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 « Sauveur un jour, sauveur toujours ? »

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MessageSujet: « Sauveur un jour, sauveur toujours ? »   Jeu 12 Mai - 13:18

Assise sur cette chaise, je soupire et ma jambe bouge toute seule. Mouvement nerveux, signe de ma nervosité qui grimpe. Je lance un sourire forcée à ma voisine, le pied posé sur un tabouret de fortune enrobé dans de la glace. Une élève du Haras où je travaille. Elle a chuté pendant un cours d'équitation. Je me suis proposée de l'emmener aux urgences. J'attends que sa mère prenne mon relais mais elle semble prendre son temps. Ca me dérange pas de dépanner, ni d'être là en somme. Ce qui m'insupporte c'est de voir cette gamine souffrir et de rien pouvoir faire, ça m'exaspère. Les infirmières passent et ne lui donnent rien contre la douleur, ça m'énerve. Cela fait tout de même deux bonnes heures qu'on patiente comme des idiotes ici. Elle est toute pâle maintenant alors je tente de prendre une tête agréable pour ne pas qu'elle pense que c'est elle qui m'ennuie. Je lui souris et la rassure que ça sera bientôt notre tour. Elle hoche la tête timidement et continue de regarder dans le vide. On a le temps de s'enraciner quoi. Enfin, un brancardier se dirige vers nous et aide Anna à s'installer sur la chaise roulante. Au même moment, sa mère débarque et tout de suite sa fille a le visage plus rassuré. Je me rappelle que moi aussi, dès que ma mère était là, je me sentais plus en sécurité et apaisée. A ce moment précis, j'aurais aimé voir ma mère mais je suis à des km d'elle. Je prend congé de façon polie et lui souhaite bon rétablissement avant de m’éclipser. Je passe les portes coulissantes et m'adosse un moment contre le mur de l'hôpital. Des gens font des allées et retours dans la bâtisse. Je pousse un soupire de soulagement. Je déteste être dans un hôpital, ça me rappelle la maladie de ma mère, les visite qu'on lui faisait, les sourires forcées qu'on se faisait pour ne pas qu'on devine la souffrance de l'autre, peine perdue, on le savait parfaitement. Je tourne la tête vers une silhouette sur le pan du mur adossée elle aussi de l'autre côté de l'entrée. Je le reconnais. C'est celui qui m'a ramené mon sac à main et ce petit gamin afin qu'il s'excuse, puis il avait disparut d'un coup sans que j'ai eu le temps de le remercier. J'hésite puis finalement je vais vers lui. « Hmm Salut » Je lui souris et fait un geste de la main timide et hésitant « Je sais pas si tu te souviens de moi, je suis la fille au sac à main de l'autre fois » Je dis en montrant mon sac à main, le même que cette fameuse nuit. Je sens déjà mes joues se rosirent. Ohlalalala quelle idée j'ai eu de venir lui parler. Je ne sais pas quoi dire d'autres. Je me mords la lèvre et évite son regard « J'ai...J'ai pas eu le temps de te dire merci la dernière fois. J'espère que je te hmm...dérange pas là. En tout cas...Me...Merci pour la dernière fois, c'était très gentil de ta part » Oh saperlipopette, je me sens trop ridicule, j'ose même pas le regarder, il doit me prendre pour une tarée. J'ai envie de prendre mes jambes à mon cou et m'enfuir en courant. Quelle idée j'ai eu de venir l'aborder. Ca m'apprendra tiens à agir avant de réfléchir. Ca m'éviterait bien des désagréments de la sorte.
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MessageSujet: Re: « Sauveur un jour, sauveur toujours ? »   Jeu 12 Mai - 20:55



Appuyé contre le mur près de l’entrée des urgences, j’attendais ma sentence. La tête rentrée dans les épaules, je savais qu’elle ne tarderait pas à débarquer avec un sermon ou un regard noir. Bon sang, j’avais pas prévu de passer ma journée comme ça. D’ici quelques minutes, elle apparaitrait, ses mains sur les hanches, ce regard agacé et pourtant plein de tendresse. Pour me faire la morale, parce que j’avais cassé la gueule à son ex quand je l’avais croisé dans la rue. J’avais aucune raison de le faire. Hormis qu’il était juste hors de question qu’il s’approche de Regan et Heaven. Le nez cassé, la mâchoire endolorie et quelques cotes fêlés, Austin avait fini aux urgences. Jusqu’à ce que Regan l’apprenne et m’appelle moi ! Visiblement, j’étais le seul dans cette ville qui pourrait taper sur son ex-mari. On n’était pas ensemble. Avait-on une histoire au juste ? C’était compliqué et j’aimais pas particulièrement éprouver toutes ses émotions lorsqu’elle était près de moi. Cette vulnérabilité que je ressentais me rappelait que je lui donnais la possibilité de me faire du mal. J’étais pas sûr d’être prêt à ça. Mon regard balaie l’entrée des urgences quand finalement c’est une autre silhouette qui vient m’accoster. Une jeune femme dont le visage ne m’est pas totalement inconnue. Je la fixais, tout en l’écoutant s’emmêler les pinceaux. C’était toujours amusant de voir la réaction des gens lorsqu’on avait tendance à poser un regard intense sur eux, ils perdaient leurs moyens en l’espace de quelques secondes. Elle détourne les yeux, alors qu’un petit sourire cynique apparait furtivement sur mes lèvres. « J'ai...J'ai pas eu le temps de te dire merci la dernière fois. J'espère que je te hmm...dérange pas là. En tout cas...Me...Merci pour la dernière fois, c'était très gentil de ta part » Oh. Donc elle voulait me remercier. Et bah, c’est pas tout le monde qui se dérangerait pour si peu. Enfin surtout m’adresser la paroles. A croire que j’ai la peste. En général, les gens ont peur. Peur de ce que je pourrais dire, ou leur aboyer dessus ou pire, parler avec mes poings. Je lâche un petit rire. « y’a pas de quoi. » haussais-je les épaules après un instant. « Utilise le mot gentil pour désigner quelqu’un d’autre. C’est pas exactement le mot pour me décrire. C’était qu’un gamin paumé… » finis-je, ne comprenant que trop bien ce gosse qui devait être balloté de foyer en foyer, faisant le mur ou encore vivant dans la rue. C’était une époque qu’il avait connu mais il s’en était sorti. A sa façon bien que ça ne soit pas forcément la meilleure. « Qu’est ce qui t’amène aux urgences ? » J’étais curieux de savoir ce qui l’amenait ici. Elle pourrait tout aussi bien me retourner la question. Quant à moi… j’allais me prendre un savon, c’était à n’en pas douter. Je grimaçais à cette pensée alors qu’elle s’apprête à me répondre.




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MessageSujet: Re: « Sauveur un jour, sauveur toujours ? »   Sam 14 Mai - 12:48

« Utilise le mot gentil pour désigner quelqu’un d’autre. C’est pas exactement le mot pour me décrire. C’était qu’un gamin paumé… » Je me mords la lèvre instinctivement, gênée d'avoir gaffé même si je ne voyais pas ni ne comprenais mon erreur. Parce qu'après tout c'était la vérité non ? Si c'était un gros con ou bien un vilain pas beau, il n'aurait pas ramené mon sac à main ni forcé le petit à me faire des excuses. Quelque part, il avait une part de je ne sais pas, sensibilité ? Ou alors à moins que ce soit des principes et des valeurs. Une personne qui en a n'est pas forcément une mauvaise personne donc quand on est pas une mauvaise personne, on est forcément une "gentille personne" non ? J'avoue que mon raisonnement n'est fondé sur rien vu que je ne connais pas le personnage ni sa vie, je me base juste pour un moment qui n'a duré que quelque minutes tellement ce fut rapide. Je sais que moi, je n'ai jamais manqué de rien, vivre de peu, je ne sais pas ce que c'est, ni être dans le besoin. Cependant je ne trouve pas excusable le vol combien même nous avons eu une vie horrible et combien injuste. Voler c'est punir quelqu'un d'autres de quelque chose qu'il n'a pas fait de son propre gré, c'est punir quelqu'un de ses fêlures, de ses douleurs, je trouve cela injuste. Je m'excuse d'une petite voix pour ma mégarde et tente un regard timide vers lui. Il me fait pas peur c'est pas vraiment ça, au fond, je ne sais pas, je ressens que j'ai pas à craindre de lui malgré son air bad boy à ne pas embêter, malgré ses apparences pas fréquentable. Je me doute qu'il est là car il a peut-être du péter la mâchoire de quelqu'un ou un truc de ce genre, je le vois bien avoir ce genre d'interpellation avec un autre. Il m'a pas l'air de quelqu'un à se laisser faire. Kieran m'a toujours dit que la meilleure défense est l'attaque. Je ne sais pas pour ma part si je suis d'accord avec ou pas. Je me dandine un moment d'un pied à l'autre, ne sachant pas trop si je dois le laisser tranquille ou pas. « Qu’est ce qui t’amène aux urgences ? » J'imagine que c'est ma réponse à la question. Je fais un mimique un peu tendue et puis j'ouvre la bouche en essayant de ne pas bégayer. « J'ai accompagné une élève du haras. Elle a fait une chute à cheval. Talisman s'est cabré et elle est tombée. Pourtant Talisman est pas un cheval capricieux et brusque d'habitude, j'en sais quelque chose, je le monte pratiquement tous les jours, je ne sais pas ce qui lui a pris et... » Puis je m'arrête avant d'émettre un rire presque gêné puis je fais un geste de la main vague « Enfin bref...Je vais pas te saouler avec mes histoires équestres. Et toi ? Tu attends quelqu'un ?...Enfin...je veux pas paraître indiscrète tu sais. » J'hésite un instant. Moi, je suis reconnaissante qu'il m'aie ramené mon sac à main l'autre fois, j'aimerais bien le remercier, j'ai bien une idée mais je sais pas. Je...Et puis zut « Si tu n'es pas occupé, je peux t'inviter à prendre un café ou un soda, peu importe. On peut aller à la cafétéria de l'hôpital si tu dois rester obligatoirement dans les parages. » Je propose sans bégayer. Alléluia. Puis j'attends sa réponse un peu en appréhendant ne sachant pas si je vais me prendre un mur ou pas. Il m'a l'air d'être le genre de gars qui regorge de surprise.
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MessageSujet: Re: « Sauveur un jour, sauveur toujours ? »   Lun 16 Mai - 23:03



