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 « Something like home… Something familiar… Just wanna go home..» ❖ EVANS

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MessageSujet: « Something like home… Something familiar… Just wanna go home..» ❖ EVANS   Ven 18 Mar - 1:34


Charly & Noam





La journée n’avait pas été mauvaise dans l’ensemble. Dans la matinée, il avait été remorquée une voiture accidenté non loin de la marina. Puis il y avait eu celle de Sara, ce qui l’avait amusé. Bien que son sourire se soit effacé lorsqu’elle lui expliqua qui était l’autre conducteur. Ce genre de situation était inévitable lorsque deux membres d’une même fratrie vive au même endroit. Enfin, c’était pire depuis que Blake lui avait dit de renoncer à ce qu’il avait en tête. A vrai dire Noam ne savait absolument pas de quoi il parlait. Jamais il n’arriverait à comprendre son jumeau. Ils étaient si différents. Tant de contrastes entre eux, que c’était à peine croyable qu’ils puissent réellement être de la même famille.
Dans l’après-midi, il était passé devant le Bones. Comme depuis ses trois dernières semaines, il hésite à chaque fois. Il passe et repasse plusieurs fois devant, avant de finalement partir. Il veut la voir. Il en crève d’envie. S’assurer que tout se passe bien. Que Josh garde un œil avisé sur elle. Et en même temps, elle lui manque à en crever. Il ne demande pas la lune. Juste la voir, peut être croisé son regard, même distinguer ce sourire factice sur son visage lui ferait du bien. Il sait qu’il doit avancer sans elle. Il croit que c’est ce qu’elle veut. Toutefois, il peut lui en donner l’occasion mais il resterait certainement coincé dans cette vie avec elle. Une vie qu’il ne veut pas vivre avec une autre. Il s’est posé beaucoup de questions depuis leur rupture. Comme ce qu’il devait faire dorénavant. Envisager de reprendre ses études ? Venir en aide en qualité de consultait ou coach-assistant au lycée ? Les idées germent mais il doute tellement de ce qu’il doit faire, qu’il ne parvient pas à prendre de décision sur le sujet. Et il y a Noaly. Il ne veut pas être le genre de père qui fera passer son job avant sa fille. Il veut être là pour elle, et pour Charly même si cette dernière s’accroche toujours à vouloir l’éviter. Car faudrait réellement être stupide pour ne pas s’en apercevoir, encore plus dans cette ville ou en 5 minutes toute la ville connait les derniers potins.
Ses pas le mènent à Keystone. A chaque fois qu’il vient ici, il revoit Lynn sautillant autour de lui avant de se jeter sur son dos. Ce souvenir, c’était comme si c’était hier. Il avait juste fallut qu’il lui dise qu’il voulait demander un « truc » à Charly. Il n’avait alors échangé qu’un seul regard avec sa sœur mais c’était le regard de cette sœur qui lui manque atrocement. Ce regard qui le convainc qu’il prenait la bonne décision. Et aujourd’hui, ce regard et cette présence lui manque plus que jamais. Il n’avait pourtant pas prévu de se rendre ici aujourd’hui. Il avait ressenti le besoin de prendre l’air et de se retrouver dans un endroit qui ne lui rappelait pas le crétin qu’il pouvait être. C’était naturellement ici que ses pas l’avaient guidé. L’un de ses derniers moments – et heureux qui plus est – avec Lynn, sauf qu’aujourd’hui c’était une autre silhouette qui se dessinait quelques mètres plus loin. Celle qui ne quittait pas ses pensées.

Les mains au fond de ses poches, il hésite, se pince les lèvres, soupire et se raisonne. Il n’y a aucune raison que ça se passe mal. Ils sont adultes et capable de parler non ? Prenant une profonde inspiration, il s’approche alors doucement. Malgré les semaines et les gestes qu’il a pu faire à son égard. Car même s’ils étaient en conflit, Noam ne pouvait pas s’empêcher d’avoir certaines attentions pour Charly. Des tickets pour un concert, une boites d’M&M’S avec uniquement ceux de la couleur qu’elle préfère, un vieux t-shirt de Coldplay, un album dont elle lui avait parlé mais qu’elle n’avait pas eu le temps d’acheté. Il ne tentait pas de l’acheté ou de la forcer. Non, elle lui manquait et à sa façon, bien que maladroite, il voulait retrouver son amie. Celle qu’elle avait pu être avant qu’ils ne sortent ensemble. Car si c’était tout ce qu’elle avait à lui offrit, il était prêt à l’accepter pour le moment. Ça serait toujours mieux que sa misérable vie ou il n’arrive même plus à pénétrer dans le Bones. Il fronce les sourcils un instant lorsque son regard s’arrête sur un sweat à capuche qu’il connait. Trop grand pour elle. Il ne tarde pas à se souvenir qui en est le propriétaire. Ça ne le ravit pas mais c’est son ami. Enfin, c’est Josh. Et avec Josh, rien n’a jamais été simple.

