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 CHARLY → Save me.

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MessageSujet: CHARLY → Save me.    Jeu 9 Juin - 15:54



Charly Evans' memories

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    ── THE STORY GOES ON WITHOUT YOU ──
    And there's got to be another ending. But yeah you broke my heart. It won't be the last time but I'll get over them too. As a new door opens we close the ones behind. You mixed me up for someone who'd fall apart without you. Yeah you broke my heart for the first time. But I'll get over that too.
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MessageSujet: Re: CHARLY → Save me.    Jeu 9 Juin - 16:04

    Once upon a time...



▬ 26 septembre 1995 ▬

Une petite fille pousse la porte en fer forgé du cimetière. Elle déteste cet endroit, mais aujourd’hui, elle en avait gros sur le cœur. Elle fêtait ses 10 ans et elle avait besoin de conseil et seule une maman pouvait lui apporter ses conseils. Les yeux embués, Charly posae une orchidée qu’elle avait piqué chez Mme Morris, la vieille voisine aux 10 chats.

« Bonjour maman. Je peux rester avec toi quelques minutes ? »

Elle s’assit doucement dans l’herbe fraichement coupé. Elle ne sait pas pourquoi elle est triste, alors qu’aujourd’hui, une grande fête l’attend. Son père lui a organisait un anniversaire. Il a même évité d’inviter des clowns cette année. Du haut de ses 10 ans, elle se rend compte qu’il fait des efforts et que lui aussi souffre d’avoir perdu Joan Evans. Elle a été emporté à l’aube des 7 ans de la jeune Charly par un cancer foudroyant.

« Charly Evans. Qu’est ce que je t’ai déjà dit sur la fuite ? » Charly se retourne pour apercevoir l’allure un peu gauche de l’homme qui l’élève désormais seul. Il ne sait pas trop comment faire avec elle. C’est un homme après tout. Il ne sait pas gérer les soucis féminins. Ca l’effrayait déjà quand elle n’était qu’un fœtus, mais au moins à cette époque, il avait sa femme pour le rassurer. Maintenant, il était seul et sa fille grandissait. Bientôt des hommes voudraient la lui voler et il ne savait pas comment on affrontait ça en parent célibataire.

« Je suis désolé papa. Je voulais juste voir maman. » dit-elle dans un souffle avant d’essuyer son nez sur sa jolie robe offerte par mamie Evans.
« Oh bébé. » Il la prend dans ses bras et elle s’accroche à son cou, comme elle le faisait toujours étant plus petite, comme elle ne l’a plus fait depuis qu’elle a découvert la joie de l’indépendance, c'est-à-dire à partir du moment où elle a appris à marcher. Parfois, il oublie que c’est encore qu’une petite fille. Il en veut à sa femme pour l’avoir abandonner et pour avoir inculquer la notion de la mort à leur petit ange. Elle est encore trop jeune pour ça.

« Papa, tu crois que maman... Tu crois qu’on lui manque ? »
« Bien sur crapule. Je suis sur que son petit ange lui manque. »
« Elle me manque aussi. »
« Je sais. A moi aussi. »



▬ 26 septembre 2003 ▬

Comme tous les ans, à ce jour de l’année, une jolie brune pousse le portail en fer forgé. C’est devenu une habitude. Depuis que son père l’a retrouvé ici, il y a de cela 8 ans, elle passe tous ses anniversaires ici. Il a abandonné l’idée de lui faire une fête d’anniversaire. Elle passera ce jour particulier avec sa mère et le rejoindra plus tard pour un diner qu’il aura préparé exprès pour elle.

« Bonjour maman. Tu vas encore devoir me supporter aujourd’hui. »

Elle remet une de ses mèches de cheveux brunes en place et s’agenouille pour poser une orchidée. Son regard s’accroche au nom gravé sur la tombe : Joan Evans, femme et mère dévouée. Une larme coule le long de sa joue, qu’elle s’empresse d’essuyer. Tout le monde pense qu’elle a eu le temps de s’y faire. Ca fait 11 ans après tout. Et pourtant, elle ressent encore ce manque en elle, parfois plus fort que d’autres fois.

« Tu sais qu’il existe des moyens moins glauques pour fêter un anniversaire, Evans. »

Elle se retourne brutalement et un léger sourire se dessine sur ses lèvres, comme à chaque fois qu’elle croise son regard. Il s’approche d’elle et comme un besoin irrationnel, il passe un bras autour de ses épaules, alors qu’elle se moule contre son torse. Ils ont ce besoin irrépressible de toujours être en contact l’un avec l’autre.

« Comment t’as su que j’étais là ? »
« C’est mon petit doigt qui me l’a dit. »
« Oh tu diras à ton petit doigt que quand je dis que je veux rester seule le jour de mon anniversaire, c’est mon droit. »
« Tu veux que je parte ? »

Elle relève la tête vers lui et s’apprête à dire oui, avant de souffler un non. Elle a cherché des explications pendant de nombreuses nuits pour ce non et elle n’en a pas trouvé. Elle sait juste qu’à ses côtés, le manque de sa mère se fait un peu moins présent. A ses côtés elle se sent heureuse. Oh ça oui, elle est heureuse. Elle est amoureuse, alors forcément sa vie est un peu plus belle.