A mes paroles, c’était certain qu’elle ne pigerait pas mon allusion. Qui connaissait mon passé pourrait à peine comprendre. En fait, peu aurait capté. Regan, parce qu’elle m’a vue me faire Austin. Courtney parce que sans mes poings, nous n’aurions pas survécu au foyer. Donc c’était logique qu’elle ne comprenne pas mes propos. C’est vrai, je lui avais rendu service. J’étais allé plus loin que ça, en obligeant ce gamin à lui faire des excuses. Pourquoi j’avais fait ça ? J’aurais très bien pu rester en retrait comme je le faisais depuis des semaines. Alors pourquoi elle ? j’en savais trop rien. Ou alors c’était cette vie merdique qui était la mienne qui me poussait à faire un bon geste pour une fois.
Adossé à ce mur, j’attends que Regan débarque pour m’engueuler comme elle n’a jamais dû le faire avec Heaven. Enfin elle voudra m’engueuler mais il s’agit d’Austin alors elle se retiendra. Peut-être même qu’elle hésitera à m’engueuler parce que dans le fond, elle sait que j’ai raison. Bien qu’elle me dira qu’il existe d’autre moyen que la violence. Certes, j’aurais pu éviter de tabasser son ex. mais le simple fait de le voir, me fout dans une rage incroyable. Je sais qu’il n’y a rien de pire que cette rage profonde et incontrôlable qui vous habite. Je prenais soin à ma façon de Regan et Heaven, comme je n’avais pas pu - ou su - le faire avec Courtney et Boone. C’était une façon bien à moi d’essayer de rattraper mes erreurs. Même si je crois que je ne pouvais pas vraiment me racheter. Le passé était ce qu’il était et il était plus rassurant de le laisser là où il était. Ainsi, j’en viens à lui demander ce qu’elle fait ici : « Qu’est ce qui t’amène aux urgences ? » « J'ai accompagné une élève du haras. Elle a fait une chute à cheval. Talisman s'est cabré et elle est tombée. Pourtant Talisman est pas un cheval capricieux et brusque d'habitude, j'en sais quelque chose, je le monte pratiquement tous les jours, je ne sais pas ce qui lui a pris et... » Je l’écoute curieusement alors qu’elle essaye de s’expliquer en gardant un certain calme. « Enfin bref...Je vais pas te saouler avec mes histoires équestres. Et toi ? Tu attends quelqu'un ?...Enfin...je veux pas paraître indiscrète tu sais. » Sa réponse me fait pencher la tête sur le côté avant d’hausser un sourcil. « Moi ? » me pinçais-je les lèvres. « J’attends ma sentence pour avoir casser la gueule à un type qui devrait être interdit de séjour ici. » m’expliquais-je plus ou moins. A tous les coups, elle ne connaissait pas Regan et n’avait jamais entendu parler de l’incident qui avait eu lieu plusieurs mois auparavant. Alors à quoi bon remuer tout ça. « Si tu n'es pas occupé, je peux t'inviter à prendre un café ou un soda, peu importe. On peut aller à la cafétéria de l'hôpital si tu dois rester obligatoirement dans les parages. » Sa proposition tombait plus ou moins à pic. A vrai dire, si comme je l’imaginais Regan viendrait à me chercher, elle finirait par me mettre la main dessus. Elle n’était pas le genre de femme à qui on pouvait échapper facilement. Même si j’en savais peut être un plus que les autres sur elle. Je regardais alors la jeune femme qui semblait toujours à la fois embarrassé et maladroite. Je lui offris alors un léger sourire. « A condition que tu me laisse payer. » Je ne roulais peut être pas sur l’or, mais cette fille n’était pas un danger pour moi. Loin des femmes comme Regan, Joyce ou Charly qui pouvait bouleverser votre monde avec une seule parole. Et j’en savais quelque chose. Je la regardais alors ouvrir la marche en direction de la cafétaria, et remontais à son niveau.




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MessageSujet: Re: « Sauveur un jour, sauveur toujours ? »   Mer 18 Mai - 15:59

« J’attends ma sentence pour avoir casser la gueule à un type qui devrait être interdit de séjour ici. » Oh! J'acquiesce gravement en tentant de cacher ma gêne. Quelle idée d'avoir poser cette question. Et le pire, le pire c'est que j'ai envie de lui demander pourquoi ? Et puis qui c'est le monsieur qui s'est fait taper dessus ? Et puis c'est grave ce qu'il a ? Pourquoi il devrait être interdit de séjour ici ? Et puis j'ai envie d'inspecter ses poings, de voir s'il a une égratignure, de lui demander si ça fait mal de taper dans un autre homme. Mais je reste silencieuse, je me force. Je me mords la lèvres pour garder le silence. Je sais très bien que la curiosité est mon plus grand défaut. Hélas. Et par expérience, je sais que les gens n'aiment pas les gens curieux. Combien de fois je me suis fait envoyer royalement sur les roses. Et puis, je sens bien que lui, il est pas le genre de personne à être patiente et me parler avec douceur, ou pire ! Si je le gave trop, peut-être que je me retrouverais avec le dit type. Voilà que je m'emporte. Mais non, qu'est ce que je raconte. Il a été galant de me chercher mon sac et de me le ramener, alors me péter la figure. N'empêche, avoir le visage tuméfié et tout difforme, ça doit être horrible. Mais dans le doute, je ne sais pas si je dois me sentir désolée pour le type ou pour mon sauveur, après tout, je ne sais pas ce que le type a fait, peut-être qu'il l'a cherché alors je dis rien. Un sourire éclaire son visage suite à ma proposition. C'est dingue comme un sourire peut changer énormément de chose. Je lui souris à mon tour aussi, un peu plus à l'aise et par réflexe. Son sourire est juste contagieux. J'ai envie de lui dire de sourire plus souvent, que ça lui va bien mais j'ai peur que ça passe mal et de mal faire. Pourtant, ça lui va bien. « A condition que tu me laisse payer. » J'ouvre la bouche pour protester puis finalement, je la referme. J'ai pas très envie de jouer à qui-aura-le-dernier-mot, je fais une petite moue, déçue car je voulais l'inviter pour le remercier mais en même temps, je me sens flattée. La galanterie a toujours cet effet sur moi. Je trouverais bien un moyen de lui montrer ma reconnaissance. Alors en silence, je me dirige vers la cafétéria avec lui à mes côtés. « Bon d'accord. J'accepte, merci c'est gen...euh...sympa » Me rattrapais-je en me souvenant de sa remarque sur l'utilisation du mot gentil il y a quelque minutes. J'affiche un sourire maladroit. On rentre dans la pièce, je me sens déjà mal à l'aise. L'odeur, ça me rappelle petite, avec Papa, quand on restait des heures durant à l'hôpital pour veiller sur Maman, on était souvent à la cafétéria et sentir cette odeur de bouffe en sachet, ça réveille tout ça. Je me souviens de tout, dans le moindre détail, ma détresse, la peur de perdre ma mère et cette sensation, ce sentiment que j'avais de me forcer à sourire pour ne pas faire de peine à ma mère. Une voix me fait sortir de mes pensées, je relève la tête distraite. La serveuse à sa caisse me regarde interloquée. « Oh ! Pardon. Je vais prendre hmmm...une tasse de thé s'il vous plaît » Dis-je poliment avec un sourire avant de me tourner vers mon bienfaiteur. On prend nos boissons et on se dirige vers une table. Je m'installe en prenant bien soin de ne pas plisser mes habits. Maniaque, je sais je sais. Puis d'un coup, je redresse la tête vers le sauveur de sac à main et tend une main vers lui, le regard pétillant. « Quelle sotte, j'ai oublié de me présenter. Je m'appelle Vivienne, Vivienne De Gauthier. » Quelle idiote, j'avais oublié le plus important, se présenter. Que je suis grossière mais j'ai comme l'impression, qu'il est pas du genre m'en tenir rigueur, y'a que mes parents pour être aussi à cheval sur les règles de bienséance mais j'imagine qu'à force d'avoir baigner dedans depuis jeune, ça m'est rester. Je rigole doucement de ma bêtise.
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MessageSujet: Re: « Sauveur un jour, sauveur toujours ? »   Jeu 19 Mai - 13:44



Cette fille me faisait sourire intérieurement. Quand est ce que les gens accepteront sans sourciller la franchise des autres ? visiblement, ça n’était pas prêt d’arriver. C’est vrai que j’aurais pu être plus délicat en mentionnant Austin. Sauf que j’avais de bonnes raison de vouloir lui refaire le portrait. Et encore c’était rien en comparaison de ce que je voulais faire à une certaine personne de mon passé. J’étais même gentil vis-à-vis d’Austin. Enfin personne ne pouvait comprendre la violence qui m’habitait lorsqu’on s’en prenait à des gens que j’apprécie. Perdre Boone n’avait été simple et repousser Courtney, ça avait été pour moi, une sorte de solution pour l’aider à tourner la page. Stupide et inefficace à vrai dire. Je devais le reconnaître. Sa mort était restée vaine et injuste. Je m’étais alors promis que le jour où ce type se pointerait devant moi, je lui ferais la peau. La logique voudrait que je le mène devant la justice. Mais ça ne changera rien. La prison ne changera pas le fait qu’il a tué mon meilleur ami et ce type, il ne comprend qu’il seul chose. Les coups. Alors je lui en servirais, jusqu’à ce qu’il réclame sa mort. Je sais que si certaines personnes avaient connaissances de ça, elles s’interposeraient. Noam pour commencer. Regan. Caleb bien qu’il fasse pale figure à côté de moi. Mais ça n’est pas le genre de conversation que j’ai avec eux. J’en reste au strict minimum. Sauf Regan qui pourrait et soupçonne surement quelque chose. Mais cette fille-là, qui semble se poser un milliers de questions sur la simple évocation que j’ai cassée la gueule à un type qui le méritait, elle m’amuse. C’est stupide. Surement même débile mais je la trouve amusante à ne pas savoir comment agir envers moi. L’image que les gens ont de moi, je m’en fous. A vrai dire, la plupart me prenne pour Noam. Donc en général, je passe pour le gentil garçon. Sauf que je ne suis pas Noam et nous ne serons jamais sur la même longueur d’ondes. Parce que je suis déjà passé par cette phase sombre qu’il traverse. Sauf que lui est entouré. Pour ma part, je n’avais que ma volonté de m’en sortir. De me sortir de cette vie de m**de qui est la mienne depuis près de vingt ans. Nous n’avons pas la même notion de la vie. Il ne comprend pas que je ne cherche pas à connaitre notre famille biologique et moi, je ne comprends pas qu’il ne secoue pas Charly plus que ça. En somme nous ne serons jamais des jumeaux fusionnels et ça ne me dérange pas plus que ça. Car on ne peut pas dire que je le considère exactement comme mon frère, bien qu’il le soit.