« - Si tu te penches encore, j’vais être obligé de jouer au héros… pas que ça me déplairait hein ! Surtout pour toi… mais j’veux pas abîmer mes nouvelles converses. » Ironise-t-il avec un petit sourire pour amorcer la conversation. Noam sait que ça pourrait être dur mais il veut voir les choses s’améliorer entre eux. D’une façon ou d’une autre. Parce qu’il en a marre de tourner en rond et que la voir est toujours plus plaisant que de ne plus faire partie de sa vie. « Alors Evans, tu vas m’obliger à me mouiller ou j’vais avoir le bonheur de garder mes chaussures au sec aujourd’hui ? »


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MessageSujet: Re: « Something like home… Something familiar… Just wanna go home..» ❖ EVANS   Ven 18 Mar - 2:44

Charly n’avait qu’une envie c’était de retourner chez elle, de retrouver son petit ange et de dormir. La journée avait déjà mal commencé quand Josh l’avait réveillé brutalement avec un coup de coude. Sérieusement, elle plaignait toutes les filles avec qui il passait la nuit. C’était une vraie brute quand il dormait. La jeune Evans avait eu la bonne idée de s’endormir devant le film qu’ils avaient loué la nuit précédente. Elle aurait mieux fait de dormir dans son lit. Sauf que dans son lit, elle n’arrivait pas à dormir. Elle cherchait toujours la chaleur d’une certaine personne. Généralement, elle se réfugiait dans la chambre de sa fille, s’emmitonnait dans une couverture et la regardait dormir paisiblement. Mais pas hier soir. Charly n’avait pas eu d’autre choix que de laisser sa fille avec Joyce. Apparemment, il était urgent que Joyce crée des liens avec sa nièce. Charly la soupçonnait d’utiliser sa fille pour passer du temps avec Casey. Elle ne pouvait pas vraiment dire quelque chose si sa fille servait d’entremetteuse entre ses deux amies. A défaut de réunir ses parents, elle serait à l’origine d’un couple d’âme sœur. Rester dans la maison quand elle était vide lui était insupportable. Elle ne supportait pas tous les fantômes qu’elle renfermait. A chaque minute, elle s’attendait à voir son père débarquer pour lui demander comment on allume l’ordinateur ou à entendre le rire de Lynn mélangé à celui de Noam. C’était bien plus qu’elle ne pouvait le supporter. Au silence, elle choisirait toujours la présence de Josh.

Le vent s’infiltrant dans sa voiture, elle conduisait à travers la ville. Elle n’avait rien à faire. Aller au Bones était hors de question. Depuis que Blake Rivers avait décidé d’y trainer, elle évitait cet endroit, même si c’était le sien. D’ailleurs ces derniers temps, il y avait beaucoup d’endroit qu’elle évitait. Tous ceux où elle était susceptible de croiser Noam. Autant dire qu’ils étaient nombreux. Elle ne supportait plus de le voir. A chaque fois qu’ils se croisaient, leur conversation concernait Noaly et quand l’un d’eux essayait de changer de sujet, soit l’autre s’énervait - et par l’autre, elle entendait elle-même soit la conversation devenait bizarre. Ils avaient parlé du cours du prix des petits pois la semaine dernière. Le seul endroit où elle était sûre de ne pas le trouver, c’était au cimetière, mais ces derniers temps, elle avait du mal à y mettre les pieds. Elle y serait bien assez vite.

Elle se gara sur le pont. Resserrant le gilet de Josh autour de sa taille, elle avança vers le bord. Le vent balayait ses longues mèches brunes sur son front, mais elle en avait cure. D’ici toute la ville semblait paisible. Elle aimerait retrouver ce calme dans sa vie. Ces derniers temps, tout est chaos et elle ne parle même pas de l’état contradictoire entre son cœur et sa tête. Rompre avec Noam était la meilleure solution. Elle en restait persuadée. Elle avait besoin de retrouver qui elle était réellement. Elle avait besoin de savoir qui elle était. Elle avait besoin de savoir qui elle était sans lui. Mais malgré tout, il lui manquait. C’était pas vraiment des faits qui lui manquaient, mais plutôt ce qu’il lui faisait ressentir. Le son rassurant de sa voix quand son moral était au plus bas lui manquait. Les papillons qui naissaient dans son ventre à chaque fois qu’elle l’entendait rire lui manquaient. Le feu qui pouvait naitre en elle à chaque fois qu’il la touchait lui manquait. Ca faisait bien trop longtemps qu’il lui manquait. Deux ans c’est long dans une vie pour des âmes sœurs loin l’une de l’autre. La jeune Evans était persuadée d’une chose :c’est que Noam avait été son âme sœur, tout comme l’ancienne Charly avait été la sienne. Deux ans plus tôt, ils auraient pu avoir la fin heureuse, cette stupide fin que tout le monde apprend à attendre. Mais Lynn était décédée et ça les avait profondément changés. Le Noam et la Charly d’aujourd’hui n’avaient plus rien à faire ensemble. Ils ne pouvaient pas continuer à vivre dans une pâle copie de leur ancienne relation.

Y avait un truc qui ne tournait pas rond chez elle. Plus elle pensait à ça et plus elle avait envie de retrouver le Noam dont elle avait été et dont elle serait toujours amoureuse. Son cœur manqua un battement quand elle entendit sa voix, comme si quelqu’un avait enfin répondu à ses prières. Cet air moqueur, elle ne l’avait pas vu depuis bien longtemps sur le visage de Tanner. Elle remit quelques mèches qui venaient lui barrer le visage derrière les oreilles, un léger sourire se dessinant sur ses lèvres.« Je risquerais pas de détruire ma nouvelle montre pour tes beaux yeux Tanner. » Elle aurait aimé rester là et parler avec lui, comme s’ils avaient encore 17 ans. Mais ils n’avaient plus 17 ans et elle était fatiguée de sentir son cœur se briser à chaque fois qu’elle s’en rendait compte. « Gardes tes chaussures au sec, je m’en allais. » Elle lui offrit un sourire sarcastique et se dirigea vers sa voiture. Elle ouvrit la portière et s’installa derrière le volant. En voulant mettre le contact, elle sut que sa voiture allait lui jouer un tour qui n’allait pas du tout lui plaire. Elle essaya une nouvelle fois, une troisième puis une dixième fois. « Allez c’est pas le moment de m’abandonner. » Charly avait l’habitude de la voiture capricieuse, mais là c’était vraiment pas le moment. Elle réessaya une nouvelle fois avant d’abandonner en laissant sa tête tombé contre le volant et en laissant une plainte de frustration s’échapper de ses lèvres. Maudite, elle devait être maudite. Combien de temps, elle pouvait rester derrière le volant à faire comme si tout allait bien tout ça pour éviter Noam ? Longtemps. Elle serait même prête à rentrer à pied si elle avait pas peur de retrouver sa voiture en pièce. Les minutes se faisaient longues et elle sentait le regard amusé de Noam sur elle. Elle se résigna à sortir de la voiture, non sans claquer sa portière violement. «Ne penses même pas à rire Tanner. » le menaça-t-elle en pointant un doigt vers lui. Elle se dirigea vers le capot et l’ouvrit. Dire que Charly n’y connaissait rien en mécanique était un euphémisme. Elle fit comme si elle voyait où était le problème alors que franchement elle n’en avait aucune idée. Frustrée, elle finit par se tourner vers Noam. « Tu comptes rester planter là ou venir m’aider ? »