« Bien parce que j’avais pas l’intention de te quitter. »

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MessageSujet: Re: CHARLY → Save me.    Jeu 9 Juin - 16:22

    She fell in love...





▬ 17 décembre 2005 ▬

L’hiver s’était posé sur la petite ville de Hope Mills. La neige avait posé déjà posé son manteau blanc. Noel arrivait dans quelques jours, mais ce soir tous les lycéens fêtaient l’annonce des vacances. La ville entière s’était donné réuni au petit marché de noël dans le parc. Ce soir on fêtait l’inauguration, et le grand sapin qui ornait le parc allait être illuminé de ses plus belles lumières. Tout le monde avait le cœur à la fête. Tout le monde riait. La magie de Noel avait opéré sur tout le monde, sauf peut être sur une jeune fille. Charly était emmitouflé dans son manteau, une écharpe enroulé autour du coup et un stupide chapeau de père noël que Lynn l’avait forcé à mettre terminait sa tenue. Elle suivait le chemin de la bande des 7 moins un, sans réellement prendre part à la conversation. Ce soir, elle n’avait envie de rien. Son attention fut juste attrapée par l’entente d’un prénom.

« Ou est Noam au fait ? »
« Certainement avec Sara. » marmonna la jeune Evans, alors que déjà tous les regards se focalisaient sur elle. « Quoi ? » Les 6 se mirent à rire, alors que Charly se renfrogna. Elle ne voyait absolument pas ce qui avait de drôle dans tout ça. Okay, ils n’avaient jamais parlé de relation exclusive, mais ils étaient ensemble depuis plus de trois mois maintenant et il avait déjà frappé un garçon, parce que celui-ci regardait Charly de trop prêt. Ca lui semblait plutôt évident que leur relation était exclusive. Peut être que tout ça ne s’appliquait qu’à elle. Lui, en grand homme qu’il était avait peut être besoin de plusieurs femmes.

« Charly ? »
« Hein ? »
« Est-ce que ça va ? »
« Bien sur Lynn. »
Sa meilleure amie n’en crut pas un mot. Après tout s’il y avait bien une personne qui la connaissait, c’était bien Lynn Tanner. Elles avaient grandi ensemble, elles savaient tout l’une de l’autre. Lynn enroula son bras avec celui de sa meilleure amie et les deux s’éloignèrent doucement de la bande.
« Qu’est ce que mon idiot de frère à encore fait ? »
« Qu’est ce qui te fait croire que c’est lui ? »
« C’est le seul qui peux te mettre dans cet état. » Elle marquait un point. Noam la rendait vulnérable. Lui seul savait quoi faire pour la mettre dans tous ses états. Il pouvait l’énerver, puis la rendre niaise en l’espace d’une seconde.
« Tout à l’heure quand je t’ai dit que j’allais le voir à la sortie de son entrainement. J’ai été le cherché dans les vestiaires. Il était avec Sara. »
« Je vais la tuer. » s’énerva la jolie blonde. Tout le monde connaissait Sara. Toutes les filles savaient à quoi s’attendre avec elle. Elle ne s’était jamais caché de son faible pour Noam. Depuis que celui-ci avait officialisé sa relation avec la jeune Evans, Sara ne cessait de chercher des noises à Charly. « Je suis qu’il a rien fait. Je l’ai jamais vu comme ça avec une fille. » Et si ce n’était pas assez ? Charly faisait parti de ses filles qui n’avaient pas réellement de problème de confiance. Elle savait ce qu’elle valait, mais avec Noam tout était différent. Il était parfait. Elle ne l’était pas.

« J’espère que t’as rien fait avec Sara. »
« Quoi ? »
Charly sortit brutalement de ses pensées à l’entente de sa voix. Il lui sourit, de ce sourire si parfait qu’il ne réservait qu’à elle. Elle lui sourit tristement avant de sentir la main de Lynn serrait la sienne.

« Hey bébé, je t’ai cherché toute la journée. »
« T’as pas du réellement chercher. » marmonna la jeune Tanner en fixant son frère du regard.
« Lynn ton copain t’appelle. »
« Mais ma meilleure amie a besoin de moi. »
« Je vais pas la manger. » répliqua Noam, qui commençait légerement à devenir agacé par sa sœur. Il avait prévu de passer une soirée parfaite avec sa petite amie, surtout qu’il savait que celle-ci adorait cette période de l’année. Il l’avait vu l’autre jour s’émerveiller devant le grand sapin. Elle redevenait cette petite fille pleine de malice à cette période de l’année. Il reposa son regard sur elle. Quelque chose clochait. Les pires scénarios commençaient doucement à s’installer dans sa tête. « Tu vas rompre avec moi ? »
« Seulement si elle est obligée, mais tout sera de ta faute et celle de Sara. » Il tourna la tête pour fixer sa sœur d’un noir. « Je parlais à ma petite amie, pas à toi moustique, alors va-t-en. »
« C’est bon Lynn. Je gère. » Lynn hésita quelques secondes, mais Charly lui sourit doucement. La jolie blonde déposa un baiser sur la joue de sa meilleure amie avant de fixer son frère d’un regard noir.
« C’est pas parce que t’es mon frère que je pourrais pas te faire souffrir. »
« Va-t-en. »