Toujours est-il qu’au fil de la discussion avec la petite brune j’apprends la raison de sa présence ici, et qu’elle veut me remercier pour le sauvetage de l’autre jour. C’est pas exactement ce que j’ai pour habitude de faire mais l’habitude de voir ce genre de gamins paumés ça me rappelle ce que j’aurais aimé qu’on fasse pour moi. Pour tous ses gamins qui vivent en foyer et qui ont leurs propres codes, leurs propres lois. Alors oui, j’ai aidé cette jeune femme et j’ai fait la leçon à ce gamin. Il n’était pas méchant. Du moins pas encore. La vie le rendra plus amer et féroce d’ici quelques mois. Mais j’ai agi sous le coup de l’impulsivité et pour une fois peut être que cette leçon que j’ai transmise à ce gosse aura des répercussions. Du moins, je l’espère pour lui. Ainsi lorsqu’elle m’invite à boire un café à la cafétéria. J’hésite puis finalement, Regan saura où me trouver, si elle souhaite réellement me passer un savon, son « j’ai à te parler » résonne encore dans ma boite crânienne. Pour sûr, lorsqu’une femme dit ça. Ce qu’il faut retenir, c’est de prendre ses jambes à son cou. Or, c’est Regan et tout devient confus lorsqu’elle s’adresse à moi ou lorsque je suis près d’elle. J’ai l’impression qu’elle sait ce que je vais dire, avant même que j’ouvre la bouche. Ce malaise en sa présence, je ne l’ai jamais éprouvé avec personne d’autre. Et c’est bien ce qui complique tout à mes yeux.

« A condition que tu me laisse payer. » Je l’observe du coin de l’œil. Elle ouvre la bouche puis la referme avant de faire une petite moue. Etrangement ça me fait légèrement sourire intérieurement. C’est pas mon genre de payer un verre spontanément à une fille telle que celle qui se trouve près de moi. Son coté « gentil » me dérange légèrement. Pas qu’elle soit lisse mais j’ai plutôt tendance à trouver de l’intérêt à celle qui n’ont pas peur des mots. Celles dotés d’une répartie et d’un caractère de cochon bien trempés. Comme Charly sauf que tous les deux, on a bien trop de points communs qui viennent à nous opposer. Ce qui en résulte une guerre sans merci. Quant à Regan, tout nous sépare et tout nous rapproche. J’ai sauvé sa fille mais c’est cette étrange alchimie entre nous qui fait la différence. J’ai besoin de la voir pour me rassurer, c’est ce qui parfois me pousse à passer la nuit dans ma voiture en bas de chez elle. Juste pour m’assurer que les jeunes Bishop sont en sécurités. C’est stupide et pourtant, je n’arrive pas à contrôler ces choses-là. Alors qu’on se dirige vers la cafétéria. Les odeurs me rendent nerveux. Combien de fois j’ai fini dans un de ces hôpitaux parce que je m’étais défoulé sur un type, parce que j’avais eu le nez et des côtes cassées. Non, on ne peut pas dire que j’ai eu une adolescence tranquille. Même les flics avaient fini par se souvenir de moi. Alors que je l’entends commander, mon tour arrive et je me contente de demander un café noir, sans sucre bien sur. Je dépose alors quelques billets pour nos consommations et la suit à une table. Mon regard acéré n’en manque pas une miette. Ses manières me donnent envie de rire tandis que je m’assois. Elle me tend alors une main lorsqu’elle se présente à moi. « Quelle sotte, j'ai oublié de me présenter. Je m'appelle Vivienne, Vivienne De Gauthier. » Répondant à sa poignée de main, je répliquais avec cette assurance et cette malice qu’il est bien trop rare de voir ses derniers temps dans mes yeux. « Blake… De Caroline ! », Après tout j’étais né à Hope Mills mais je n’y aie pas grandit. J’ai vécu en Caroline pratiquement toute ma vie. Ceci dit, je savais qu’elle, « De Gauthier », c’était son vrai nom. Quant au mien, j’en avais plusieurs. Etais-je un Rivers ou un Dewitt ? C’était ce genre de question que j’évitais pertinemment de me poser parce que ça ne servait à rien. Le passé était ce qu’il était et il était temps que je tourne la page. Je relevais alors les yeux vers elle, ce sourire espiègle empreint sur mon visage tout en levant mon café à mes lèvres.


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MessageSujet: Re: « Sauveur un jour, sauveur toujours ? »   Ven 20 Mai - 5:38

Il faut savoir qu'à la base, je ne parlais pas un mot anglais mais Kieran m'a initié à l'art du parler anglais. Il me parlait qu'en anglais une fois arrivé ici, même quand j'en avais marre. C'était pour mon bien disait-il, pour que je me fasse plus rapidement à l'immersion d'une autre culture. Si bien qu'aujourd'hui, je me sens plus à l'aise dans une conversation, il m'arrive encore de faire quelque erreur de syntaxe, de ne pas comprendre quelque expression ou de demander à mon interlocuteur de répéter mais en somme je me débrouille assez bien. Je pense qu'on peut dire que la française s'en sort bien et qu'elle " s'américanise ". J'avoue que j'ai pensé à retourner en France, rester ici n'avait plus aucun sens vu que j'étais venue pour Kieran et uniquement pour lui, maintenant qu'il m'avait abandonné comme une merde, j'aurais pu rentré. Mais je me suis surprise à m'être attaché à cette ville. Trois ans que j'y vis, j'y ai mes repères, une petite vie. Et quelque part, au fond, caché, peut-être que j'espère encore qu'il me revienne, qu'il resurgisse dans ma vie et qu'il m'explique pourquoi il est parti. Oui, peut-être que oui. Mon sauveur tend la main et serre la mienne. Je ne peux m'empêcher de détourner le regard. Ca n'a rien à voir avec la personne elle-même, c'est juste que ça me fait toujours cette effet quand je suis en contact avec un homme. Les gens parfois me donnent un côté sainte-ni-touche, c'est peut-être vrai au fond. Je n'ai connu qu'un homme, Kieran. C'est le seul sur cette planète qui a bien voulu de moi mais qui m'a aussi jeté. Je suis pour ainsi dire le genre de fille qui fait tâche, meuble dans un décor, on ne me regarde jamais et je le sais bien. Là. Ma main dans celle de mon sauveur, je me sens toute petite car je me rend compte que ben il me touche, je le touche et en plus de cela, il me laisse pas indifférente, sans parler du faite que quelque part il m’impressionne, ça doit le regard ou la voix, je ne sais pas trop. Alors je reprend ma main presque aussitôt. Je me sens bizarre, depuis Kieran, je n'ai pas vraiment traîné avec un mec et là, je retrouve assise à une table avec un mec séduisant. Pourquoi déjà ? Ah oui ah oui. Il m'a ramené mon sac et je lui ai proposé. Parfois je me demande où je trouve mon audace car là je suis toute dégonflée. Je sens déjà mes joues rosirent, ça m'agace ! C'est comme si on me foutait une pancarte sur le visage avec écrit " Déstabilisée ! yoohoo regardez ! " J'en ai marre de ce défaut chez moi. « Blake… De Caroline ! » Je le regarde, me demandant s'il se moque de moi, de mon nom ou bien si y'a eu méprise. Je croise son regard et il est rempli de malice, qui m'étonne agréablement, son regard est depuis que je l'ai rencontré, froid et dur, comme si la vie l'avait déçu et usé. Et là son regard, il reprend vie et j'ai envie de sourire parce je ne sais pas, il est encore plus beau comme ça. J'éclate de rire et instinctivement, je pose un main devant mes lèvres tout en riant. Plus je rigole et plus je me détends, je me sens à l'aise. « Te moque pas, vilain. Enchantée Blake De Caroline » Je dis entre deux rires. Mon rire s'éteint alors que mon regard quitte son sourire espiègle pour ma tasse de thé que je porte à mes lèvres. « Moi. J'aime bien quand tu souries » Ca sort tout seul alors que je me mords la langue. Ooops. Il faut croire que j'ai des limites pour me brider la langue. J'ai même pas vu le truc venir, c'est sorti comme ça. Je lui fait un sourire forcé bien que hyper gêné, sentant mes roses se colorer. Je me cache derrière ma tasse de thé et boit silencieusement. Ridicule ? Je sais, j'ai l'habitude, moi et ma spontanéité ! Tuez-moi ! « Enfin je veux dire...euh...je suis pas entrain de dire que c'est pas bien non plus quand tu souries pas hein !? Euh...Arf ! Bref ! Aha ha ha ha »Je tente de rattraper mais j'ai plus l'impression de m'enfoncer encore plus. Geez. Je me sens tellement ridicule. Je m'éparpille et lisse mes cheveux nerveusement « Tu dois me prendre pour une folle. Je suis pas tout le temps comme cela je te rassure. Enfin j'espère que ça te rassure » Je balance avec l'espoir que ça me fera moins passer pour une taré coincée du siphon. Ce que je suis mais pas totalement.


Dernière édition par Vivienne L. De Gauthier le Mer 25 Mai - 16:24, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: « Sauveur un jour, sauveur toujours ? »   Dim 22 Mai - 23:13



Il n’avait fallu qu’un stupide concert pour que je débarque dans cette ville. Par moment, je pensais sérieusement que j’aurais eu mieux fait de m’en abstenir. Surtout lorsque mes pensées se dirigeaient vers Noam. Et si j’avais le malheur de songer à Regan, tout prenait un sens opposé. Aurais-je fini par rencontrer la jeune femme ? Aurais-je eu la chance de partager autant avec une femme telle que la jeune Bishop ? Après réflexion, je réalise que je n’aurais pas pu y échapper puisqu’elle est lié à Austin. Quand bien même ce type est un crétin doublé d’un salopard, il est évident que j’aurais finit par connaitre Regan. Et ce, même si c’était pour me traiter de la même façon qu’Austin. J’avais une bonne idée de ce qu’elle pensait des musiciens. Surtout des musiciens comme Austin. Mais étais-je réellement comme Austin ? Je ne crois pas. Peu importait les évènements, je n’aurais pas laissé mon enfant derrière moi. Aurais-je changé pour autant ? Difficile à dire. Jusqu’à maintenant, j’avais dédié ma vie à la musique. Alors non, je ne voyais pas comment j’aurais pu changer. Pourtant, il n’avait fallu qu’une soirée pour que ma relation avec Regan bascule. Alors peut-être n’étais-je pas très abordable et plutôt distant mais cela faisait-il de moi, un salopard de musicien. Je ne pense pas. Enfin c’est toujours la même chose dans ses villes. Tout le monde vous étiquette avant même que ayez pu faire vos preuves.

