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 RIVERS ▌Cauz' every day the sun get up for a new day

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MessageSujet: RIVERS ▌Cauz' every day the sun get up for a new day   Sam 21 Mai - 16:18





    Février 1992
    Charlotte, Caroline du Nord


Dix sept heures, dans la cour de l’école, il ne reste plus que lui. Le jeune Rivers va fêter ses sept ans dans quelques semaines. Il déteste l’école. Il préfère jouer au ballon chez lui. Il aime le basket, jouer avec son chien, Desperado. Ses parents ne sont pas sévère. Ils l’aiment. Oh j’oubliais, Nolan ou plutôt Blake, sait qu’il a été adopté. Ça ne lui fait pas grand-chose. A vrai dire, il ne se pose pas la question du pourquoi, du comment et si un jour, il voudra savoir s’il a de la famille. Depuis six ans, il vit avec ses parents qui l’aiment et qui le gâte. Car en effet, il a la vie rêvé dont rêve tous les gamins qui sont en foyer. La jolie maison, les parents cool, le chien, la belle voiture. Le rêve américain en bonne et dûe forme. Petit détail, Nolan déteste ce prénom, c’est pour cette raison qu’il se fait appeler Blake partout où il va. La souffrance, il est trop jeune pour savoir ce que c’est exactement. Il ne connait que l’amour et la protection des Rivers. Seulement même s’il n’a que six ans, ses parents n’ont jamais été en retard pour le prendre à l’école. Et quand ils sont trop occupé, c’est la voisine ou la baby sitter qui s’occupe de lui. Mais pas aujourd’hui. Son ballon entre les mains, il joue tout seul à le lancer dans le panier de basket. Son sac à dos est contre le pilier du panneau. Il fait rebondir le ballon tout en marchant tranquillement lorsqu’une voix s’adresse à lui.

« - Nolan, s’il te plait, tu veux bien venir ? »

Rien que d’entendre ce prénom, il grimace. Il n’a pas envie de se tourner. Car il sait qu’on va surement lui faire une remarque. Une fois de plus, le gamin de bonne famille est encore tout débrailler. Son blouson traine sur le terrain, les genoux de son jean son à moitié déchiré et son pull est maculé de trace d’encre. Blake a beaucoup trop d’énergie. Il ne sait pas tenir en place. Il se pince les lèvres et pivote finalement sur ses talons pour voir sa maitresse qui l’attend. Son ballon retombe sur le bitume et avançant vers elle, il récupère sa veste qui traine. Un lent soupir s’échappe de ses lèvres lorsqu’il remonte en direction de la femme aux lunette et à l’allure sévère.

« - J’ai rien fait de mal. » commence-t-il à se défendre. Car il sait qu’en général, lorsqu’elle le rappelle à l’ordre, ça n’est pas pour un simple punition. Il lève la tête lorsqu’il sent sa main se poser sur son épaule.

« - Je sais Nolan. Il n’y a pas de punition à la clé pour cette fois. »

Il hausse un sourcil. Alors de quoi voulait elle lui parler ? Il la suit dans la salle de classe vide où il découvre une femme noire avec un sourire encourageant. Elle n’est pas très grande mais lui parait gentille. Il ne connait pas beaucoup de personne méchante. Toutefois, il comprend bien vite que quelque chose se trame.

« - Je te présente Mercy Gibson. » s’accroupit l’institutrice. « Tes parents ont eu un accident, Nolan. »

« - Arrêtez de m’appeler Nolan. » Grince-t-il en adressant un regard noir à l’institutrice.

« - Madame Gibson va t’aider à rejoindre le foyer- »

« - Pour quoi faire ?! J’ai une maison ! Papa ou maman vont venir me chercher… j’en suis sur ! » réplique-t-il avec assurance et une détermination à toute épreuve.