Lynn rejoignit finalement le reste de la bande, alors que Charly fixait avec beaucoup d’assiduité la pointe de ses converses qu’ils s’étaient amusé à customiser. Elle sentait Noam la fixer et ça la gênait. Il devait certainement être en train de se dire « je sais pas ce que je lui ai trouvé. Elle est quelconque à côté de Sara. » Foutue confiance en soi. « C’est quoi cette histoire avec Sara ? » Elle releva brutalement la tête vers lui. Comment osait-il lui demandait ça de la sorte ? Encore une preuve qu’il arrivait à la mettre dans tous ses états.

« Comment tu peux demander ça alors que t’étais celui qui était avec elle dans les vestiaires ? » Elle s’était préparé à tout, à ce qu’il lui dise qu’elle avait raison et qu’il la quittait pour la poupée barbie, mais certainement pas à l’éclat de rire qui s’était échappé des lèvres du jeune homme. Il s’approcha doucement d’elle et elle se recula, croisant les bras contre sa poitrine. Il était en train de la briser, elle ne voyait pas ce qui était de drôle.

« T’es mignonne quand t’es jalouse. »
« Je vois pas pourquoi je serais jalouse de Sara. Elle est stupide, superficielle et ... Et sa poitrine a été refaite. »
« Oh si t’es pas jalouse, je peux l’appeler alors ? »
« Quoi ? » demanda-t-elle d’une voix suraiguë qu’elle ne se connaissait pas. Qu’est ce qui tournait pas rond chez lui. Elle allait le mettre en pièce. «C’est qu’un coup de téléphone. Pourquoi ça te met dans tous tes états ? »
« Parce que je t’aime idiot. Et je déteste ça. » Oh mon dieu, ce qu’elle pouvait être bête. Il allait rompre avec elle et elle lui avouait qu’elle l’aimait. C’en était pathétique, comme s’il allait rester avec elle par pitié. Elle eut une envie soudaine de pleurer et préféra partir avant qu’il ne la voit dans cet état. Elle se tourna avec la ferme intention de quitter ce stupide parc et cette stupide soirée. Sauf qu’une main s’abattit sur son poignet, la forçant à se retourner. Sans savoir comment, les lèvres de Noam se retrouvaient sur les siennes. Elle se laissa faire quelques secondes, alors qu’il posait ses mains sur les hanches de la jeune Evans pour la rapprocher de lui. Le bonheur devait très certainement ressembler à ça. Il avait cru défaillir quand il avait pensé à l’éventualité qu’elle rompe avec lui, mais c’était rien à côté de ses trois petits mots sortant de sa bouche. Il se détacha d’elle, tout en restant près d’elle le plus possible. Il posa son front contre le sien, alors qu’elle ouvrait les yeux doucement.

« Pourquoi t’as fait ça ? » Il lui sourit doucement avant de remettre une de ses mèches brunes derrière les oreilles.
« Parce que j’aime aussi idiote. »

Le sourire qui illumina le visage de Charly aurait pu servir d’électricité pour toute une ville. Jamais elle n’avait ressenti cette explosion de joie intense en elle. Elle pouvait mourir désormais, elle avait touché le bonheur. Elle se mit sur la pointe des pieds pour l’embrasser une nouvelle fois. Et pour la première fois, elle rata l’illumination du grand sapin, bien trop occupé à vivre l’illumination de son cœur.


▬ 18 aout 2005 ▬

L’été touchait bientôt à sa fin. Le lycée était fini et une nouvelle vie allait commencer pour tous les anciens élèves du lycée de Hope Mills. Notamment pour le petit couple tendrement enlacé au milieu du parc. Aucun des deux ne quittait la ville, mais ils s’engageaient dans deux voies différentes. Lui venait de décrocher un job comme mécanicien. Elle débutait ses études de journalisme. Charly était effrayé à l’idée de s’éloigner de lui et il avait su comprendre sa peur sans qu’elle ne dise rien. Assise entre ses jambes, sa tête posée contre son torse, Charly écoutait l’histoire d’une étoile qui avait perdu sa route et qui ne retrouvait plus sa maison, que lui narrait Noam.

« Il l’a retrouvé ? »
« Bien sur qu’il l’a retrouvé. Il fallait juste qu’il suive son cœur. Il nous ramène toujours aux gens qu’on aime. » conclue-t-il en posant un baiser sur son front. Elle tourna la tête et lui sourit. « Si tu te perds, vers qui ton cœur te ramènera ? » A son tour, il lui offrit ce sourire spécial, qui la faisait craquer à chaque fois. Il lui remit une de ses mèches de cheveux derrière son oreille et souffla un toi avant de prendre possession de ses lèvres pour un tendre baiser.