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MessageSujet: Re: « Something like home… Something familiar… Just wanna go home..» ❖ EVANS   Sam 19 Mar - 23:18



Keystone Bridge est, et sera toujours à ses yeux l’un des rares endroits qui ne l’a pas encore tourmenté. N’imaginez pas que lorsqu’il vient ici, il oublie que Lynn n’est plus là. Non, c’est autre chose. Les mauvais souvenirs, il ne pourra jamais les chasser mais ici, il se sent presque en paix. Parce qu’il y a passé un tas de bon moment. Que ça soit sur le pont où il avait eu cette discussion avec Lynn, au bord de la rivière lorsqu’il lui avait avoué être amoureux – mais il n’avait pas précisé la personne – ou encore dans cette annexe situé entre les bois, la rivière et le pont. Elle avait appartenu à la grand-mère Tanner qui l’avait légué à Lynn et Noam peu avant leur adolescence. Un lieu sacré pour eux. Noam y avait fait sa première fugue à l’âge de dix ans. Fugue était un bien grand mot. Il avait juste voulu être seul mais Lynn l’avait retrouvé à la tombée de la nuit et ils étaient rentrés main dans la main. Leur relation a toujours été intense et fusionnel. Lorsqu’ils s’engueulaient s’était pour la forme. Ils savaient se serrer les coudes et c’était ce qu’il appréciait avec elle. Alors oui, sur ce pont il voulait retrouver un peu de l’optimisme et de la joie de vivre de sa sœur. Elle lui manque au quotidien mais il évite d’en parler. Noam ne tient pas à ce que les gens l’accablent ou ait pitié de lui. Penser à Lynn, c’était inévitablement songer à son acolyte. Brune, un tempérament de feu. Parfois femme, parfois enfant, une sensibilité à fleur de peau dissimulé sous une carapace en fonte. Noam envisage de la voir pour avoir une conversation mais il ne tient pas à la prendre de front et la voir s’esquiver ou s’engager dans une dispute. Bien que paradoxalement, peut être que lui crier dessus l’aiderait à lui lâcher ce qu’elle a sur le cœur. Retrouver cette Charly plus sereine, plus souriante, pleine de joie de vivre et sarcastique jusqu’au bout des ongles lui manque. Sa présence lui manque, savoir qu’elle a un œil sur lui et qu’entre eux, il y a toujours cette tension palpable. C’est elle qu’il veut par-dessus tout. Celle qu’il a toujours voulu, aussi loin qu’il se souvienne. Mais ça se compliquait réellement lorsque l’orgueil et les sentiments s’en mêlaient. Noam n’a jamais été du genre démonstratif. Charly le sait mieux que personne. Justement, pour ça, ils sont bien assortis. Il lui a fallu des mois avant de lui ouvrir son cœur et lui dire qu’il l’aime. Bien qu’aujourd’hui, il ne sache plus ce qu’il doit faire vis-à-vis d’elle. Il voudrait s’excuser pour la maladresse de sa demande et en même temps, il ne veut pas qu’elle cesse de croire en eux. Tant de chose dont il crève de trouille. Surtout depuis qu’elle a pris cette décision de rompre. Elle croit à tort que c’est la bonne solution. Pour certains couples peut être. Mais pas pour eux. Le matin même encore, il rajoutait des objets dans un carton qu’il lui destinait. Son appartement est rempli de souvenirs, de photos, de vidéos, de livres, de CD, du couple qu’ils ont été mais aussi des souvenirs de la bande. Il ne fait pas ça pour s’en débarrasser. Non, il les met à part pour se souvenir. Car c’était une période bénie pour lui et pour eux. Une période où il a su la rendre heureuse et un jour, ils fouilleraient ensemble ce carton et ils se souviendraient. C’est comme ça qu’il était tombé sur cette clé. Celle-là même qu’il avait utilisé au tout début qu’ils sortaient ensemble et qu’ils ne tenaient pas ce que les autres l’apprennent. Ils se voyaient alors en cachette, dans cette petite annexe situé à quelques centaines de mètre d’où il était.