« - Hé, Nol… »

« - Blake ! » s’écrie-t-il un peu plus durement. « Je m’appelle Blake ! »

« - Blake. » répète l’assistante sociale. « Tes parents ne vont pas pouvoir venir… c’est pour ça que c’est moi qui vais m’occuper de toi. »

« - Ils vont venir j’vous dis ! »

« - Non. Ils ne peuvent pas… leurs blessures étaient trop grave. Je suis désolée- »

« - Hein ?! Quoi ?!- »

« - Nolan. » la reprit immédiatement son institutrice.

« - Ils sont… morts ? » demande-t-il spontanément en fixant l’assistante sociale, les yeux grand ouvert, arrivant à peine à croire qu’on ait pu lui retirer les seules bonnes personnes de sa vie. C’est là que pour la première fois de sa vie, il comprit le mot souffrance et que des larmes apparurent sur son visage.

Il aurait voulu entendre qu’ils étaient juste à l’hopital et que la voisine viendrait bientôt le chercher. Or, depuis ce jour sa vie à prit un virage à 180 degrés. Il ne les a plus jamais revu. Aujourd’hui, sa mémoire sélective lui empêche d’avoir des souvenirs précis. Néanmoins il a été marqué à vie. Il a été trimballé en foyer, sa scolarité est devenu le cadet de ses soucis. Bien souvent, le soir il faisait le mur pour sortir. Juste pour être dehors. Etre libre. Au lycée, rien ne s’est arrangé. Il a été impliqué dans un nombre impressionnant de bagarre. Sans parler de ses séjours au commissariat. Il était mineur et en tant que tel, les flics n’ont jamais rien retenu contre lui. Après tout, il était tout seul. A qui on pourrait en vouloir ? Sa vie a juste basculer du mauvais coté de la barrière et depuis, Blake prend un malin plaisir à ce que ça se poursuive dans ce sens.





    Mars 2010
    Statesville, Caroline du Nord


Un hôtel miteux, des murs dont l’épaisseur rivalise avec du papier à cigarette, ça lui rappelle l’époque du foyer. Blake n’y songe pas comme un mauvais souvenir. Après tout, ça fait partie de son passé, de sa vie. Il aime la liberté et contourner les règles. Il n’est pas photographe, journaliste, mannequin ou sportif. Blake n’est pas pour autant une mauvaise graine. Certes, si on regarde de plus près, il n’a pas le profil du gentil garçon de bonne famille. Il a des antécédents. Il n’a jamais été incarcéré parce qu’il était mineur mais il avait des contacts. Des personnes peu recommandable. Comment un gamin de l’assistance peut se retrouver embrigadés dans un commerce de drogue ou encore dans un braquage. Blake n’a pas le profil idéal. Il a gouté à tout. Drogue, alcools, joints, colle, tout y est passé. En même temps, ça ne manquait pas au foyer. Aujourd’hui, il ne fait plus parti des drogués. Ça lui arrive plus souvent de se prendre une cuite mais il est plutôt calme. Coté caractère, on ne peut pas dire qu’il ait beaucoup changé. Il a cette sale manie de répondre à tout le monde. Une franchise qui dérange et qui lui a valut un sacré nombre de bagarre.

Se levant du lit, il jette un rapide coup d’œil de l’autre coté du lit. Une fille de plus. Il ne s’attache à personne. Aucune fille n’est prête à relever son attention ou alors elle devra être sacrément suicidaire. Il ne fait pas de plan. Vit sa vie au jour le jour. Suit le groupe dans sa tournée. Pour le reste, il verra bien. Il n’accorde plus de crédit à la famille. Celle qui a été la sienne a été si soudainement foudroyé que ça n’a plus réellement d’importance dans sa vie. Il se rhabille et sort de la chambre avec pour seul bagage, sa guitare et sa veste. Ses affaires son restés dans la vieille voiture de son père qui tombe en ruine. Lorsque le temps le lui permet, il tente d’en prendre soin en y changeant quelques pièces. Du moins si, il a assez d’argent pour ça. Il sort tout droit dans la rue et pose sa guitare sur le siège passager quand une ombre se faufile derrière lui.