▬ 25 décembre 2006 ▬

« Papaaaa, dépêche-toi. On va être en retard. »
« Je vois pas pourquoi je devrais y aller. C’est ton petit ami, pas le mien. » marmonna un Caleb Evans en descendant les escaliers qui menaient au rez-de-chaussée. Un sourire aux lèvres, Charly s’avança vers son père en sautillant doucement. Rien ne semblait pouvoir gâcher cette journée. C’était son premier Noel avec Noam. Enfin son premier noël en tant que petite amie officielle. Toutes les personnes qu’elle aime allaient enfin être réunies sous le même toit. « Mais c’est Noel et puis Mr Tanner est ton meilleur ami. »
« Exactement, tu le connais depuis que t’es né, pourquoi tu l’appelles toujours Mr Tanner ? »
« Pourquoi Noam doit t’appeler Mr Evans ? »
« C’est plus effrayant que Caleb. » Charly roula des yeux en évitant de dire que c’était effectivement l’effet que lui faisait Mr Tanner. En même temps, Mr Tanner était véritablement terrifiant, contrairement à son père qui était la bonté incarnée. Elle prit la cravate qu’elle avait entre les mains et l’entoura autour de son père, sous son regard, plus que sceptique. Elle croisa son regard. « Tu veux manger à l’œil. Faut bien que tu t’habilles correctement. »
« Pas besoin. Il y a tellement de nourriture que ma mère vous donnera à manger même sans votre cravate. » Les deux Evans sursautèrent à l’entente de la voix du jeune homme. « La porte était ouverte. » expliqua-t-il.
« Génial, il fait dans l’effraction maintenant. »
« Papa. » « Quoi ? » demanda-t-il innocent. Charly avait finalement accepté le fait que son père n’accepterait jamais Noam, qu’il n’accepterait jamais qu’elle est un homme, autre que lui, dans sa vie. Au lieu de l’énerver, elle avait décidait de s’en amuser. « Rien. T’as pas des chaussures à mettre avant qu’on parte » lui demanda-t-elle, souriante. Elle attendu que son père ait disparue à l’autre bout de la maison pour se retourner vers Noam, un sourire mielleux dessiné sur le visage. « T’as pas quelque chose à me dire ? » Il lui sourit de son sourire qu’il ne réservait à elle et déjà elle se sentit fondre. Depuis qu’ils étaient ensemble, il faisait naitre toutes sortes de sentiments qu’elle ne savait pas réellement définir. Peut être que c’était ce sentiment fou qu’on appelle l’amour. Il s’approcha d’elle et déposa un baiser sur ses lèvres tout en murmurant un joyeux Noel. Dans un geste naturel, elle se mit sur la pointe des pieds et approfondit le baiser. Très rapidement, elle était devenue dépendante et elle ne savait pas comment elle pourrait faire si ça cessait un jour. A vrai dire, elle évitait d’y penser. Cette éventualité est bien trop douloureuse.
« Charly, je met quelles chaussures ? »
Elle se détacha de Noam et posa sa tête dans son cou avec un rire légèrement frustré.
« Il doit avoir un sixième sens. »


La fête de Noel organisée par les Tanner touchait à sa fin. Charly était assise sur le muret dans le jardin familiale. Elle n’était pas habituée aux grandes familles. Ses noëls, elle les passait habituellement avec son père à regarder des vieux films de Noel et à manger de la nourriture à emporter. « Hey bébé, tu te caches ? » Elle tourna la tête et fit non de la tête. Il vint s’installer à ses côtés et automatiquement, elle posa sa tête sur son épaule. Elle l’avait pas beaucoup vu de la journée, il était bien trop occupé à s’occuper de ses petits cousins. Attrapant sa main, elle joua avec ses doigts.

« T’étais génial avec les enfants aujourd’hui. »
« T’en doutais ? »
« Il y a deux ans, j’en aurais douté. Aujourd’hui non. »
« J’ai un talent inné. » Un léger éclat de rire s’échappa de ses lèvres.
« Tu seras un père génial un jour. »
« Seulement si c’est tes enfants. » murmura-t-il avant de poser ses lèvres contre celle de la jolie brune. Il lui avait beaucoup manqué aujourd’hui. Leur regard s’était croisé de nombreuses fois, leurs mains s’étaient cherchées mais à chaque fois quelqu’un les empêchait. Ils se retrouvaient enfin seuls pour la première fois de la journée.