Dans cette ville, je connais quelques personnes de vu. D’autres que je préfèrerais ne pas connaitre du tout. Et d’autres comme la jolie brunette devant moi qui m’amuse et m’intrigue, elle ne se trouve pas encore dans la mauvaise catégorie. Elle ne doit se poser un bon milliers de question à mon sujet. Rester évasif fait parti de mon attitude. Entretenir le mystère ? Oui et non. Seulement, tout le monde n’a pas à connaître tous les travers et joies de votre vie. J’aime que ma vie privée reste privée. Est-ce trop demandé. Alors que nous nous rendons à la cafétéria et nous commandons chacun notre tour, nous venons à nous installé où elle vient à me décliner son identité. Ce qui, je l’avoue, ne me dit rien du tout. Est elle connue ? Pas dans mon monde. A défaut de commettre une boulette comme ça pourrait très facilement se produire, je lui décline la mienne mais au lieu de lui donner mon nom de famille, je lui déclare mon état d’action. Okay, c’était pas fair play. Des Blake dans cette bourgade, je ne pense pas qu’il y en ait en masse. J’ai ce rare petit sourire aux lèvres. Evidemment que je plaisante. Je dois l’avouer, c’est pas avec la bande à Evans que je pourrais me permettre une telle plaisanterie. Son rire cristalin est mignon et mon sourire se fait plus mystérieux. Je n’ai jamais été un grand bavard. Même Courtney qui me connait depuis longtemps a parfois bien du mal à me faire sortir dix mots. Enfin il parait qu’avec de l’entrainement. Bref là, n’était pas la question. Toutefois mon sourire s’évanouit à ses mots : « Moi. J'aime bien quand tu souries » Je la fixe soudainement. Qui est elle pour me dire une chose pareille. Ma suspicion refait surface et l’espace de quelques secondes, je ne la quitte pas des yeux alors qu’elle lève sa tasse de thé à ses lèvres. Je n’ai toujours pas désserré les dents qu’elle poursuit déjà : « Enfin je veux dire...euh...je suis pas entrain de dire que c'est pas bien non plus quand tu souries pas hein !? Euh...Arf ! Bref ! Aha ha ha ha » C’est même pire. A-t-elle conscience qu’elle est en train de s’enfoncer et que je me demande sérieusemente, si je ne suis pas tombé sur une de ses filles totalement dérangé. Une sociopathe ? On peut jamais en être sur. Surtout avec ce qu’on voit à la télé. Car j’ai vu des épisodes d’Esprits Criminels qui suffiraient à vous remuer les tripes à vous en rendre malade. « Tu dois me prendre pour une folle. Je suis pas tout le temps comme cela je te rassure. Enfin j'espère que ça te rassure » « Vraiment ? parce qu’on dirait que tu sors tout droit d’un épisode de série criminelle où tu te transforme en psychopathe et que je suis ta future proie… Enfin pas que ça me dérange, mais j’préfère être prévenu. » lançais-je en levant mon café corsé à mes lèvres. « Enfin, tu fais pas tâche dans le paysage, ils sont tous un peu timbrés dans cette ville… » Avouais-je avec un petit rictus aux lèvres. « ça fait longtemps que tu vis ici ? »





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MessageSujet: Re: « Sauveur un jour, sauveur toujours ? »   Mer 25 Mai - 17:26

Je dois dire que y'avait mieux comme situation, comme endroit pour boire un thé. Je me sentais tout à coup comme un poisson hors de l'eau, un poisson perdu dans un désert. Ouais je suffoquais. L'odeur de l'hôpital, la présence masculine de comment qu'il a dit qu'il s'appelait déjà ? Ah oui Blake, les gens autour de moi. Moins maintenant mais en France ça m'arrivait de faire des crises d'agoraphobie. Je ne sais pas d'où ça vient, les autres, la foule condensée me faisait horriblement peur, je ne sais pas pourquoi. Et là, dans cette pièce qui sent la mort et la maladie, plus les gens entrent et plus je me sens acculée et étouffée. Je prend mon temps et respire. Oui. C'est ça. Mais l'envie de déguerpir est là, bien présente. Encore plus quand Blake me jette ce regard remplie de méfiance et de suspicions. Comme si j'allais sortir un couteau de mon sac à main et le planter. De toute façon, un couteau ne rentrerait pas dans mon sac et puis je suis pas une serial killer. Je suis plus une céréale eater ! Ok ! Jeu de mot pourri mais qu'importe. Je vais surtout ne pas la ressortir, il va me prendre pour une taré sortie de l'asile. Quoique il le pense peut-être déjà. J'aime pas quand il me regarde comme ça, il me donne envie de pleurer, j'ai l'impression d'être jugée et de passer devant un jury. Dis ! T'as pas le droit de me juger, tu me connais pas. Ok ! J'aurais peut-être pas dû dire que j'aimais bien son sourire. Je dois dire quoi alors pour me rattraper ? Que son sourire, je le déteste ? Ca aidera mon cas ? Je sais pas. Voilà. Je suis paumée et je sais pas quoi dire. Je chantonne dans ma tête une chanson de Bob Marley, Don't worry be happy. Ca a le don de me calmer sauf que mince. Ca me rappelle Kieran. C'est lui qui m'a fait connaître Bob Marley. Non parce que moi j'écoutais que de la musique classique avant, avant lui. Lui, il m'a fait découvrir le monde et m'a fait sortir de ma coquille. « Vraiment ? parce qu’on dirait que tu sors tout droit d’un épisode de série criminelle où tu te transforme en psychopathe et que je suis ta future proie… Enfin pas que ça me dérange, mais j’préfère être prévenu. » Sa voix me fait sortir de mes pensées, ce qui est mieux vu que je pensais à mon débile d'ex mais à ses paroles, finalement je préférais penser à Kieran. A son air, je sais bien qu'il plaisante pas, qu'il est sérieux. Et moi, j'ai juste envie de pleurer parce que je suis pas une psychopathe. Il se trompe sur moi. C'est faux mais je suis tétanisée et j'arrive pas à en placer une. « Enfin, tu fais pas tâche dans le paysage, ils sont tous un peu timbrés dans cette ville… » Mais c'est bon ! Ca suffit ! Qu'il arrête de m'enfoncer plus que je ne le suis déjà ! J'ai envie de prendre mes jambes à mon cou et de courir dehors prendre de l'air. Je me mords la langue parce que je sens les larmes proches. Non. Je veux pas qu'elles viennent, je veux pas pleurer. Mes joues se rosirent trahissant le faite que je sois vexée. Peut-être qu'il s'en rendra pas compte. Je préfère de rien répondre de toute façon je ne sais pas dire quoi et façon je peux pas là « ça fait longtemps que tu vis ici ? » Je desserre les dents et libère ma langue. J'ai pas envie de lui répondre mais par politesse je vais le faire, oui, combien de fois on m'a rabâché que faire un vent à quelqu'un c'est mal. Et puis façon, je suis nulle pour ignorer les gens, je regrette après. Ouais je suis trop gentille. Même si je m'en doute bien qu'un vent, Blake, ça lui ferait rien du tout, surtout de ma part. Il s'enfiche de moi ! « 4 ans environ que je suis ici. Et toi ? » Dis-je en lui retournant la question par politesse. Je me remords de suite la lèvre, ne sachant pas si j'ai fait une connerie ou pas. S'il va penser que je suis une serial killer qui veut en savoir plus sur sa proie. Je lâche un soupir et boit une gorgée de mon thé. Ouais bah le serial killer qu'il vienne me tuer maintenant, je me sens trop ridicule.
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MessageSujet: Re: « Sauveur un jour, sauveur toujours ? »   Jeu 26 Mai - 22:13