« - Don Juan a décidé de se joindre à nous ! » ricane le jeune musicien derrière lui.

« - J’suis sur que t’es debout depuis aussi longtemps que moi. Crâneur ! » réplique Blake, sans même jeter un œil à son ami.

« - Ouuuuuuh, c’est que t’es de sale poil, ma parole. » le dévisage Austin. « Qu’est ce qui va pas bon bichon ?! » Il passe un bras autour de la nuque de Blake et ce dernier se dégage d’un geste brutal et rapide, d’un coup de poing dans le nez.

« - Connard ! » siffle Blake alors qu’Austin grimace et passe une main sous son nez en sang.

« - Putin Blake ! T’as vraiment pas le sens de l’humour ! »

« - Et toi, t’es toujours aussi con. Qu’est ce qu’on va foutre dans cette ville pourrie ? »

« - ça fait partie de la tournée- »

« - La tournée ? Tu me prends pour un débile qui a jamais vu la lune ? Si on va là bas pour que tu te tapes ton ex, c’est même pas la peine que tu m’appelles. »

« - T’as envie de te la faire ?! » réplique Austin, un sourire carnassier sur le visage. « C’est un bon coup, tu sais. »

« - Va te faire foutre ! J’en ai ma claque de tes conneries. » rétorque Blake acerbe.

Il aime bien Austin. C’est un bon musicien. Et il pourrait être un bon ami mais Blake le trouve décidément trop con. Entre ses frasques avec les nanas et le fait de ne pas vouloir assumer son enfant, ça agace vraiment Blake. Lui, n’a pas cette vie faite de famille. Il n’en veut pas d’ailleurs. Il se trouve très bien tout seul, sans attaches. Pourtant il sait qu’avec Austin, ça va dégénérer. D’ailleurs ce dernier revient à la charge et Blake n’arrive pas à se contenir. Le coup par tout seul et il plante Austin en plein milieu de la rue. Blake est devenu de plus en plus nerveux au fil des années. Rares sont les disputes où ses poings ne prennent pas le dessus. Il rejoint sa voiture et démarre. Il ne sait pas où il va. Peut être se rendra-t-il finalement à Hope Mills, peut être pas. A vrai dire, il a pas envie de voir la gueule d’Austin pour le moment. Sauf qu’il a besoin de jouer. Besoin de musique. Il en crève car c’est la seule chose de son enfance qui lui reste. C’était son père, Mr. Rivers qui lui avait apprit la guitare. Il n’avait pas plus de quatre ans quand il a commencé à en jouer et depuis, il n’a jamais arrêté. Sauf que sa force de caractère lui a valut d’être renvoyé de pas mal d’écoles. Ainsi, personne ne veut d’un musicien qui n’est pas diplômé ou dont le talent semble banal à coté d’autres. C’est pour ainsi l’unique raison qui le retient à Austin. Au moins avec lui, il est certain de monter sur scène. Quand bien même, il ne se gênera pas pour lui mettre son poing dans la gueule lorsqu’il le retrouvera, à Hope Mills ou ailleurs.




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MessageSujet: Re: RIVERS ▌Cauz' every day the sun get up for a new day   Sam 21 Mai - 16:22



    21 mai 2002


A 17 ans, on se croit grand. On se rapproche de la majorité. On est presque adulte. On a le permis depuis 1 an. C’est déjà la moitié du rêve. De plus, lorsqu’on vit en foyer on est à un an de la liberté. C’est ce que se dise tous ses jeunes qui sont à quelque mois de leur sortie officielle et définitive. Sauf que personne n’est à l’abri dans les foyers. La vie n’a rien à voir avec ce qu’on imagine ou ce qu’on voit à la télé. La vie en foyer est pire. On doit faire attention à tout. Aux paquets de clopes qu’on a récupéré d’un surveillant, au premier gant de base ball qu’un proche nous a offert. Dans les foyers, on apprend la vie. On apprend à se battre et à être malin. Blake a su l’être sur certains points. Il dévale les escaliers qui mènent à la cour lorsqu’il entend un raffut du diable à l’arrière du bâtiment principal. C’est généralement de mauvaise augure lorsque les jeunes trainent par là.