« Lili, on y vaa. »
Noam se détacha brutalement d’elle. Elle souffla avant de se tourner vers son père. « Noam me ramenera. »
« Certainement pas, je l’ai vu conduire. »
« Je l’ai déjà ramené Mr Evans, elle est toujours en vie. »
« Et je tiens à ce que ça reste ainsi. »
« Papa. »
« Charly. » répliqua-t-il du même ton. Parfois Noam en venait à se demander qui était le parent et l’enfant dans cette famille. Pourtant il enviait leur relation. Si un jour, il devait avoir une fille de Charly, il espérait entretenir la même relation avec le fruit de leur amour. Les deux Evans se jaugèrent du regard pendant quelques instants avant que la plus jeune n’abdique. « Très bien. Oh Noam, tu peux l’appeler Caleb. Il n’a rien d’effrayant. »[color=slategray]ronça les sourcils mais ne chercha pas à comprendre tandis que Caleb grogna. Sa fille le rendra dingue un jour. « Je t’attend dans la voiture. » Elle lui sourit avant de se tourner vers Noam. « C’était quoi ça ? »
« Rien, mais appelle le Caleb. »
« Je tiens à ma vie, mon cœur. » Elle s’approcha de lui et plaça ses mains sur son torse, un sourire mielleux sur les lèvres. « Si tu veux avoir mes enfants un jour, tu me dois bien ça. » souffla-t-elle avant de poser ses lèvres sur les siennes. Un klaxon les fit sortir de la bulle, qu’ils se créent à chaque baiser. Cette fois ci c’est lui qui souffle. « Je suis sur il le sent. » Elle acquiesça doucement, mais n’en fit outre mesure. Si son père savait à chaque fois qu’elle l’embrassait, peut être qu’il savait aussi à quel point elle était heureuse entre les deux hommes de sa vie.



▬ 28 novembre 2007 ▬

Le grand jour était enfin arrivé. Charly et Noam emmennagé ensemble. Leurs amis avaient été d'accord pour les aider. En même temps pourquoi ne l'auraient-ils pas été ? Ils s'attendaient tous à ce moment depuis que Aidan et Lynn avait annoncé leur fiancailles. Le père de la jeune fille était aussi venu donner un coup de main. En réalité, ils étaient plus là pour s'assurer que sa fille vivrait dans un endroit décent. Il avait déjà fait le tour du propriétaire trois fois, vérifier deux fois les radiateurs...

« Oh tu te souviens de cette photo ? On venait de fêter nos 16 ans. »
« Oh c’était l’époque de la guerre froide entre Josh et Charly. »

« Mais pas du tout. »

« Si je m’en souviens. Vous vous disiez plus un mot. C’était horrible. On en était arrivé à un point où vos disputes nous manquaient. »

« D’ailleurs qu’est ce qui s’était passé ? »

« J’avais vu les seins de Charly. »

« Quoi ? »
demandèrent en chœur papa Evans, qui venait d’entrer dans l’appartement avec de nouveaux cartons et Noam qui venait de sortir de leur future chambre.
« Qu’est ce qui va pas chez toi ? »
demanda la jeune Evans en se tournant vers Josh.
« J’en pouvais plus de garder ce secret pour moi. »

« T’as tenu 4 ans, t’aurais pu tenir des années de plus. Mais c’est vrai j’oubliais, t’es une vrai commère. »

« Oh arrête j’ai jamais rien dit pour ton tatouage. »

« Quoi ? »
cria Caleb Evans. C’était beaucoup trop pour lui. Il devenait trop vieux pour affronter ce genre de nouvelle quant à sa fille unique. Le fait qu’elle quitte sa maison pour habiter avec un homme était déjà en soit une grande étape à franchir, mais si en plus on rajoute à ça l’idée que son bébé avait une poitrine et un tatouage. Il devait s’assoir avant de faire une crise cardiaque. Il attrapa la première chaise qui lui tomba sous la main et s’assit sous le regard effrayé de sa fille.

« Tu crois qu’il fait une crise cardiaque ? »
« Vaux mieux pas, sinon tu seras le prochain que tueras Charly. A moins que ce soit moi qui m'en charge » répliqua un Noam sur les nerfs.
« Papa ? »

Il n’entendait plus rien. Le monde continuait autour de lui, mais il restait coincé dans son monde où sa fille était encore un bébé. Il aurait aimé revenir à la période où elle avait besoin de lui pour rien, où à chaque chagrin, elle venait se réfugier dans ses bras.
« Tout le monde dehors, sauf Charly. »
« Quoi ? »
demanda légèrement affolée la jeune Evans. Elle l’avait déjà vu comme ça une fois et ça n’en avait rien tiré de bon.
« Mais c’est mon appartement. »
« Tanner dehors. »
Charly attrapa la main de son petit ami, avant que celui-ci ne quitte la pièce. « Tu peux pas partir » murmura-t-elle suppliante. Hésitant, il tourna la tête vers son beau père, qui le fusilla du regard. Il savait désormais d’où sa petite amie tenait son regard. Il déposa rapidement un baiser sur sa main avant de partir le plus rapidement possible vers la porte. « Tanner reviens ici. » supplia-t-elle avant que la porte ne se ferme sur eux. Elle se tourna doucement vers son père, qui la regardait sévèrement

« Charly Liléa Evans, un tatouage ? »

« T’as le nom de maman tatoué sur le bras. »
rappela-t-elle innocente. Au vu du regard que lui adressa son père, c’était pas la meilleure réponse. Elle s’assit doucement sur la chaise, attendant sa sentence. Elle avait 20 ans et son père l’impressionnait toujours autant.
« J’étais amoureuse d’elle quand je l’ai fait faire. »
« Je suis amoureuse de Noam aussi. »

« Mais il te mérite pas. »

« Tu le connais même pas. »

« Bien sur que si, je le vois tous les jours venir te chercher et t’embrasser erk. »
Un léger éclat de rire s’échappa des lèvres de la jeune femme. Elle comprit enfin pourquoi son père était bizarre ces derniers temps. Elle avait tellement été dans sa bulle ces derniers temps qu’elle avait oublié de vérifier que son père s’en sortirait.