S’approchant du pont, il distingue sa silhouette. De toute les femmes de Hope Mills, il y en a peu qui dégage autant de naturel et de spontanéité même habillé avec des vêtements bien trop large pour eux. Charly a toujours eu cette grâce à ses yeux. Une douce beauté qu’elle semble ignorer. S’approcher et engager une conversation pouvait s’avérer plutôt rude et embarrassant vu leur situation actuelle. Ses pensées s’égarent, à peine pose-t-il ses yeux sur elle. Son besoin de la serrer contre lui et de passer sa main dans ses cheveux le torture. La sentir réagir à chacun de ses gestes. Sentir à nouveau son souffle se mêler au sien lui manque. Vivre sans elle, lui est pénible. Il veut à nouveau la sentir frissonner dans ses bras et arriver à la rassurer lorsqu’il la sent sur le point de s’effondrer. L’entendre à nouveau rire et croiser cette malice dans son regard espiègle, partager l’un de ses moments où ils n’y avaient plus qu’eux. Comme lorsqu’ils étaient dans cette bulle de bonheur et qu’eux seuls comptaient. L’entendre être de mauvaise foi lui manque terriblement. Lui qui avait l’habitude de regarder le coucher du soleil avec elle, il éprouve l’impression d’avoir perdu une partie de son identité. Sauf que même s’il osait lui dire, il pourrait parier qu’elle se moquerait de lui. Depuis son retour et malgré un rapprochement durant quelques mois, leur relation vogue en un équilibre instable. Rien qui ne lui plaise. Encore cette nuit, il s’est réveillé en sursaut. Il a passé sa main sur l’autre moitié du lit en cherchant sa chaleur et c’est là que le souvenir est de nouveau venu le frapper. Elle ne serait plus près de lui. A moins qu’il trouve le moyen de trouver une nouvelle fois le chemin de son cœur. A moins qu’il arrive à la refaire sourire. Les mains plongées au fond de sa veste, ses doigts jouent avec cette clé. Y aller lui changerait les idées. Mais à choisir entre passer un moment un moment dans une bâtisse vide et un moment avec elle, le choix se fait de lui-même.

Ainsi lorsqu’il s’approche, il espère croiser son regard. Il a tout juste le temps de distinguer un petit sourire. C’est mieux que rien songe-t-il mais encore trop peu. Tout en se rapprochant son sourire s’élargit doucement. « Comme ça, tu reconnais que j’ai de beaux yeux ?! » plaisante-t-il à moitié, sans la quitter des yeux. « Tes yeux sont le reflet de ton âme. T’as pas idée combien c’est fascinant, de se plonger dans ton regard. » A coups sûr, elle allait lui rétorquer que son plan drague ne marcherait pas, que c’était bateau ou même que c’était pas son style de dire ça. Sauf que Charly a toujours eu ce pouvoir sur lui. Dès qu’il croisait ses yeux, c’était son monde qui chavirait. Il oubliait où il se trouvait parce qu’en sa présence, il retrouvait sa moitié. Celle qui lui manquait, celle qu’il aimait, celle qu’il ne veut pas laisser s’échapper. Il veut la retenir mais déjà, elle lui réplique qu’il peut garder ses chaussures au sec et qu’elle s’en va. Lui ne veut pas de ça. Lui répondre servirait-il à quelque chose ? Il se pince les lèvres, hésite et lance finalement alors qu’elle est à mi-chemin de sa voiture. « Tu peux rester… et promis, j’la bouclerais. » Genre il en serait capable. Il essayerait mais, c’était loin d’être gagné car il avait du mal à rester tranquille lorsqu’elle était près de lui. Enfin, il pourrait au moins en profiter pour l’admirer. Car malgré tout, il ne peut s’empêcher de l’admirer. Il a connu l’enfant, l’adolescente et la femme. Peu de personnes peuvent en dire autant et lui, malgré ça il n’arrive toujours pas à se faire à l’idée que tout soit finit entre eux. Le manque est trop présent et ça n’est pas simplement physique, c’est la personne entière que Charly est, qui lui manque. Il a besoin de retrouver son équilibre, son amie, la mère de sa fille mais aussi cette fiancée qu’elle devrait être à l’heure qu’il est. Non, à l’heure qu’il est, ils devraient être marié et avoir deux enfants. Il ne laissera pas tomber. Peu importe ce qu’elle s’imagine, il attendra. Il sera là, près d’elle. Car il ne peut pas se faire à l’idée qu’un jour elle s’éloigne encore plus de lui. Pourtant, il la voit pénétrer dans cette voiture dont il connait chaque boulon. Lorsqu’elle tourne la clé de contact pour la troisième fois, il sait qu’elle ne bougera plus et qu’elle risque bien de noyer le moteur. Noam n’a pas besoin de l’observer plus longtemps pour deviner la réaction de la belle Evans. Elle doit être en train de fulminer contre le volant et elle ne tarderait pas à sortir et s’en prendrait probablement à lui. Après tout, elle déteste quand quelque chose lui résiste. A peine sort-elle de la voiture qu’elle le menace ce qui a pour effet de le faire sourire tendrement. C’était stupide. Complètement débile mais qu’elle s’adresse comme ça à lui, ça le trouble et l’amuse en même temps. Non, c’est bien pire que ça, ça l’émeut parce que ça fait des semaines qu’elle ne lui a pas montré une seule marque d’affection et même si elle était menaçante et sarcastique, lui ça le réconfortait. Peut-être n’était-il pas complètement net mais au moins, il savait qu’il comptait encore un peu pour elle. La voir soulever le capot est aussi un geste qui l’amuse parce que Charly et les voitures, c’est comme si on osait le mettre devant un problème de math. Néanmoins, il pourrait être susceptible et l’envoyer balader. Ça aurait au moins le mérite de les mettre sur les rangs pour une dispute qui aurait déjà dû avoir lieu, il y a de ça des semaines. Mais non, il s’approche sans se presser et s’arrête près d’elle tandis qu’elle se penche sous le capot. « Tu vois quelque chose ? » Elle va le tuer, c’est inévitable. « T’as l’air d’avoir la situation en main Evans, j’voudrais pas te distraire. » La voir s’agacer ou lui envoyer l’un de ses regards massacrant, ça lui manque aussi. Elle est capable de passer de la douceur aux menaces en l’espace d’une fraction de seconde. Il la connait trop et d’ailleurs, il n’attend aucune réponse avant de finalement faire le tour de la voiture et ouvrir le coffre.
N’importe quel quidam dirait que ça n’est qu’une panne de voiture. Sauf que Noam a passé des mois à la bichonner, à lui redonner un aspect correct, il changé chaque pièce défectueuse. C’était pour le 17ème anniversaire de Charly. Un souvenir qu’il n’oubliera jamais. Son sourire ce jour-là valait tout le bonheur du monde. Car il ne s’agissait pas d’une vieille caisse récupéré à la casse mais de la vieille voiture de Joan Evans. Ainsi, cette voiture était l’une des choses qui la rapprochait le plus de sa mère. Noam l’a compris le jour même où Caleb Evans lui avait remis les clefs du véhicule en question. Et après toute ses années, il était bien le seul qui parvenait à s’occuper de ce moteur sans le moindre souci. Comme à son habitude, l’intérieur de la voiture comme le coffre est impeccable. Il soulève machinalement le rabat sous le coffre où, des années plutôt, il y avait ajouté tout un tas d’outils pour les pannes les plus courantes. Et à en juger l’aspect, Charly n’avait même pas du savoir qu’elle avait des outils sous la main. Il passe en revu certains outils puis la rejoint après quelques instants. « Alors, t’as trouvé ? » hausse-t-il un sourcil avec cette lueur amusée sur le visage. Une minute plus tard, ses doigts partaient déjà à l’assaut de plusieurs boulon et s’attaquait à plusieurs pièces dont le démarreur qui, à juger l’aspect semblait être à l’origine de la panne. Ça pourrait être une jolie anecdote à raconter à leur fille dans quelques années mais le moment est également perturbé par la pluie qui vient se mêler à leur situation déjà périlleuse.