« ALLEZ BOONE !! » Crie un gamin d’un peu plus de dix ans.

Boone ! Il n’y en avait qu’un dans le foyer. Et pire, il avait toujours le chic pour dire des choses ou commettre des bourdes qui lui attirait sans cesse des problèmes. Serrant les dents et grommelant un tas de noms à l’adresse de son ami, Blake força le passage pour arriver à auteur de son imbécile de meilleur ami.

« Peters ?! » lâche Blake en jetant un regard en biais à son ami. « Vraiment ?! »
« Bah… ouais. » Ce dernier hausse les épaules, l’œil déjà tuméfié et la lèvre fendue. « J’allais pas lui donner mes clopes sans me battre. »
« T’es inconscient ! » grince Blake en voyant le fameux Peters s’approcher de lui.

Blake était déjà bien bâtit pour son âge. Il savait frapper à des points stratégique et gagnait en général les combats avec aisance. Sauf que Peters appartenait à une autre catégorie. Il était réputé pour les combats au couteau, le racket et les vols en tout genre. A 17 ans, il avait déjà un casier plus long que le bras. De plus, il n’était qu’une brute épaisse qui prenait un malin plaisir à terroriser la majorité des occupants du foyer. Pour dire, même certains adultes rasaient les murs pour éviter le fameux Peters. Blake n’était pas sur de pouvoir parvenir à sortir son ami de cette situation. Pourtant, il ne marqua aucune hésitation en portant le premier coup.

La foule scande plusieurs noms tandis que du sang est versé. Blake s’évertue à devenir la cible de Peters mais ce dernier compte bien régler son compte à Boone. L’arcade ouverte, le nez en sang et l’œil tuméfié, Blake charge sur Peters alors que celui-ci adresse un uppercut des plus violent à Boone.

Blake ne voit pas son ami tomber et se taper la tête sur le rebord du trottoir. S’épuisant à foudroyer Peters de coups, Blake lâche toute sa colère, sa rage et sa puissance sur la jeune brute. Il ne se préoccupe plus de rien que des coups qu’il abat sur le corps du jeune délinquant. Il n’a pas conscience de son incapacité à s’arrêter, du mal ou encore de la violence qui sommeille en lui.

« - Boone !! Boone !! Nooooooon !! » s’écrie une voix en se laissant tomber à coté de lui.

Il lui faut plusieurs secondes pour émerger. C’est uniquement lorsque la voix de Courtney mêlé à d’autres murmures qu’il finit par réagir et à se relever d’un bond. Debout à coté d’un Peters à moitié KO, son regard tombe sur Boone. Courtney ramenant sa tête sur ses genoux, se tachant de sang. Il y en a partout. En quantité astronomique. Il n’a pas conscience encore de toute cette signification. Les larmes de Courtney le déchire. Tout commence à prendre un sens. Il déglutit péniblement alors que sa voix brise le silence.

« Barrez vous ! espèces de bâtards ! »

Il marque une hésitation. Son regard accroche celui de la jeune femme l’espace d’une seconde. Il n’y a pas de question dans ce regard. Juste un avertissement. Blake se sent impuissant. Peters devra payer pour ça. C’est Peters qui l’a tué.

« Je vais lui faire la peau- »
« Nooon !! » Le cri de Courtney est un SOS. Son seul regard lui suffit à comprendre. C’est machinalement dans cette marre de sang et cette ambiance morbide, qu’il se laisse tomber à son coté. « Je peux pas te perdre toi aussi. »

Son bras glisse autour de l’épaule de Courtney qui vient appuyer sa tête sur son épaule. Elle passe sa main dans les cheveux de Boone. Une main qui tremble, un corps secoué de sanglot, une rage qui naît au fond de son corps. Courtney n’est pas une personne violente mais on vient de la priver de l’homme qu’elle aime. Elle n’a que 16 ans et pourtant, elle n’arrive pas à croire qu’un être humain puisse faire autant de dégât à un homme. Elle lève les yeux vers Blake, une question silencieuse dans les yeux.