« Pourquoi tu m’as pas dit que ça te dérangeait que j’emménage avec Noam ? »

« Parce que t’es une grande fille et que sur la liste des choses à faire, y avait écrit laisse ta fille partir. »

« Y avais aussi écrit organise lui une fête avec un clown. »

« Ta pauvre mère ne pouvait pas savoir que t’allais développer une peur bleue des clowns. »

« C’est vrai. Maman n’avait pas prévu non plus que je deviendrais une petite fille à son papa. C’est pas parce que j’emménage avec Noam que je vais arrêter d’avoir besoin de toi. »

« C’est vrai ? Oh mon dieu, on dirait que je suis l’enfant. »
Un nouvel éclat de rire s’échappa des lèvres de la jeune Evans. Elle posa sa tête sur l’épaule de son père. « Il te rend heureuse ? »
« Oui. »

« Je pourrais le tuer s’il te brise le cœur ? »

« Oui, mais seulement si tu caches bien son corps. »

« Je t’aime Charly »
avoua-t-il. C’était rare les conversations entre Caleb Evans et sa fille. Pourtant ils étaient très complices et très proche. Peut être parce qu’il était la seule famille que Charly n’avait jamais connu. « Vous pouvez revenir maintenant. » cria-t-il à l’égard des 6 amis, qui écoutaient aux portes.

La porte s’ouvrit rapidement et Charly ne put s’empêcher de rire en voyant Lynn en train d’essuyer les larmes qui coulaient le long de ses joues. Son père déposa un baiser sur sa tempe avant de se lever et de s’excuser. Noam vint prendre rapidement sa place. « Ca va aller ? » Charly acquiesça doucement avant de se glisser dans ses bras. C’était un grand pas dans sa vie de nouvel adulte et ça l’effrayait un peu, même si elle savait qu’elle s’en sortirait très bien avec Noam à ses côtés. Elle resta dans ses bras de longues secondes avant que ce dernier ne se détache d’elle. « Maintenant que je suis sur que tu vas bien, je dois aller régler un truc et toi tu devrais aller sauver ton père des griffes de Lynn. » Elle émit un léger éclat de rire avant de poser ses lèvres sur celles de Noam. « Ne lui fais pas trop mal. Tu les a vu aussi et mon père ne t’as pas tué. »
« Rien à voir. »

« Vraiment ? »

« Tu m’as permis de les voir, lui non... Il a pas le droit de fantasmer sur ta poitrine parfaite. »

« Tu le fais bien. »

« Ne confonds pas tout. »

« C’est juste des seins. Il en a vu des milliers. »

« Pas ceux de ma petite amie. T’aurais du te faire tatouer sur la poitrine, comme ça tout le monde aurait su qu’ils étaient à moi. »

« Hey, je t’appartiens pas. »

« Moi je t’appartiens. »
répliqua-t-il avant de poser ses lèvres sur les siennes. Ils n’avaient pas eu de moment comme celui-ci depuis deux longues heures. Un record si on les connaissait. Il se détacha d’elle. « Ne me distrais pas. » Elle leva un sourcil, amusée avant de le laisser partir, alors qu’il marmonnait qu’il allait effacé toute pensée de la tête de Josh. Elle s’approcha de son père et ne put s’empêchait de rire en entendant Lynn lui dire qu’elle était contente qu’il fasse bientôt parti officiellement de sa famille, parce qu’il était tellement mieux que son beau père actuel. Son père regarda Charly, exaspéré, mais amusé. C’est faux. Son père n’était pas son unique famille. Elle avait aussi Lynn, Aidan, Josh, Jessie, Joyce et Noam. C’est comme ça qu’elle imaginait sa vie future, avec eux 7. Ils n’étaient pas une famille conventionnelle, mais ils étaient sa famille et pour rien au monde, elle les aurait échangés.


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MessageSujet: Re: CHARLY → Save me.    Jeu 9 Juin - 16:37

    And then the worst happened ...