Des filles intrigantes comme elle, je n’en trouverais pas à chaque coin de rue. Honnêtement, ce genre de filles, je n’y étais pas habitué. C’était loin d’être mon style de traîner avec des filles. Non, mes habitudes de loup solitaire étaient sérieusement en train de me lâcher. Bonne ou mauvaise chose, je n’en sais trop rien. Cette ville m’empêche d’être moi-même. Distant, froid, méfiant, c’est comme si je débarquais d’une autre dimension ou tout le monde est gentil. Ah oui, sauf Charly. C’est le démon en personne en fait. Elle n’écoute jamais quand on lui parle. C’est comme rentrer dans un mur à 200 à l’heure. Chose que je ne ferais pas. J’suis peut être bizarre mais pas suicidaire. Au sein de cet hôpital où la mort est au coin de chaque couloir, je ne peux pas m’empêcher de penser à Boone et forcément à Courtney. La douleur doit s’estomper avec le temps, c’est ce qu’on dit. Toujours est-il que je me rappelle surtout du regard implorant de Courtney qui me demandait de ne pas l’abandonner. J’avais tenu bon, jusqu’à ce qu’on me jette proprement dehors. J’avais 18 ans, ainsi mon lit allait être attribué à un autre jeune. Je n’avais plus ma place dans un foyer. Sans argent, sans rien, je devais me démerder tout seul dans la rue. Tout ce que j’avais c’était quelques fringues et ma guitare. Sans elle, je me serais certainement confectionné une maison en carton. Dans l’histoire j’avais fait appel à ma débrouillardise avant de tenter ma chance comme guitariste dans un groupe. Malgré quelques encouragements où l’on m’avait assuré que je n’avais besoin de personne pour faire de la scène, je restais en retrait. Okay, j’étais un bon guitariste mais avais-je ma place sur scène pour devenir un nom célèbre ? je ne courrais pas après ça. Ma vision de la vie d’artiste différait avec beaucoup d’autres. La musique m’est primordiale, mais pas au point de devenir une diva qui se produit sans que 6 zéros soient alignés sur un chèque. Non, j’aime le côté artistique. J’aime la scène mais dans les petites salles comme au Bones ou au Catalyst. C’est mon univers, les seuls endroits où je m’y sente réellement à l’aise. Débarquer dans cette ville ne me serait jamais venu à l’esprit si ma route n’avait pas croisé celle d’Austin. Aujourd’hui, je peux clairement dire, qu’il n’osera certainement plus remettre les pieds à Hope Mills. Quitte à ce que je doive veiller sur Regan et Heaven jour et nuit. Ça ne devrait pas me tenir autant à cœur. Je ne devrais pas éprouver tous ses sentiments envers Regan. C’était supérieur à tout ce que j’avais pu ressentir jusque-là. Avouons-le, c’est un horrible problème. Ainsi, lorsque je l’entends me dire qu’elle aime bien mon sourire. Mon regard s’assombrit. Je ne cherche pas à la mettre mal à l’aise ou encore être désagréable. C’est juste que j’ai pas l’habitude. Non en général, avec ma solitude, je me fonds dans la masse. Sauf que cette fille doit avoir un radar spécial pour les ours mal léchés. Je ne sais pas à quoi elle s’attend de ma part mais ça risque pas d’être très gentil. A mes remarques, elle n’ajoute rien. Comme tétanisé. Je lui fais peur ? Cette idée me fait doucement sourire intérieurement. Si elle a peur de moi, qu’est-ce que ça sera le jour où elle rencontrera Charly Evans ! Cette idée m’amuse mais à son regard, je la fixe. « Tu vas pas pleurer hein ?! » Avec Courtney, même quand elle pleurait, je pouvais le gérer. Elle était forte et ses rares moments de faiblesses c’était lorsqu’elle se laissait à penser à Boone. Alors oui, je pouvais gérer les larmes de Courtney, de Regan aussi. Toutes les deux sont de fortes têtes au cœur pur. Trop pur. Trop gentille et bien souvent ça leur portait préjudice. J’étais une épaule et ma présence semblait toujours les apaiser. Bien que la dernière fois, Regan se soit endormie sa tête sur mon épaule. Mais revenons à la supposé jeune psychopathe qui boit tranquillement son thé. Elle répond à ma question : « 4 ans environ que je suis ici. Et toi ? » « Quelque mois- » J’ai à peine le temps de répondre qu’une silhouette se dessine et apparait dans mon champ de vision. A son regard, je sens déjà que j’vais me faire engueuler.
« J’ai deux mots à te dire ! » grince-t-elle la blondinette en me fusillant du regard.
« Ok. » soupirais-je adressant alors une grimace d’excuse à Vivienne, je crois que c’est comme ça qu’elle s’appelle.
« Bien joué ! Les flics veulent savoir c’qui s’est passé. Et il leur a donné ton nom- »
« Qu’ils me cherchent alors. » haussais-je les épaules. « Fallait que j’fasse quoi ? J’le vois trainer en bas de chez toi et près de l’école alors qu’il a une injonction l’interdisant de s’approcher de vous- »
« Je sais pas- »
« C’est qu’un crétin. Tu devrais même pas faire attention à lui. »
« C’est aussi le père d’Heaven ! »
« Regan. » soupirais-je en posant mes mains sur ses épaules. « Respire. »
La situation ne sera jamais simple tant que ce mec ne serait pas en interdiction de séjour ici. Il reviendrait encore et encore, juste pour déstabiliser Regan.
« Ne le laisse pas t’atteindre. Il en vaut pas la peine. Tu sais ça. Heaven n’a pas besoin de lui parce qu’elle a une super maman. » soufflais-je. « Ça va s’arranger… » Mes mains glissent le long de son corps et l’espace de quelques secondes nos doigts se frôlent. Je lui souris alors doucement, lui assurant vraiment que tout se passera bien. Mais Regan ne peut s’empêcher de s’inquiéter. Austin a manqué une fois d’enlever Heaven et ce soir-là, elle avait cru voir sa vie s’effondrer. Alors je comprenais son inquiétude même si je ne la partageais pas. Je connaissais des ordures, à coté Austin n’était que du menu fretin. Je la vis jeter un regard vers Vivienne avant de lever un regard vers moi. J’esquissais un doux sourire avant de rajouter.
« J’crois qu’elle a peur de moi… et pourtant, j’ai encore rien fait. »
Je la vis lever les yeux au ciel avant que la légère trace d’un sourire apparaisse sur son visage. Elle dépose un rapide baiser aux coins de mes lèvres mais déjà elle repart en vitesse, tandis que je l’observe jusqu’à ce qu’elle disparaisse au coin du couloir.
Secouant la tête, je reviens vers ma table où Vivienne la petite brune m’observe assidument. Ah non. Qu’est-ce qu’elle peut bien trouver de si intéressant à observer. Je soupire alors on me réinstallant à ma place. « Désolé… le crétin au nez cassé fait des siennes… encore. T’en veux un autre ? » fis-je en désignant son thé.




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MessageSujet: Re: « Sauveur un jour, sauveur toujours ? »   Mar 31 Mai - 14:46

« Tu vas pas pleurer hein ?! » Je me mords l'intérieur de ma joue. Non je vais pas pleurer et certainement pas devant un vilain pas beau comme T-O-I ! Je ravale mes larmes, prête à ouvrir la bouche pour répondre d'une réplique cinglante, je ne sais pas quoi mais répondre à ce sale vilain pas beau ... enfin pas si pas beau que ça mais bref, là n'est pas la question. Je vais pas le laisser s'en sortir comme ça, parce que moi, Kieran il m'a eu à sa botte pendant à 4 ans, j'ai jamais rien dit alors je veux plus qu'un seul mec se sente capable de me faire me sentir si petite, bien que quelque part, je m'en charge souvent pour eux. M'enfout ! Ben même ! J'ai pas le temps de dire quoique ce soit qu'une blonde débarque de je ne sais où. Moi je dis qu'elle vient peut-être du paradis comment elle est belle et imposante par sa présence. Je me sens presque toute petite minuscule. C'est le genre de fille qui à côté, moi je passe pour une serpillère. Une jolie serpillère rousse. Alors Blake De caroline ben il se lève et suit la blonde. Comme un toutou bien sage, moi je l'aime déjà cette jolie blonde. J'entends des bribes de leurs discussions vu comment le ton de leurs voix s'élève. Moi j'écoute pas vraiment, je tend pas l'oreille. En faite, je suis très curieuse de nature mais quand ça me concerne de loin ou de près, là, c'est pas mes oignons et je comprend bien que ça sent le roussi et des histoires vieilles de mathusalem. Ca me regarde pas. Je tourne un instant la tête vers le couple qui forme puis mon regard se perd dans les couloirs qu'on peut apercevoir à travers la baie vitrée de la cafétéria. Mes pupilles glissent de personnes en personnes, elles rebondissent, j'aime bien faire ça. Et j'observe leurs visages, leurs mimiques, leurs airs graves, leurs airs lourd de souffrance ou je ne sais quoi. On voit tellement de tout dans un hôpital, même des blondes avec des Blake De Carotte qui se chamaillent et ah, on dirait un mini-câlin avec ses mains sur ses épaules et puis qui glissent sur son corps. Bah t'as de la chance, Blondie ! Toi au moins, t'as quelqu'un qui semble se préoccuper de toi, vouloir ton bien-être et te protéger. Moi j'ai personne. J'avais Kieran, qui était là à sa manière. Mon bon et beau Kieran. Alors pour soulager le poids qui se forme sur mon coeur, je détourne le regard et reprend en ligne de mire les gens dehors. Et puis y'a lui. Il passe rapidement, en coup de vent, j'ai à peine le temps d'étudier les traits de son visage, je sursaute car il ressemblait à Kieran. Ouais il y ressemblait. Et moi, ben moi, j'ai limite envie de sortir d'ici et de courir vérifier si c'est bien lui. Mes jambes, les coquines, elles bougent pas, pas d'un pouce, tout mon corps entier ne bouge pas. Comme paralysé. La vérité est que j'ai pas au fond envie de vérifier, non non. Pas envie de voir qu'il est réellement là, ici. Malgré que j'ai très envie de le voir et de comprendre, ancré au fond de moi, j'ai pas envie de le voir, je m'en sens pas capable, j'ai peur de ne pas réussir et puis la vérité ? J'ai peur de l'entendre, j'ai peur de la savoir, de l'affronter. Le déni c'est bien. Hein ? C'est bien pas vrai ? Alors moi, je sens qu'on me regarde, alors je détourne la tête, je croise le regard de Blondie, j'ai le temps de rien faire qu'elle se détourne de moi et mate Blake de Carotte qui sourit comme un crétin, fier de sa vanne. Bah crétin va ! Espèce de lapin crétin ! Voilà ça lui va très bien vu qu'il est Blake de Carotte ! Moi avoir peur de lui ? Pfff n'importe quoi ! ... Bon OK OK ! C'est vrai un petit peu mais pfff moi, De Gauthier, je vais lui montrer de quel bois je me chauffe ! Pfff ! Blondie, elle lui fait un bisou tout mignon et s'en va. Le lapin crétin de Carotte, il la regarde, comme si elle était une carotte ! Ahahaha. Et puis lui, il revient vers notre table, je le regarde se diriger vers moi, prise d'une envie de rire tant dans ma tête, je le vois en lapin crétin entrain de manger une carotte. Mais je rigole pas, parce que moi, j'ai pas trop envie qu'il me tape le vilain lapin crétin. « Désolé… le crétin au nez cassé fait des siennes… encore. T’en veux un autre ? » Il s'installe à nouveau et moi je regarde ma tasse de thé qu'entre temps j'ai vidé ! Et puis j'ai envie de lui dire que non, c'est lui le crétin, sauf que lui c'est son cerveau qui est cassé ! J'ai envie de rire dans ma tête mais je dis rien et ne rigole surtout pas. Pas envie de me recevoir ma tasse vide à la tête. J'ai pas envie d'un troisième oeil, merci ! J'hausse les épaules l'air de dire ben que je sais pas. Puis finalement j'hoche la tête. Bah coco, tu payera pour hydrater ma gorge et voilà ! Ca t'apprendra à me dire des bêtises ! « Oui je veux bien, s'il te plaît » Dis-je poliment avec un sourire poli sur le visage, oui, parce que moi, je suis très polie d'abord ! Même avec les lapins crétins de Carotte qui pensent que , moi, je suis une psychopathe ambulante ! C'est même pas vrai d'abord ! Moi, je sais, je vais lui acheter un cerveau pour le remercier d'avoir sauver mon sac et mon porte-feuille. Nah ! « Mais cette fois-ci avec du lait, s'il te plaît » Je rajoute rien que pour faire ma chieuse, je voulais ajouter "des biscuits" mais je sens qu'on m'enverrait sur les roses avec la chance que j'ai. Mais c'est vrai que j'ai un creux, j'ai rien mangé de la journée et la nuit était tombée ! Mon ventre ! Le monstre a faim !
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MessageSujet: Re: « Sauveur un jour, sauveur toujours ? »   Jeu 2 Juin - 2:03



