présent vers le pont, sans trop d'espoir, mais avec au moins l'intention d'admirer le magnifique coucher de soleil, chose simple, mais qui l'apaisait. Il avait tous les soir regardé le soleil se coucher en Irak. Et ces quelques minutes de tranquillité, de beauté calme et éphémère lui avaient fait croire encore qu'il restait de la poésie dans ce monde.

Le pas lent, la tête tournée vers le côté de l'aube, très peu dérangé par la circulation, il s'était engagé sur le trottoir du pont. C'était un joli pont couvert à moitié et qui enjambait un rivière calme et silencieuse en cet endroit. La rivière marquait la limite entre la ville et la campagne, l'urbanité et la nature , progressivement, comme une frontière perméable. Il avait tellement espèré pouvoir vivre ce genre d'instant silencieux, pacifique, solitaire. Plus de bruit, plus de sang, plus de pleurs, juste le vent léger comme une caresse sur son visage, et les oiseaux signant les airs de leurs mélodies aiguës. Après quelques mètres, il s'était arrêté, la tête baissée il avait respiré profondément en fixant le soleil qui disparaissait et dont les derniers rayons effleuraient la surface de la terre. Pui s'était accoudé. Observant les poissons et les oiseaux s'agiter. C'était déjà le soir. Que les jours passaient vite. Voilà déjà deux jours qu'il était rentré en Amérique. Et les effets du décalage horaire avaient déjà presque totalement disparu. Chris' s'était remis à penser, mais cette fois-ci il repensait à ce qu'il était en train de faire. Était-ce bien raisonnable? Était-ce possible? Pourquoi le faisait-il?
Il avait déjà la réponse mais avait du mal à se l'avouer. Oui il aimait Leanne. Mais , car il y avait évidemment un « mais » , il ne savait pas si elle , elle l'aimait. Un soupir s'échappa de la bouche de l'amoureux. Il fermait les yeux à la pensée de ne jamais revoir Leanne. Et si elle était partie, ou bien peut-être ne voulait elle pas le revoir?

Non, c'était impossible, elle lui avait demandé de rester en vie. Leanne avait promis qu'elle l'attendrait. Enfin il croyait qu'elle le lui avait promit. Et puis, il était là maintenant. Et s'il avait appris une chose chez les Marines, c'était de toujours aller de l'avant, et de ne jamais s'arrêter en chemin, s'en tenir à l'objectif. L'objectif c'était retrouver Leanne.

Après cette petite séquence de réflexion et d'admiration de la nature. Quand le soleil n'avait plus que quelques secondes avant de disparaître il s'était remis en route, il allait rentrer à l'hôtel. Et demain il recommencerait à la chercher. Malgré son premier échec, et même s'il se doutait que ce soir et cette nuit il aurait bien du mal à trouver le sommeil, autant à cause de ses cauchemars qu'a cause de son obsession pour Leanne. Marchant d'un pas lent Chris' traversait le pont. C'est alors qu'il la vit. Elle là bas à l'autre bout, cette fine blonde, un café à la main. Qui le fixait étrangement... c'était elle. C'était Leanne. Christopher s'arrêta net quelques secondes, comme s'il avait reçu une balle dans le ventre. Se ressaisissant très vite il s'approcha de plus en plus vite de Leanne, qui semblait pétrifiée. Il s'approcha si près qu'il échappa de justesse aux taches de café lâché par terre. Il murmura  « Leanne ».

Le temps s'arrêtait, la vie aussi, le soleil se couchait.
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MessageSujet: Re: Homecoming? No just an hard endeavour for love.   Mar 25 Oct - 18:09