▬ 12 février 2007 ▬

Poussant la porte de la maison de son enfance, elle ne fut accueillie que par le silence. Depuis quelques temps, ce silence la suivait partout. Chaque jour, elle se perd. Elle sent qu'elle les perd, aussi. Ce n'est pas facile de ne plus voir les personnes qu'on a côtoyé tous les jours. Elle se sent seule, extrêmement seule. Elle ne sait plus quoi faire, elle tourne en rond. Elle réfléchit, elle essaie de trouver une solution. Son esprit se vide avec les larmes qui coulent le long de ses joues. Elle ne sait plus quoi faire, elle ne sait plus rien. Elle sait juste qu’il va falloir se reconstruire et faire semblant d’être heureuse. Elle sait que plus jamais rien ne sera comme avant. Ca ne fait que 6 mois, mais sa vie d’avant lui manque déjà. Elle fait semblant d’être heureuse. Elle a perdu le sourire et les étoiles dans ses yeux. Ce n’est peut être que passager. Elle n’arrive plus à faire semblant. Elle s’accroche à des petits moments, aux rares personnes qui sont encore là pour ne pas sombrer définitivement. Elle continue quand même. Son monde s’est peut être arrêté, mais il continue de tourner. La vie continue. Chaque jour, le soleil se lève. Une nouvelle nuit s’annonce et pour la première fois depuis son enfance, elle les redoute. Désormais, elle redoute tous ses moments passées seule dans son appartement. Le temps parait alors plus long. Elle se perd dans ses pensées et petit à petit, elle perd la notion de la réalité. Ce matin, elle l’a encore vu allongé sur leur lit. Elle a croisé son sourire. Elle a senti sa main se poser sur son ventre. Elle l’a entendue lui promettre que tout irait bien. La réalité s’efface petit à petit. Elle se perd dans ses songes l’espace de quelques heures, mais à chaque fois la réalité revient de plein fouet. A chaque fois, c’est plus douloureux. Il manque une partie d’elle qu’elle ne connaissait pas. Il y a un vide en elle qu’elle ne sait pas comment combler. Elle cherche, sans cesse. Elle se balade dans les rues de Hope mills, espérant croiser son regard, espérant le voir. Sans lui, elle se sent tellement vide que ça l’effraie. Sans lui, elle redevient cette petite fille, ayant peur du noir et des clowns. Si ce n’était pas pour son bébé, elle aurait rejoint sa meilleure amie. Parfois, son regard se perd et elle part rejoindre la plus jeune des Tanner. Parfois, elle ne souhaite rien d’autre que revenir dans son enfance, là où la famille Tanner ne faisait pas partie de sa vie. Sans eux, elle pourrait être heureuse à l’heure d’aujourd’hui. Ils ont détruit sa vie et ils vont détruire la vie de la futur génération.

Passant une main sur son ventre bien arrondie, elle se dirige avec difficulté dans la cuisine. Avant de partir, Noam lui a fait un dernier cadeau. Un magnifique petit ange qu’elle imagine avec ses yeux moqueurs et le sourire ravageur de son père. Elle sait déjà qu’elle sera incapable de l’élever, pourtant elle a décidé de lui donner la vie. Sa meilleure amie est morte, elle ne pouvait pas consciemment retirer la vie à une autre personne, même si à l’époque ce n’était qu’un fœtus. Elle en était incapable. Elle aurait déjà du mal à l’abandonner pour une autre famille, mais elle ne le se serait jamais pardonné si elle avait fait pire. Ce bébé c’est sa seconde chance. Il est là pour lui rappeler que parfois de l’horreur, de belles choses arrivent. Même si c’est dur de se le rappeler tous les jours, surtout aujourd’hui. « Charly ? Qu’est ce que tu fais là ? Je suis passé au cimetière. T’y étais pas, je me suis inquiété. »

Charly leva doucement la tête vers son père. Est-ce que elle aussi avait été la seconde chance de Caleb ? Sans elle, aurait-il déjà abandonné la partie ? Cette question tournait sans cesse dans sa tête. Ces derniers temps, elle s’inquiétait pour un rien, pour tout le monde. Elle ne trouvait plus le sommeil. A chaque fois, un horrible cauchemar où l’une des personnes qu’elle aimait le plus au monde partait la tirait de son sommeil. « J’y suis allé, mais le bébé avait faim. » Elle aurait très bien pu rentrer chez elle, mais elle détestait cet appartement désormais. Elle détestait tout ce qui lui rappelait, toutes les promesses qu’il laissait sous entendre. Toutes ces stupides promesses qui ne se réaliseront plus jamais. Elle préférait retourner dans son ancien maison, retourner en enfance, sans ses maudits Tanner dans sa vie. Elle était lasse de toujours devoir faire face à la vie. Ca avait commencé bien trop tôt. A 7 ans et ces épreuves n’avaient fait que s’enchainer dans sa vie. Laissant sa main sur son ventre, elle essaya de trouver une position confortable pour s’assoir tandis que son père lui tendait un sandwich banane et beurre de cacahuètes. Depuis qu’elle était enceinte, elle ne mangeait que ça. A croire que le bébé était un singe. Cette simple marque d’attention lui mit les nerfs en plotes. Ca fait longtemps que ça ne lui est pas arrivé. Un trop de tout s’est accumulé et elle sent qu’elle va exploser. Elle est triste, tellement triste. Elle est au bord du précipice et elle a l’impression qu’un rien ne pourrait la faire tomber dans un tourbillon de désespoir. Les larmes coulent malgré elle le long de ses joues. Un sanglot s’échappe de sa gorge. Il est temps qu’elle évacue cette douleur qu’elle emmagasine en elle. Il est temps qu’elle pleure. « Je peux... Je peux pas... » L’air lui manque. Elle n’arrive pas à mettre les mots sur ce qu’elle ressent, sur ce qui semble normal pour tout le monde. Sa meilleure amie est morte, son petit ami est parti et elle attend un bébé. Elle devrait être en train de pleurer tout le temps, mais depuis l’annonce de sa grossesse, c’est la première fois qu’elle s’y autorise. C’est la première fois qu’elle laisse ses armures tomber. « Le bébé... Le... Je peux... Je peux pas faire ça sans lui » sanglote-t-elle alors que déjà son père enroule ses bras autour de sa fille. Il a déjà vu sa fille triste, mais ces derniers mois, elle ne ressemble plus à sa fille. Elle n’est plus que l’ombre d’elle-même. Son corps est encore là, mais la vraie Charly est quelque part avec Lynn et Noam. Il ne l’a pas vu pleurer, parce que son bébé est fort, mais il se sent soulager de la voir ainsi. Charly est encore là. Il ressert sa prise sur elle. Il aurait voulu la protéger de tous les maux. Il dépose un baiser sur sa tempe. Elle apprécie ce geste, mais elle ne peut pas s’empêcher de penser que c’est Noam qui devrait être à ses côtés. Ses larmes coulent de plus belle, alors qu’entre deux sanglots, elle arrive à murmurer « je veux rentrer à la maison. » Caleb caresse les cheveux de sa fille et acquiesce. Elle a l’air tellement fragile que ça l’effraie désormais.