Je devais au moins le reconnaitre, j’avais pas spécialement envie de parler avec cette nana. Quelque chose me turlupinais. Rien à voir avec le fait que j’ai envoyé Austin aux urgences. J’ai pas besoin qu’on me fasse la leçon sur le fait des actes de violences. Et puis les flics avaient qu’à faire leur job et s’assurer de la sécurité d’Heaven et Regan. Car tout le monde savait qu’Austin referait surface. C’était de l’évidence profonde. Tout ça pour quoi ? Pas pour jouer au papa poule en tout cas, mais uniquement pour déstabiliser Regan et lui prouver qu’il pouvait encore l’atteindre malgré les années. Passons, la brunette me traina jusqu’à la cafétéria où je ne doutais pas. Regan finirait bien par me traquer jusqu’ici. Ainsi débute une des plus étrange rencontre et conversation de l’histoire de Blake de Caroline. Où j’étais allé chercher ça ? Elle s’appelle De Gauthier. Bah moi, j’ai deux noms si on y réfléchi mais j’suis de Caroline. Alors Blake de Caroline, ça parait tout de suite bien plus logique. Cette fille est trop space. Franchement, elle sortirait d’un épisode d’esprits criminels que j’en serais pas étonné. Avec son air d’ange et une douce naïveté, personne ne pourrait soupçonner qu’un démon se dissimule sous cet carapace. Ou alors c’est que j’ai trop abusé ces dernier temps et qu’elle est juste gentille et naïve. Ça existe encore ça ? Mais voilà, à force de la traiter de psychopathe ambulante, je vois ses traits se modifier. Elle n’allait quand même pas pleurer. Oui non, j’en sais rien à vrai dire. A ma question, elle semble prendre sur elle et ravaler ses larmes qui menaçaient d’apparaitre. Oui parce que si je sais les gérer chez certaines femmes, c’est pas le cas de tout le monde. Et puis je suis ni un Kleenex, ni une serviette éponge pour absorber toutes les larmes de ses demoiselles en détresse. Sauf qu’elle n’a pas le temps de me répondre que la silhouette puis le visage de Regan apparait dans mon champ de vision. Pas besoin de plus d’explication pour savoir que j’allais peut être passer un sale quart d’heure. M’excusant auprès de la brunette, je suis Regan quelques mètres à l’écart.
A défaut de m’engueuler comme l’aurait n’importe qui, elle m’informe qu’Austin avait donné mon nom au flic. Et ben qu’ils viennent me cueillir, j’me ferais un plaisir de leur expliquer leur incompétences. De toute façon, ils ont rien contre moi. Et puis à tous les coups, j’vois bien Austin menotté à un lit aux urgences. Image qui fait bien dans la petite communauté de Hope Mills. Finalement, Regan a surement plus besoin d’être rassurée que de m’entendre pester contre Austin, les flics et le système judiciaire. Si j’pouvais régler ça à coup, de coups de poings ça m’arrangerait. Sauf que c’était impossible. DOMMAGE !
J’observe son regard glisser un instant vers la brune avant de finalement ajouter qu’elle doit avoir peur de moi. Sa réaction m’amuse. Quelque chose d’évident est en train de naître entre nous malgré mon inquiétude. Je ne sais pas comment on agit. Je ne sais pas ce que je suis sensé lui dire, ou ne pas dire. C’est difficile pour moi, l’ours mal léché qui semble enfin sortir de sa grotte pour découvrir la joie des débuts relationnels. Elle se contente de déposer un rapide baiser au coin de mes lèvres et de déguerpir en vitesse où visiblement des patients doivent l’attendre. J’attendis alors plusieurs secondes jusqu’à ce qu’elle disparaisse au bout du couloir avant de revenir vers ma table où la brunette sors de ses pensées. Je m’excuse une nouvelle fois avant de lui demander si elle veut encore du thé. « Oui je veux bien, s'il te plaît » me répond-t-elle si poliment qu’un rire traverse ma gorge. « ça t’arrive d’oublier de dire s’il te plait ou merci ? » répliquais-je avec malice l’espace d’une très brève seconde alors qu’elle me fixait et ajoutait : « Mais cette fois-ci avec du lait, s'il te plaît » Elle le faisait forcément exprès. Je la défiais du regard un instant. « J’te pensais juste naïve et gentille, mais en fait t’es plutôt du genre fille de bonne famille très coincée… c’est que ta famille aimerait surement pas te voir trainer avec un gars louche comme moi. Ça ferait vraiment tâche dans le tableau. » ironisais-je en m’éloignant pour aller nous chercher de nouvelles boissons. Elle n’était pas le genre méchante, mais marrante oui. Avec toutes ses différentes mimiques sur le visage, c’était intéressant de voir comment le genre humain pouvait se différencier. Un thé au lait et un autre café, j’en profitais pour prendre quelques gâteaux avant de passer à la caisse. La caissière me dévisage une fois de plus et j’hausse les épaules. Ils ont vraiment rien d’autre à foutre dans le village paumé. « Et voilà pour Mademoiselle de Gauthier, un thé et des gâteaux pour t’obliger à parler la bouche pleine et te faire oublier toutes tes bonnes manières ! » Ne pus-je m’empêcher d’ajouter avec ironie juste pour l’embêter.


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MessageSujet: Re: « Sauveur un jour, sauveur toujours ? »   Mer 8 Juin - 11:27

Devant moi, mon compagnon de table ou encore Blake le lapin crétin de Carotte mais qui vient aussi de Caroline, qui me regarde avec une certaine malice et je sens déjà à son regard qu'il prépare une remarque intelligente -en tout cas pour son cerveau de mâle- qui sera comme une flèche pour ma tête. « ça t’arrive d’oublier de dire s’il te plait ou merci ? » Qu'est ce que je vous disais ? Hein ? Prévisible ces hommes de Néandertal. J'affiche un sourire forcé, très visiblement forcé. Une réponse sarcastique silencieuse. Et là, je me redresse de tout mon long avec un port de tête bien droit et soutenu « Non. Jamais » Dis-je en articulant bien comme il faut chaque syllabe, au cas-où le petit de Carotte mais en faite de Caroline ne comprendrait pas le dialecte anglais. Puis je finis ma phrase par un froncement du nez l'air de dire "Nah !". C'était un tic chez moi alors pour moi, c'était devenu normal de le faire. Après la réaction que ça peut causer chez les autres, tant pis. Je vais tout de même pas me priver de faire ce que j'aime bien avec mon nez pour faire plaisir ! Et puis surtout pas à lui. Non ! « J’te pensais juste naïve et gentille, mais en fait t’es plutôt du genre fille de bonne famille très coincée… c’est que ta famille aimerait surement pas te voir trainer avec un gars louche comme moi. Ça ferait vraiment tâche dans le tableau. » Oh ! Ma bouche s'ouvre dans une expression étonnée, clouée au sol la De Gauthier. Alors je referme mon clapet en reprenant une consistance et en tentant de limiter les dégâts car mes joues s'empourprent déjà et le sang me monte à la tête. Espèce de coco raté va ! « Je... Je suis même pas une coincée ... Et puis d'abord ouais ! T'es une tâche ! » Dis-je ma bouche formant une grimace et je lui tire la langue pendant qu'il me tourne le dos en affichant sur son visage un visage de winner combiné à un air amusé ! C'est limite si de la fumée ne s'échappait pas par mes oreilles ! Il avait voulu me taquiner eh bien il avait gagné. Mais que la première manche ah ça oui ! J'allais pas me laisser faire. Non. Je vais bouder tiens ! Je vais plus lui parler quand il reviendra. Et toc ! Je vais même le laisser en plan et me tirer comme ça ! ... Oui mais non c'est pas bien de faire ça ... Non je m'enfiche je vais le faire et tant pis pour le reste, tant pis pour les règles de bienséance et tant pis pour l'éducation sévère que j'ai eu. Pendant que monsieur-crétin-de-carotte-mais-en-faite-de-Caroline se débrouille avec la caissière, je laisse mon regard s'attardait sur le point de mire que je visais un instant plus tôt. Et si c'était Kieran que j'avais bien vu ? Ouais et si c'était bien lui ? Qu'est ce qu'il faisait à l'hôpital ? J'ai toujours pensé qu'il avait fuit la ville car depuis le jour qu'il m'avait quitté je n'avais plus du tout eu de nouvelles de lui et je ne l'avais jamais croisé. Je n'aurais sans doute jamais de réponses à mes questions en ce qui le concerne alors autant penser à autre chose. Ouais c'est mieux, sinon je vais encore finir en déprime avec un pot de glace devant Bridget Jones dans mon salon à me dire que je vais finir vieille fille. Triste destin. Mais moi, avant Kieran, j'ai toujours cru que c'est ce qui m'arriverait. Parce que moi, je suis le genre de fille qu'on remarque jamais, le genre passe-partout, le genre insipide. Et puis si tout le monde me voit comme Blake me voit, une bourgeoise de bonne famille coincée et psychopathe, c'est sûr que ça met pas de chance de mon côté. Bouhouhou je vais finir seule avec une dizaine de chat. « Et voilà pour Mademoiselle de Gauthier, un thé et des gâteaux pour t’obliger à parler la bouche pleine et te faire oublier toutes tes bonnes manières ! » Je me retourne vers la voix de Blake et mon regard tombe directement sur les gâteaux en question. Ahhhh ! Par réflexe -logique pour la grande gourmande que je suis-, un large sourire illumine mon visage et je joins les mains dans ma gaieté en trépignant presque sur mon siège. « Chic ! Chic ! Des gâteaux » J'oublie instantanément mes résolutions prises tantôt pour le bouder et quitter la table de façon dramatique. Il m'a eu. Les gâteaux, quelle attaque fourbe alors mon sourire disparait quand je me souviens de sa phrase prononcées à mon attention. « Ca te plairait hein ! Eh ben non ! Je ne te ferais pas ce plaisir ! » Et là, en face de lui, je lui tire la langue et rigole en prenant un petit gâteau aux noix, j'évite celui au chocolat. J'aime pas le chocolat. Étonnant je sais. Chaque fois que j'énonce cette vérité, on me prend pour une taré. Ne pas aimer le chocolat ? Quel sacrilège. Bah oui mais moi j'aime pas, c'est comme ça et puis c'est tout. Je croque dans mon gâteau et pousse un soupir d'aise. Il est trop bon. Ca m'étonne venant de la bouffe d'hôpital. Je prend bien gaffe d'avaler avec d'ouvrir la bouche pour lui parler -bah ouais pas envie de lui faire plaisir- « Je te laisse ceux au chocolat ! J'aime pas le chocolat, beurk ! » Un rictus de dégoût s'empare de mon visage avant de disparaître aussi rapidement qu'il était apparu -ouais je suis douée pour m'exprimer à travers mon visage- « Comme ça, tu me laisses tous ceux aux noix, Blakounet ! » J'énonce d'une voix claironnante. Moi, je sais ce que je veux. Et quand je veux quelque chose, j'en démords pas. Ou alors un tout petit peu. Le Blakounet ? Il est sorti tout seul. Un tic chez moi de surnommer tout le monde avec des sobriquets sortis de ma tête. Je sais que Blakounet de Carotte mais de Caroline en faite il va pas aimer du tout mais je le dis quand même. Moi aussi je sais taquiner d'abord. Même si le risque est que je me prenne les gâteaux à la figure ou qu'il me laisse en plan. Façon s'il quitte la table en m'abandonnant comme une malpropre je crois que je vais pleurer ou alors lui courir après comme un hamster après un chat. Tout dépend en faite. Alors je le regarde. Blakounet, tu vas mordre ou pas ? Parce que moi je suis sûre qu'il est comme les chocapic. Tout dur mais avec du lait, ils sont mou et tout doux. Faut juste trouver du lait pour tremper le Blakounet. Moi au fond, je suis sûre que c'est un mec bien, c'est juste qu'il grogne au lien de parler, qu'il mord au lieu de sourire. C'est que la vie, elle a pas dû être bien gentille avec lui. La vilaine. Et puis moi, je l'aime bien le sauveur de sac. Même si il fait peur parfois et qu'il aime bien me taquiner et me faire pleurer.
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MessageSujet: Re: « Sauveur un jour, sauveur toujours ? »   Sam 11 Juin - 22:40