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MessageSujet: Re: « Something like home… Something familiar… Just wanna go home..» ❖ EVANS   Mar 22 Mar - 0:06

Revenir ici était une mauvaise idée. Elle aurait du se contenter de la plage, comme elle le faisait tous les jours depuis quelques mois. Là haut, tout était calme et rien ne pouvait la faire souffrir. Pas comme Noam. Pas comme tous les souvenirs qu’il faisait remonter à la surface à chaque fois qu’elle croisait son regard. Depuis sa conversation avec Blake, Charly remettait tout en question. Et s’il avait raison ? Et si Charly était la seule à pouvoir le sauver ? Deux ans auparavant, elle ne se serait même pas posé la question. Elle aurait tenté son maximum pour revoir son sourire. Mais aujourd’hui, les choses étaient différentes, les blessures bien trop profondes. Ils en étaient arrivés au point de non retour dans leur relation. Les personnes qu’ils étaient devenus étaient étrangères l’une à l’autre. Parfois quelques fragments de leur ancienne personnalité refaisaient surface, mais ce n’était pas suffisant. Tous les deux se noyaient petit à petit, et aucun ne pouvait les sauver. Charly était incapable de sauver Noam, comme lui était incapable de la sauver. Le mal qu’ils pourraient se causer était plus grand que leurs chances de se sauver mutuellement.

Elle ne peut s’empêcher de rouler des yeux à sa remarque. Ces phrases bidons, elle les connait par cœur. Non pas parce qu’il avait l’habitude de les lui dire mais parce que la plupart de ses clients essayaient de l’avoir dans leur lit. Noam Tanner n’aurait jamais osé la draguer comme ça, comme une vulgaire fille qu’il aurait trouvé dans la rue. Le voir la faisait souffrir. Penser à lui la faisait souffrir. Tout en lui, lui rappelait les souffrances de ces deux dernières années. Elle s’était cru guérie, assez forte pour pouvoir avancer, mais son retour lui avait prouvé qu’elle avait eu tort. Et oh qu’elle avait eu tort. Elle ne pourrait pas avancer. Noam l’avait bien trop blessé pour que les blessures puissent se refermer. Sa présence faisait remonter à la surface ce manque qui était en elle depuis deux ans. Le Noam Tanner, d’avant la mort de Lynn, lui manquait. Elle voulait le revoir. Elle voulait retrouver sa présence rassurante, pouvoir se glisser entre ses bras et se sentir apaisé par le baiser qu’il glisserait sur sa tempe, comme un geste naturel. Le naturel n’avait même plus lieu entre eux. Tout était forcé. Leur complicité avait disparu et elle ne pouvait pas le supporter. Mais il avait fallu que sa voiture s’en mêle.

« La ferme Tanner. Je sais très bien ce que je fais. » Réplique-t-elle d’un ton sanglant. Elle n’a aucune idée de ce qu’elle fait, mais si elle doit faire semblant pour qu’il la boucle, elle regarderait sa voiture aussi longtemps qu’il le faudra. Elle ne peut s’empêcher de lui lancer un regard assassin parce que même si elle ne l’avait pas vu, elle savait qu’il avait ce sourire moqueur qu’il lui adressait à chaque fois qu’elle ne voulait pas abdiquer. Charly était têtue, c’était une nouveauté pour personne. Il pourrait au moins avoir la décence de l’aider sans le faire remarquer. Il aurait pu jouer son chevalier, mais non, il fallait qu’il joue à monsieur-je-te-connais-mieux-que-personne. Elle le vit aller vers son coffre et ne put s’empêcher de froncer les sourcils. Il n’y a rien dans ce coffre. Elle l’aurait remarqué depuis tout ce temps, surtout vu l’attention qu’elle portait à sa voiture. Quand elle le vit revenir, elle replongea la tête dans le capot, faisant toujours mine de voir où était le problème. Tout se ressemblait et rien n’avait l’air cassé. Elle était sûre que c’était encore un caprice de sa voiture, mais n’oserait pas l’admettre, au cas où quelque chose était vraiment cassé. Admettre sa défaite très peu pour les Evans. Alors t’as trouvé ? Et nanan ère. Monsieur aime frimer. Dès demain, elle se mettait à la mécanique pour lui fermer sa grande bouche. Ca devait pas être si compliqué après tout. Vexée, elle s’éloigna de Noam et les bras croisés, s’installa contre la portière de sa voiture. Si monsieur était douée en mécanique, Charly était douée en silence et en bouderie.