Elle est allongée dans son lit maintenant et il la regarde, comme il le faisait quand elle n’était qu’une enfant. Elle va devenir maman bientôt et il sait déjà que dans d’autres circonstances, elle aurait été une mère parfaite. Elle l’aime déjà ce petit bébé et il l’a vu le protéger. Elle lui raconte des histoires, lui chante des chansons, lui parle de ce père qui l’aimerait plus que tout s’il avait su qu’il existait. En y regardant de plus près, il voit un sourire dessiné sur ses lèvres tandis qu’inconsciemment sa main caresse son ventre. Peut être que dans son sommeil, elle la retrouvait et elle est heureuse. Pour le moment, elle semble paisible. Demain sera plus dur. Une nouvelle fois, elle se rendra compte qu’elle est seule et elle essaiera de vivre avec ce sans, avec ce rien.

▬ 18 mai 2008 ▬

Dans l’obscurité, on pouvait apercevoir une fine silhouette assise à même le sol dans le Bones, le bar le plus réputé de la ville. Il était fermé aujourd’hui. On enterrait le patron. Une porte claqua et même ce bruit ne réveilla pas Charly de la torpeur dans laquelle elle était plongée depuis deux jours. Ses yeux étaient rougis d’avoir trop pleuré. Elle était fatiguée. Emotionnellement. Elle n’avait plus rien à quoi s’accrocher. Tout le monde la quittait.

« Charly on doit y aller. » Sauf lui. Elle le connaissait seulement depuis quelques mois et pourtant il avait été plus présent que ses amis. Il l’avait aidé à remonter la pente. Il lui avait appris à sourire de nouveau. Il lui avait prouvé que la vie valait la peine d’être vécu. Il vint s’assoir à ses côtés. Elle le regarda quelques secondes et remarqua à quel point il était beau dans son costume. Dans d’autres circonstances, elle lui aurait dit, mais pas aujourd’hui. Aujourd’hui, elle n’avait le cœur à rien, si ce n’est à se l’arracher pour arrêter de souffrir.

« Tout le monde t’attend. »
« Je peux pas faire ça X. Je peux pas repasser par là une nouvelle fois. J’ai enterré trop de personnes que j’aime. » avoue-t-elle dans un souffle la voix enrouée par les émotions. Elle arrive pas à croire que lui aussi la quitter une nouvelle fois. X ne dit rien. Qu’est ce qu’il y a à dire ? Son père est mort. Rien n’apaisera sa peine. Il passe un bras autour de ses épaules et l’enlace, comme pour lui donner un moyen de se raccrocher à la vie. Elle se laisse aller dans ses bras et pleure à nouveau. Elle ne sait pas combien de temps elle est restée là à pleurer la perte d’un père. Il finit par se relever et lui tend la main, mais elle s’y refuse.

« Tu sais que j’ai rien à t’offrir. » Il lui sourit doucement et se met à sa hauteur pour poser ses mains sur ses joues. De ses pouces, il essuie ses larmes.
« Si. T’as tout à m’offrir. Je sais que Noam t’a blessé et qu’il détient encore une partie de ton cœur, mais un jour, tu vas l’oublier et je serais là. J’ai tout mon temps pour t’attendre. Une éternité en réalité. »


_________________

    ── THE STORY GOES ON WITHOUT YOU ──
    And there's got to be another ending. But yeah you broke my heart. It won't be the last time but I'll get over them too. As a new door opens we close the ones behind. You mixed me up for someone who'd fall apart without you. Yeah you broke my heart for the first time. But I'll get over that too.
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