« - Pour un paquet de clopes. » répond-t-il. « Il paiera Court’. J’te le jure. J’en fais mon affaire. »

Depuis ce jour, Blake a cessé les gros combat. Son meilleur ami est mort sous ses yeux. Et d’une certaine façon, il se sent responsable. Car il n’a pas pu le venger. La justice s’en est chargé avant même qu’il ait pu faire quoi que ce soit. Dans l’absolu c’était la meilleure chose qui pouvait arrivé. Mais pour Blake son ami n’était pas vengé. Car une peine de prison ça n’était pas assez en contrepartie d’une vie. Aujourd’hui Blake se bat toujours. Contre ses démons, lorsque quelqu’un lui tape sur le système. Mais dans l’ensemble, il a apprit à contrôler ses accès de rage. Des cicatrices, il en garde encore du jour de la mort de Boone. Un jour qu’il ne pourra jamais rayer de sa mémoire. Car elles font partie de lui, elle sont ce qui fait de lui, l’homme qu’il est devenu au fil de ses dernières années. Un homme rongé par la vengeance. Un homme qui se refuse à se lier à d’autres personnes. Un solitaire.

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MessageSujet: Re: RIVERS ▌Cauz' every day the sun get up for a new day   Sam 21 Mai - 16:24



    Mars 2003


Son regard s’assombrit dès qu’il pose les yeux sur cet endroit où son meilleur a rendu son dernier soupir. Il a beau faire des efforts pour passer à autre chose mais rien n’y faisait. Il était mort de la main de Peters. Blake avait des tas de défauts mais il ne laisserait pas ce crime impuni, peu importe ce que pense Courtney. Elle a beau avoir besoin de lui, voir Peters se balader dans ses couloirs comme si de rien était, c’en était trop pour les épaules du jeune Rivers. Pivotant sur ses pieds, son regard fouille les jeunes dans cette cour quand il distingue l’armoire à glace qu’est Peters.
Blake a déjà sa réputation de puncheur et qu’il faut plutôt s’écarter de son chemin. La foule s’écarte dès lors qu’il fait un pas à peine s’approche-t-il de Peters, qu’à travers les yeux sombre de Blake, il ne luit que cette envie d’ôter la vie à ce type.

« Tu fais peut être la loi, ici, Peters… mais le jour arrivera où tu devras rendre des comptes. »

« Tu me menaces, Rivers. »

« Prends-le comme tu veux. Sache juste que je t’ai à l’œil. » Poursuit Blake sans le lâcher des yeux. « Tu paiera pour sa mort. »

Les mots étaient largement suffisants. Blake le vit déglutir. Avait-il peur ? Si c’était le cas, Blake en serait ravi. Car il n’y avait rien qu’il ne détestait plus que le mensonge et l’injustice. Boone n’avait jamais mérité ça. Il n’avait jamais été un garçon à problème. Il était maladroit, un peu collant, mais d’une profonde gentillesse. Pourquoi avait-il dû mourir si jeune ? C’était qu’un gamin innocent. Et ça, Blake l’avait en travers de la gorge.
Son sac sur l’épaule, il passa les portes du foyer. Il était majeur et n’avait donc plus rien à faire au foyer. On le foutait à la porte, sans un rond, sans job, sans logement, sans rien. Il laissait alors Peters avec Courtney comme probable future victime ou proie. Et ça, il n’en disait rien mais ça le bouffait.

« On se reverra Peters ! » Et il tourna les talons, espérant sincèrement que Courtney n’avait ni vu, ni entendu le moindre mot de cette conversation.




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