Je devais reconnaître que sur le coup, ça avait été plus fort que moi. Cette fille coincée a un petit quelque chose d’attendrissant. C’est bizarre mais dans le fond, j’l’aime bien. Elle me rappelle mon innocence de petit garçon à l’époque où j’avais rejoins le foyer. Enfin, je l’avais vite perdu lorsque quelques types avaient commencer à m’emmerder sérieusement. Les gosses étaient ignobles entre eux. C’était aussi pour ça que je préférais cette vie de solitaire loin des autres. Mais parfois, je songe au fait que vivre seul, ça n’est pas une vie. Et puis comment être seul dans cette ville où j’ai une famille biologique. Y parvenir relèverait d’un sacré miracle. Ainsi j’en viens à titiller la jeune DE GAUTHIER. Je l’observe alors se redresser et tendre son cou. Limite elle lèverait le petit doigt pour ma répondre avec ces manières d’aristocratie démodé. « Non. Jamais » Je ne peux m’empêcher de rire de sa répartie et du froncement de nez qui s’en suit. Elle a de la suite dans les idées cette fille. Elle se prend pas la tête et sous son air de fille timide et décalée, elle est bien marrante quand on y réfléchit. Toutefois j’enchainais plutôt rapidement. « J’te pensais juste naïve et gentille, mais en fait t’es plutôt du genre fille de bonne famille très coincée… c’est que ta famille aimerait surement pas te voir trainer avec un gars louche comme moi. Ça ferait vraiment tâche dans le tableau. » Et là, croyez le ou non, je m’attends à l’entendre répliquer mais c’est le plus improbable qui se produit, elle reste muette comme une carpe. Quoi, cet énergumène sait se taire ? Apparemment oui et j’y étais parvenu. La Caroline menait devant De Gauthier ! C’est que ça pouvait en être hilarant si l’on devait commenter le match entre nous. Je crois que c’était le moment le plus amusant que je passais depuis près d’une semaine. Pas de prise de tête. Juste une discussion qui allait partait en vrille mais qui était toutefois intéressante si on poussait la réflexion plus loin. Je ne savais pas grand-chose d’elle mais suffisamment pour me douter qu’elle ne doit pas avoir une vie sociale très développée. Encore plus avec les hommes. Alors que je revenais avec un thé, un café noir pour moi et des gâteaux, j’en profitais pour lui glisser : « Et voilà pour Mademoiselle de Gauthier, un thé et des gâteaux pour t’obliger à parler la bouche pleine et te faire oublier toutes tes bonnes manières ! » Moi la décoincer ? J’avoue que ça serait un sacré challenge mais ça avait au moins le mérite d’être amusant, surtout dans un lieu aussi déprimant que pouvait l’être un hôpital. A la vue des gâteaux, je la vois s’agiter et mon rire s’échappe une fois de plus de mes lèvres. « Chic ! Chic ! Des gâteaux » « Si j’avais su que j’pouvais t’acheter si facilement, j’l’aurais fait plus tôt ! » enchainais-je avec cette malice non dissimulée. « Ca te plairait hein ! Eh ben non ! Je ne te ferais pas ce plaisir ! » Je fis une petite moue triste à sa remarque avant de m’assoir en face d’elle. « Qui a dit que ça me ferait plaisir ? De toute façon, t’es comme toutes les autres vous adorez vous goinfrez de ces gateaux… » haussais-je les épaules tout en l’observant enfourner les délices dans sa bouche, avant qu’elle ne soupire de plaisir. « Je te laisse ceux au chocolat ! J'aime pas le chocolat, beurk ! » « Intéressant ! » fis-je sans la quitter des yeux. Alors elle était coincée, n’aimait pas le chocolat, avait des relations peu communes avec les hommes et donnait visiblement des cours dans un centre équestre. Ah et j’oubliais, elle était un peu psychopathe sur les bords. Ce qui avouons-le est un peu flippant. Heureusement pour moi, qu’elle est aussi épaisse qu’une feuille de papier à cigarette et qu’avec un coup de vent, elle s’envolerait. Je n’avais pas vraiment de crainte à avoir qu’elle tente de m’enlever pour des expériences un peu bizarres. « Comme ça, tu me laisses tous ceux aux noix, Blakounet ! » Mon regard remonte au sien, a son dernier mot. Mes lèvres se serrent sans plus tarder et mon regard s’assombrit. C’est bien le truc que j’ai jamais supporté tous les dérivés stupide et inimaginable qu’on pouvait faire via mon prénom. « Appelle moi encore une fois comme ça, et j’trouverais un moyen de te faire enfermer dans l’aile psychiatrique de l’hôpital. » J’avais horreur de ça. Je voulais pas pourtant être méchant mais juste mettre les choses au clair. Avec ma chance elle allait prendre la mouche et se mettre à chialer. En fait c’était ça le truc, les filles ne savaient que chialer et moi, bah j’étais pas vraiment le type le plus délicat du monde lorsqu’il s’agit de relation avec le sexe opposé. A part pour coucher avec elle, ou avec Regan. Je secouais la tête en essayant de repousser la blonde de mon esprit. Je devais arriver à faire le vide et savoir quoi faire vis-à-vis d’elle mais avec la brune devant moi, c’était encore pire parce que j’avais l’impression qu’elle était du genre à rendre n’importe quel mec un peu frappé ! Je levais alors ma tasse à mes lèvres alors que mon regard ne semblait pas perdre de son intensité. « Alors ça y est, t’es gavé ? » lâchais-je alors qu’elle ne piochait même plus dans les gâteaux que je lui avais ramené.



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MessageSujet: Re: « Sauveur un jour, sauveur toujours ? »   Lun 20 Juin - 11:50

Si y'a bien une chose que j'ai toujours détesté c'est d'être comparé à d'autres, d'être mise dans le même sac que d'autres filles, de d'autres personnes. C'est pas de l'orgueil du genre " moi je suis spéciale, je vaux mieux que tout le monde " Non, pas dans ce sens là, mais dans le sens plutôt que moi je suis ce que je suis, rien à voir avec d'autres nana. Je sais bien que je suis d'un banal autant physiquement que caractériellement alors je ne vois pas pourquoi on me comparerait aux autres. Et puis avouez-le, se faire comparer aux autres, c'est assez déplaisant dans un sens. Chaque personne est différentes sur cette terre, déjà par les goûts vestimentaires ou alimentaires etc... Alors se comparer les uns aux autres, ça sert à rien. Et encore plus de tous nous étiqueter et nous mettre dans un groupe. Mon poil se hérisse quand Blake-crétin-de-carotte-mais-en-faite-de-Caroline insinue que je suis comme toutes les autres, une grosse goinfre de gâteaux. Je grimace dans le vide mais je dis rien, à quoi ça servirait de toute façon ? Et puis aujourd'hui, on me dit que je suis comme toutes les autres et quand j'étais plus jeune, on me mettait des côtés parce que j'avais une mère cancéreuse, parce que mes parents étaient des bourgeois, parce que j'allais à mes cours de catéchèse, parce que je parlais peu, parce que j'étais beaucoup trop sage, anormalement sage selon les autres. On m'a mise de côté, cible des moqueries et de rires dans la cours de l'école. Moi, j'attendais juste que le temps passe et puis je rentrais chez moi presque en courant. Ouais, les enfants sont méchants quand ils veulent mais pas empirent en grandissant. Sauf qu'aujourd'hui, je suis plus vraiment l'enfant qu'avant. Je me défends un peu mieux même si de façon générale, je continue à me murer dans un silence fragile, un silence qui cache des larmes qui viennent trop facilement à mon goût. « Intéressant ! » Et pourquoi qu'il me fixe ? Pourquoi qu'il dit ça ? J'ai dit quoi d'intéressant ? C'est bien la première fois qu'on me sort que je dis un truc intéressant ou fait un truc intéressant. Ca doit être sarcastique, j'en suis sûre. « Appelle moi encore une fois comme ça, et j’trouverais un moyen de te faire enfermer dans l’aile psychiatrique de l’hôpital. » Ah ! Ah la voilà la réaction face au terme Blakounet tout mignon, tout innocent, tout doux, tout inoffensif. Une réaction un peu excessive pour uniquement un petit surnom de rien de tout. Ce surnom l'a pas tapé ni griffé, pas besoin d'être aussi, ce sont juste que des mots, y'a rien de blessant en plus je trouve alors je comprend pas pourquoi il est si méchant. J'en prend pour mon grade là. C'est pas vraiment gentil du tout de me dire ça. Je me mords la lèvre, prise entre une colère et une envie de chialer royale. Au final, je décide de ne rien faire du tout. « C'est pas très gentil ! Et puis Blakounet, c'était pas pour être méchante. » je dis pour me défendre. J'ai pas envie de chialer, non, non. Je veux faire ma grande et forte devant lui, montrer que moi aussi je sais être une grosse dure à cuire -enfin façon de causer et en apparence uniquement- « Alors ça y est, t’es gavé ? » Je me renfrogne sur ma chaise et continue de grignoter le gâteau que j'ai entamé en buvant entre deux bouchées une gorgées de thé. « Non. J'ai de la place encore ! D'abord ! » Je dis d'un air de défi bien que je sache qu'il en a rien à pété mais je m'enfiiiiiche ! J'ai envie de lui tenir tête et dans le genre chieuse, grosse chieuse, je suis pas mal douée. Demandez à Lily si vous ne me croyez pas. Puis, je repose mon gâteau sur le rebord de la coupelle de ma tasse de thé « Pourquoi tu l'a tapé le monsieur ? Parce que pour qu'il se retrouve à l'hôpital, t'as dû bien taper super fort. » Je demande en le scrutant. Peut-être qu'il me répondra pas, peut-être qu'il m'en verra balader -à ce stade, je crains plus rien avec tout ce que je viens de me prendre-, peut-être même qu'il me dira qu'il se casse, que je le saoule. Oui mais je demande quand même, parce que j'ai envie et que je comprend pas la violence. Non pas vraiment. Je comprend pas et je sais bien que Blakounet-le-tout-mignon-qui-grogne-parce-qu'il-vient-de-Caroline c'est pas le genre de gars qu'on comprend vite, une nuit ça suffira pas. Rassurez-vous, j'ai tout mon temps moi. Je parviendrais à élucider l'énigme du Blake-crétin-de-Carotte-mais-en-faite-de-Caroline
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MessageSujet: Re: « Sauveur un jour, sauveur toujours ? »   Sam 2 Juil - 22:38