Elle sentit une goute lui tomber sur le visage et ne put s’empêcher de se dire que quelqu’un devait s’acharner sur elle. Elle remonta la capuche de Josh sur sa tête et lança un regard en biais vers Noam. Quand elle le voyait comme ça, elle revoyait son Noam. Celui qui faisait battre son cœur. La langue tirée comme à chaque fois qu’il se concentrait, elle ne pu pas s’empêcher de le trouver irrésistible. Elle retourna la tête pour calmer les battements de son cœur et retrouvait une constance. Mais à la place, son regard tomba sur le petit chalet et tous les souvenirs lui revinrent en mémoire.

XX


    La porte du petit chalet claqua, en même temps qu’un grondement de tonnerre se faisait entendre. Ils étaient trempés jusqu’aux os, mais ils s’en moquaient, bien trop occupé pour se soucier d’une futur pneumonie. « Tu m’as manqué. » souffla-t-elle avant de se précipiter sur les lèvres de Noam, qui la plaqua contre la porte. Rapidement le silence s’installa. Seul le tonnerre subsistait. Sa main glissa dans les cheveux de Noam, approfondissant le baiser qu’ils échangeaient. L’air ne lui semblait plus nécessaire. Tant qu’elle avait Noam, elle avait besoin de rien de plus. Elle croisa ses jambes autour de ses hanches alors que déjà, il s’activait à la débarrasser de ses habits. Son haut trouva bien vite le sol. Ca n’avait rien de doux. C’était rapide et passionné, pour combler un manque de l’autre qu’ils avaient été obligé de ressentir pendant plus de trois semaines. Ils accélérèrent le rythme, sentant venir l’engourdissement final qui leur permettrait de ne plus rien ressentir durant quelques secondes. Le manque, la colère, tout s’effaçait pour ne laisser que leur amour s’exprimait.


XX


Elle ferma les yeux, tentant d’effacer toutes ses images qui défilaient sous ses yeux. Charly ne s’était jamais senti aussi importante que dans ses bras. Quand ils n’étaient que tous les deux et qu’ils ne formaient qu’un, elle se sentait enfin à sa place. Pas comme ces derniers temps, où elle ne trouvait sa place nulle part. Elle ne savait plus qui elle était, ni même ce qu’elle devait faire. A force de faire ce qu’elle pensait qui soit mieux pour les autres, elle en avait oublié ce qui était bien pour elle. Elle ne savait plus ce qu’elle voulait vraiment. Chaque fois que son regard croisait un miroir, elle avait l’impression d’être face à une étrangère. Bien sur, son visage n’avait pas changé, mais son sourire s’était effacé et les étoiles qui illuminaient son regard avaient disparus depuis bien longtemps. Elle en retrouvait une partie quand elle était avec sa fille, mais elle ne pouvait pas s’empêcher de se dire que ce n’était pas suffisant. L’envie de rester avec sa fille n’était pas ce qui allait la guérir. Parce que même si elle battait ce cancer, le vide qu’elle a dans la poitrine ne disparaitrait pas. Il était là, toujours présent et elle ne savait pas comment s’en débarrasser.

Dans un mouvement impulsif, elle se redresse, verrouille la portière de sa voiture, ferme le capot et attrape la main de Noam. Elle sait qu’il ne comprendra pas et elle-même ne comprend pas, mais elle en a besoin pour se prouver qu’elle est toujours en vie. Elle le tire jusqu’au bout du pont et descend le petit chemin qui l’amène à l’annexe. Très vite, elle trouve la clé caché sous le pot de fleur. La serrure ne lui résiste pas. Elle entre la première et se retourne enfin. Elle voit son regard, qui la questionne, mais elle s’en moque. Elle a besoin que son cerveau et son cœur se taisent. Elle a besoin de sentir quelque chose alors elle fait la première chose qui lui passe par la tête et embrasse Noam. Elle ne se soucie pas du passé ou même du futur. Elle se soucie de maintenant, ce moment précis où ses mains s’infiltrent sous le t-shirt mouillé de Noam. Le reste n’a pas d’importance. Elle s’est senti aimé dans ses bras. Elle s’est senti vivante alors peut être, peut être que pour une dernière fois, elle pourrait se sentir vivante.