Elle n’en croyait pas ses yeux. Profitant d’un instant à elle pour essayer de se replonger dans sa vie new yorkaise, d’un instant de fraicheur face au vent tout en buvant son nectar chaud, d’un instant à elle après ces derniers jours, d’un instant… Sa vie avait été bouleversée quand elle avait appris qu’elle avait eu une sœur jumelle. Elle avait voulu retrouver sa famille biologique, après le décès de sa mère adoptive, elle le lui avait promis. Elle voulait savoir pourquoi avoir des réponses. Mais découvrir qu’elle avait eu une sœur jumelle décédé 4 ans auparavant, fut un coup fatal. A ce moment, elle s’était retrouvée seule. La seule personne à qui elle se confiait, la seule personne qui avait toujours été là pour elle l’avait abandonné. Il avait rejoint l’armée, sans lui en parler. Un soir on sonne à votre porte et votre meilleur ami vous annonce qu’il part aussitôt et qu’il doit vous dire au revoir. Voilà ce qui c’était passé. Elle avait mis beaucoup de temps à s’en remettre. Pestiférant contre lui, bien qu’au fond d’elle, elle comprenait son choix et le respectait d’autant plus pour ça. Mais elle ne pouvait s’empêcher de lui en vouloir de ne pas avoir été quand elle avait eu besoin de lui, elle ne pouvait s’empêcher de lui en vouloir de la rendre aussi inquiète. A chaque sonnerie de téléphone, à chaque coup à la porte, à chaque lettre, elle avait peur qu’on lui annonce une mauvaise journée. Elle vivait avec un état de stress constant. Les lettres qu’ils lui envoyaient étaient le seul soutien qu’elle avait. Elles les attendaient avec impatience, tout en craignant qu’il ne lui annonce une mauvaise nouvelle. Elle avait besoin de ce contact, même s’ils ne pouvaient pas s’envoyer autant de lettres qu’ils le voudraient.

Ils ne s’étaient pas vus depuis plus de 2 ans. 2 ans ! La dernière fois qu’elle l’avait vu, avant son départ, il l’avait embrassé. Elle était restée figée et n’avait pas réagi. Elle s’était toujours demandé ce qu’elle ferait quand elle le reverrait, mais c’était compliqué. D’autant plus que maintenant il y avait Lynn. Elle avait l’impression qu’une partie de sa sœur était ancré en elle et depuis elle ne gérait plus rien. Elle ressentait tellement de chose, mais au bout du compte elle ne savait plus si ce qu’elle ressentait venait d’elle, ou si cela venait d’une impression liée à Lynn. En tant que psychologue, elle pourrait se diagnostiqué une schizophrénie, mais elle en était loin. C’était plus complexe que cela. Quoiqu’il en soit, Chris lui avait manqué, terriblement manqué. Elle avait cru se l’imaginer des millions de fois, revenant pour de bons, mais à chaque fois, c’était une illusion. Elle pensait que cette fois ci c’était la même chose mais il y avait quelque chose. Il était là, au loin, à s’avancer vers elle. Ce ne pouvait être vrai. Et pourtant à présent, il n’était plus qu’à quelques centimètres d’elle, elle sentait son souffle sur elle. Il était vraiment là. Prise par surprise, elle lâcha son café, quand elle entendit le son de sa voix.
« Leanne ». Ce n’était pas un rêve, cette fois ci c’était réel.

Son regard devint brumeux, mais elle se retint de verser des larmes. S’il y avait bien une chose qu’elle détestait, c’était de pleurer et il le savait. Elle resta un instant immobile, comme lors de la dernière fois. Que devait-elle faire ? Sans s’en rendre compte, elle le gifla. Quand il était parti, elle n’avait rien pu dire, rien pu faire pour lui faire comprendre qu’elle avait mal pris le fait qu’il la prévienne de son départ au dernier moment. Il n’avait rien dit. Rien laissé sous-entendre. Rien. Elle avait vécu son départ comme une trahison et machinalement, son corps pris le dessus en le giflant. Rapidement elle s’en voulu, portant sa main à ses lèvres pour masquer sa surprise. Elle s’en voulait d’avoir réagi ainsi mais aucun son ne put sortir de sa bouche. Pas le moindre mot d’excuse, pourtant cela se voyait dans la façon de le regarder. Elle espérait qu’il comprenne. Parce qu’il était vraiment là. Ce n’était pas un rêve. Elle en oublia tous les problèmes rencontrés ces deux dernières années et en particulier ceux de ces derniers mois. Elle franchit l’espace qui les séparaient, enroula ses bras autour du cou de Chris et se blottit contre lui, le serrant contre elle. Dieu que ce contact lui avait manqué. Il était là et en vie. En vie. C’était tout ce qui importait. Elle l’avait retrouvé. Il y avait tellement de question qu’elle aurait aimé lui posé, mais elle ne put lui sortir qu’une seule et unique chose.
« C'est toi, c'est vraiment toi... Tu m’as tellement manqué. ». Malgré tout, c’était ce qu’elle ressentait. Maintenant qu'il était là, elle se sentait bien, elle se sentait heureuse. Elle avait ressenti un grand vide depuis son départ, vide qui commençait à s’estomper maintenant qu’il était là, maintenant qu’elle était dans ses bras. Elle n’était pas prête à le relâcher.
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Homecoming? No just an hard endeavour for love.

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