A bien l’observer, cette fille doit venir d’une autre galaxie ou d’un monde parallèles. Qui de nos jours est aussi polie et coincé ? Elle était mon opposé total lorsqu’on se penchait sur la question. Je me suis pratiquement élevé tout seul alors qu’elle a surement dû avoir une éducation plutôt stricte. Du jour, où je suis rentré au foyer, l’éducation a disparu. Je suis devenu un électron libre. Et ça, au plus grand malheur de certaines personnes. Entre nous, les gamins qui vivent dans ces centres, c’est la loi du plus fort qui règne. Il faut apprendre à survivre et parfois à se faire oublier. J’ai beau tout faire pour mettre de côté cette période de ma vie, il y a sans cesse un détail qui me rappelle d’où je viens et les années sombres et très obscure que j’y ait passé. Blakounet. En apparence, ça semble innocent. Dans ses foyers, l’innocence n’existe plus. Toute différence ou mot suffisent à faire naitre de nouveau surnom, des commentaires malsains et surtout il n’y a rien de pire que cette façon dont les gamins ont de se mépriser entre eux. Miss de Gauthier, elle ignore ce que ça réveille en moi. Des millions de mauvais souvenirs. Trop nombreux. Les ricanements des autres élèves de ma classe qui se moquait de moi. Parce que j’restais dans mon coin ou encore plus tard, j’étais considéré comme étant celui qui tenait la chandelle entre Courtney et Boone. Je n’ai jamais été réellement tranquille, jusqu’au jour où mes poings et ma force physique ont pris le relais. Sauf que Blakounet c’était resté. Alors oui, je le prenais mal. Mon prénom a subi diverses variantes plus ridicules les unes que les autres mais ça personne ne peut le comprendre. Personne n’est à ma place. Personne n’a eu à subir le racket des grands, la bagarre pour un morceau de pain. La maltraitance, je l’ai vécue jusqu’à ce que je me rebelle et qu’au final, les autres aient finalement peur de moi. Peur de savoir jusqu’où ma violence peut porter. Et pourtant, ça n’a jamais éloigner Courtney et Boone. Du moins jusqu’à la mort de ce dernier. Alors oui, je suis froid et sans état d’âmes envers la jeune fille devant moi mais c’est dûe à cette sombre douleur qu’elle fait rejaillir. « C'est pas très gentil ! Et puis Blakounet, c'était pas pour être méchante. » « Si tu le dis. » marmonnais-je en avalant une gorgée de café. Non, je ne la croyais pas. Peut être était elle réellement gentille en me nommant comme ça. Mais j’en avais vu d’autres alors y croire, c’était impossible. Elle n’était pas à ma place. Comment pourrait-elle le comprendre.

Etre un dur à cuire, c’est surement l’impression que je dégage mais dans le fond, je suis comme tout le monde. Le type le plus banal de la terre. Je ne dis pas que je cherche à me démarquer des autres. Je vis ma vie sans me soucier des autres. Peut être que je devrais. Comme par exemple, laisser entrer Noam dans ma vie mais je ne peux pas. Au fond de moi, si je le fais je sais que quelqu’un finira par souffrir. Car c’est ma vie. Il n’y a pas un instant où au gré de mes connaissances quelqu’un ne souffre pas. Alors je reste en retrait, gardant cette distance de sécurité afin d’éviter certains dommages collatéraux. Mais je doute que quelqu’un me comprenne. Alors qu’un léger silence s’installe, je fais une de ses remarques cynique mais elle finit par relever : «Non. J'ai de la place encore ! D'abord ! » Madame je veux avoir le dernier mot, je secoue la tête. Je pourrais lui dire n’importe quoi. Qu’elle a vraiment de la marge avant de ressembler à un dindon mais je m’en abstiens. Je me contente de l’observer une fois de plus puis mon regard dévie une seconde vers le couloir où Regan a disparu et c’est finalement la petite chieuse qui me rappelle qu’elle existe avec un tas de questions. « Pourquoi tu l'a tapé le monsieur ? Parce que pour qu'il se retrouve à l'hôpital, t'as dû bien taper super fort. » Mon regard s’assombrit et la fusille instantanément. Elle n’a vraiment rien d’autre à foutre que de se mêler des histoires des autres. « C’est pas tes oignons mini pouce ! » lâchais-je brutalement, tout en sachant que ça ne l’arrêterait surement pas. Elle est comme de la glue, un vrai pot de colle ou un chewing gum bien collant, qui ne vous lâche pas les baskets. « Pourquoi tu veux savoir ? T’as peur que j’te file une baigne ?! » la provoquais-je en la fixant sans détour, d’un regard encore bien sombre. Elle était peut être gentille et naïve mais toujours est-il qu’elle ne savait pas de quoi j’étais capable si on avait le malheur de me foutre en rogne. Et puis merde, elle ne me connait pas jusqu’à preuve du contraire.






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MessageSujet: Re: « Sauveur un jour, sauveur toujours ? »   Ven 26 Aoû - 2:08

Oh oh oh le petit lapin crétin est subitement de mauvaise humeur, à cause du surnom coquet que je lui ai sûrement donné avec toute la générosité dont je peux faire preuve. C'était pas méchant, très loin de l'être puis Blakounet, c'est mignon ? Qu'est ce qu'il a pas de goût cet gros ours mal léché ! Un moment taquin, déconneur et le moment d'après gros ours qui boude pour un petit surnom ! Bornée et têtue, je répond, la tête haute, le défiant, à mes risques et périls « Oui je le dis ! » Le menton relevé puis j'agrippe un petit muffin et le croque à pleine dent, bien-sûr mon petit effet ne fera même pas peur à une mouche mais qu'importe. Je sais pas ce que je cherche à être ici, attablé avec lui, peut-être juste de la compagnie, peut-être juste à finir dans un sac poubelle noir dans un dépotoir ou bien j'ai juste envie de voir ce qu'il y a derrière cette couche d'animosité. J'ai toujours été curieuse et ma curiosité me coûte parfois chère mais je peux pas m'en empêcher, c'est ainsi que je suis faite. Blakounet -oui parce que moi je continue de l'appeler ainsi en privé et toc- me fait penser à ses chats errants que j'ai souvent recueillis. Maltraités par leurs anciens maîtres, ils se sont enfuis et se débrouillent dans la rue. Quand j'en prenais soin, ils me rejetaient, voulaient être seuls, étaient sauvages, si bien qu'après ils repartaient, assoiffés d'indépendance. Mais moi je sais pas pourquoi, à chaque fois que j'en croisais un, j'étais prise d'un sentiment de protectrice et j'étais touchée. Blakounet c'est un peu pareil, il a quelque chose de touchant, comme s'il rejetait sa condition humaine et moi ça me donne envie de le couver mais aussi de le fuir comme la peste tellement il impressionne. Je me dis qu'il a sûrement pas eu une vie facile, le pauvre chaton. Son regard me foudroie et limite, je cesse de respirer. Finalement, c'est pas un pauvre chaton, c'est un gros léopard vilain mangeur de chair humaine tout à coup. Malgré son ton brute qui me fait sursauter, je ne peux m'empêcher d'éclater de rire au surnom qu'il m'a donné. Mini-pouce. Hey moi j'aime bien, c'est rigolo et en plus c'est mignon. Puis bon, je complexe pas trop de ma petite taille, enfin si je complexais avant quand j'étais plus jeune, au collège mais maintenant, même si parfois c'est plus dérangeant qu'autre chose, je m'en suis accommodée.

« Haha … c'est mignon Mini-pouce ! Moi j'aime bien ! T'es rigolo Blakou... Blake ! » Je rectifie aussitôt n'ayant pas envie de me faire foudroyer sur place. Mon hilarité passée, je bute sur ces mots et son regard noir qui me perce de toute part, eh oh ! Faut se calmer, vilain léopard, va manger un steak bien saignant !« Bah … Bah je sais pas comme ça pour savoir … Tu me taperais pas quand même ? Hein ? Pour si peu ? Tu démarres vraiment au quart de tour » Articulais-je avec difficulté tellement du coup l'ambiance lourde me pèse. J'ai toujours eu du mal avec la violence, je repose mon muffin et le regarde à peine, n'osant pas trop même si d'un côté, une envie me pousse de le secouer en lui hurlant qu'on tape pas les filles. « Moi, j'ai pas envie que tu me tapes hein ! J'aime pas avoir mal ! Et puis on m'a jamais foutu une baigne comme tu dis … et puis c'est quoi une baigne, c'est un coup de poing ? » Je dis en grimaçant en imaginant son poing s'abattre sur mon visage, ouch, ça doit faire mal. Je change littéralement de sujet avec mon petit minois, j'espère que ça marchera, je veux qu'il oublie l'idée de m'en foutre une baigne-que-je-sais-pas-trop-ce-que-c'est en pleine figure parce que moi, je saurais pas me défendre, non, non, je ferais que pleurer et puis c'est tout. Je saurais même pas me soigner mais bon Lillyanna sera là et pourra m'aider peut-être. Ah bah non, je suis à l'hôpital là, je pourrais aller directement aux urgences, moi et ma tête tout retournée. Hein qu'il osera pas me taper hein ? Et puis quoi ? Je pourrais prendre la soucoupe de ma tasse de tête et la lui lancer comme un frisbee ? Orf, ça risque pas d'assommer le gros léopard qu'il est. Ah ça non ! Finalement, les mecs, c'est tous des caca boudins ! Oui, voilà !
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