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MessageSujet: Re: « Something like home… Something familiar… Just wanna go home..» ❖ EVANS   Mar 22 Mar - 3:24



Si elle avait été n’importe quelle fille dans un bar ou une boite de la région, il aurait pu utiliser l’une de ses phrases toutes faites pour l’amener dans son lit. Après tout, même s’il avait des coups de cafards, ça ne l’empêchait d’essayer de faire comme si tout allait bien. Dans cette ville tout le monde ne le connaissait pas comme Charly ou Joyce. Il pouvait quand se permettre un peu de se laisser aller de temps en temps. A côté de la brune, il prend un malin plaisir à répondre à son mordant. Rester en dehors du jeu n’aurait aucun intérêt. Il s’agit de Charly, et tout est décuplé dans son existence lorsqu’elle entre dans l’équation. Ça fait trop longtemps qu’il n’a pas profité d’un tel instant avec elle. Le genre de moment où l’on oublie cette vie qui les écorche depuis plus de deux ans. Les cicatrices ne sont toujours pas refermées et pourtant, c’est dans un moment comme celui-ci que Noam retrouve un peu d’optimisme et de d’énergie. Charly ne rendra jamais les choses simples, c’est une notion dont il est conscient depuis au moins une dizaine d’années. Même s’il redevient son roc et ses fondations, il sait qu’ils devront passer par des épreuves pénibles. Chose qu’il est prête à endurer tant qu’elle se laisse enfin aller à être la vraie Charly. Pas qu’il y en ait une vraie ou une fausse. Il aimerait la voir baisser sa garde et qu’elle se repose au moins une fois sur lui. Qu’il puisse enfin lui assurer qu’il ne prendra pas la fuite et qu’il ne baissera pas les bras. Il aurait pu lui dire n’importe quoi mais il a sorti cette phrase bateau, juste pour voir sa réaction et même la voir rouler des yeux, l’émeut. Il l’a dans la peau et rien ne semble capable de lui faire oublier cette jeune femme qu’il suivrait au bout du monde. Mais pour ça, elle devrait lui ouvrir son cœur, le laisser rentrer pour qu’il lui apporte cette partie manquante qui a déchiré son existence deux ans auparavant.

Ce petit manège peut durer éternellement. Evidemment qu’il le fait exprès. Tout comme elle parfaitement conscience qu’elle ne laissera personne d’autre que lui toucher à sa voiture. C’était le comble lorsqu’on y réfléchissait. Ils s’évitaient soigneusement depuis des semaines, et au final c’est ce véhicule qui les ramène l’un vers l’autre une nouvelle fois. Ça aurait bien pu être un stratagème de Lynn, songe Noam un instant. Ce qui le fait rire doucement. C’était stupide voir même débile mais l’idée que le Bon Dieu ou que sa sœur puisse y être mêlé, ça le touche. Parce qu’il n’aurait jamais pu en demander autant. Le caractère de Charly, plusieurs s’y sont cassé les dents. A vrai dire, tout le monde connait la patronne du Bones mais qui connait la femme qui se cache derrière. Charly est et ne sera jamais simplement la patronne du Bones à ses yeux. Elle a pris cette importance dans sa vie alors qu’ils savaient à peine marcher. Les années les ont à la fois rapprochés et séparés. Parce qu’il était un garçon et qu’à une époque, il disait que les filles c’était nul. Et Joan Evans est morte. Ce jour-là, c’est un garçon qui a découvert que lui aussi pourrait se trouver à sa place. Il a compris que la mort sépare les gens et qu’il n’y a rien de pire que la perte d’une personne qu’on aime. Etonnamment, c’est naturellement qu’il est devenu son soutien, sa béquille. Parce que la tristesse dans ses grands yeux chocolat créait ce trou béant en lui. Une souffrance dont on ne lui avait jamais parlé. Et depuis ce jour, il s’est juré de tout faire pour qu’elle retrouve le sourire et qu’elle apprenne à vivre malgré les blessures que la vie l’oblige à affronter.
La tête penché sur le moteur, ne se gênant en rien d’avoir ce sourire moqueur sur le visage – alors que tout autre personne aurait surement prit son avertissement à la lettre – Noam prend son temps. En partie parce que quoi qu’il fasse, elle ne l’écoutera pas, mais aussi parce qu’il sait qu’il devra ramener sa voiture au garage pour la réparer. Ça ne lui prendrait pas plus de quelques heures et il la lui ramènerait en parfait état mais face à la mauvaise foi et au caractère buté de la jeune Evans, il sait que ça ne sert à rien de brusquer les choses. Alors qu’elle lui répond de la fermer, il ne bouge pas d’un pouce tout en lui répliquant. « Bien M’dame ! » C’était bien le genre de chose, soit qui faisait sourire, soit qui énervait. Mais Noam savait ce qu’il faisait. Encore plus avec une Charly à fleur de peau et qui était à deux doigts de tout envoyer valser. Sans un mot de plus, il fait le tour de la voiture et ouvre le coffre, soulevant ainsi le faux sol du coffre, il passe en revue plusieurs outils et la rejoint après quelques minutes. Elle fait mine de réfléchir et lui, il en sourit bêtement. Toutefois, c’était toujours intéressant de voir Charly à l’œuvre devant un problème où elle n’aurait pas la solution. Debout à coté, il pourrait attendre de la voir sortir de ses gonds à fixer ce moteur auquel, elle ne comprend absolument rien. Sauf qu’il éprouve trop d’estime et d’amour pour elle pour continuer à lui faire supporter une telle situation. Quelques clés entre les mains, il commence à dévisser quelques pièces afin d’accéder au démarreur. Pièce qui selon lui était juste à changer. Car c’était un vieux modèle et pour un amoureux des voitures comme lui, cette voiture était une perle rare. Raison supplémentaire pour laquelle, il prend si soin de la bichonner. Paradoxalement, il sait aussi qu’il y a une autre qui aurait besoin d’être bichonner. Elle est à deux pas de lui et pose par instant ses yeux sur lui. Il évite de croiser son regard à cette seconde car il serait capable de tout lâcher pour se ruer sur elle. Parce que même si elle a souhaité rompre, il lui est difficile de nier le courant qui passe entre eux. Il a toujours été là mais Charly fait tellement d’efforts pour repousser l’inévitable que Noam a tenté de se faire une raison. Sauf qu’à l’instant où – chose inutile parce que la voiture ne démarre pas – elle ferme la voiture à clé, il sait qu’à compter de cette minute plus rien ne sera jamais plus pareil entre eux.

La main de Charly s’empare de la sienne et la pluie qui se déverse sur eux, deux faits qui s’unissent pour les réunir. Combien de fois se sont-ils réconciliés un jour de pluie ? Lynn disait toujours que la pluie c’était pour rabibocher les amoureux. Noam voudrait qu’elle ait raison à cette seconde. La main de Charly dans la sienne. Ces longs doigts fins et fragiles font remonter des centaines de souvenirs à sa mémoire. Elle l’entraine vers l’annexe et ce, sans même qu’ils échangent un mot. Ils n’en ont pas besoin. Des centaines de questions traversent son esprit. Sauf qu’il ne dira rien. Parce que le moment est mal choisi et qu’il a conscience qu’elle se débat quotidiennement entre son cœur et sa raison. Et si pour une fois, il pouvait gagner le droit de lui faire ressentir à nouveau ce qu’ils sont l’un pour l’autre, alors il ne cherchera pas à la raisonner. S’il se doit d’être honnête envers lui, même il s’avouerait que lui aussi en a besoin. Il a besoin de sa chaleur, de son optimisme, de cette femme-enfant qui a vécu toute sa vie à son coté. Ils passent la porte qui se referme dans un claquement. Le premier regard qu’elle porte sur lui depuis plusieurs minutes. Il a l’impression que ça a duré une éternité et l’instant où elle comble enfin l’espace entre eux, il capitule.

Il n’y aura pas de retours possibles. Il n’en a pas envie. Tout ce qui compte, c’est ce corps qu’il rapproche du sien. Ce sweat qui tombe à terre, son souffle qui se mélange au sien, ce contact électrisant et si vivifiant à la fois. Noam n’a aucun doute. Jamais une autre femme n’a eu cette emprise sur lui. Un tel pouvoir devait être interdit et pourtant, c’était de la que naissait l’amour le profond. Sa veste, suivit de son tee shirt mouillé tombe à terre et machinalement, il la soulève dans ses bras. Ses lèvres ne quittent pas les siennes. Non, il ne peut pas se permettre de lui laisser le temps de réfléchir, il la plaque alors contre un pan du mur avant de laisser ses lèvres dériver sur sa mâchoire et son cou. Chaque contact enflammait son corps, ses gestes en devenaient pratiquement brutaux. Il perdait le contrôle en sa présence. Il sentait ses ongles s’enfoncer dans sa chair et s’il aurait pu gémir de douleur, mais ce fut finalement ses lèvres qui se posèrent voracement sur celle de la brune entre ses bras. Le lit était à bien moins de dix mètres d’eux et pourtant, Noam savait qu’il leur faudrait ramper s’il voulait parvenir jusque-là. Le sol ou le mur était surement leur meilleure option à cette seconde. Etre à nouveau avec elle, uni comme par le passé. Dévoré par cette passion, ça sera peut-être leur dernière étreinte ou bien la première dans une nouvelle ère, mais ça serait une question pour plus tard. A cette instant, il s’agit juste d’un homme et d’une femme qui se manquent cruellement et qui éprouve le besoin de s’unir pour se sentir vivant. Car avant ils étaient des âmes sœurs et aujourd’hui deux âmes esseulés espérant retrouver un peu de cette vie.



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MessageSujet: Re: « Something like home… Something familiar… Just wanna go home..» ❖ EVANS   Lun 4 Avr - 0:22

❝ If my heart should somehow stop
i’ll hang on to the hope that you’re not too late ❞



Sa main attrape celle de Noam et comme si elle savait ce qu’elle voulait, elle l’emmène à l’annexe des Tanner. Elle ne sait pas pourquoi elle fait ça. Elle ne comprend pas son comportement, mais elle est fatiguée de toujours chercher une explication à ses actions. Elle est fatiguée de laisser sa tête guider tous ses choix. La panne de voiture et la pluie fait revenir trop de souvenirs pour qu’elle se contente de rester là. Dans les bras de Noam, elle s’est sentie vivante. Elle s’est sentie importante et aimée, comme personne ne le lui avait montré auparavant. C’est dans ses bras qu’elle a appris à aimer. Elle se souvient encore de ce qui lui faisait ressentir. Elle s’en souvient, mais ne ressent plus rien.

Ces derniers temps, Charly est vide. Elle se sent perdue, étouffée par le poids d’une vie pesant bien trop pour ses frêles épaules. Elle a l’impression de n’être plus que l’ombre d’elle-même. Elle est spectatrice de sa propre vie depuis quelques semaines. Elle se contente de faire ce qu’on attend d’elle. Elle sourit pour camoufler une douleur, que beaucoup ne comprendrait pas. Beaucoup n’ont, d’ailleurs, pas compris les raisons qui l’avaient poussé à rompre avec Noam, Noam compris. Tout le monde avait pensé que son retour en ville allait tout changer pour la jeune Evans. Et pour un temps, ça avait été le cas. Elle avait rompu ses fiançailles, tout abandonné pour lui. Mais ça n’avait rien réglé. Les blessures étaient toujours présentes. Plus présente que jamais, même. Elle avait cru pouvoir retrouver le Noam dont elle était folle amoureuse. Elle s’était trompée. Le Noam dont elle était amoureuse avait disparu en même temps que sa meilleure amie, tout comme la Charly dont Noam avait été amoureux. S’en rendre compte avait été douloureux. Chaque jour, il lui manquait un peu plus. Chaque jour, c’était plus douloureux de penser à cet homme qu’elle avait perdu. Elle aimerait qu’il puisse comprendre ce qu’elle ressent, qu’il puisse comprendre qu’elle tient toujours à lui et que rien ne pourrait changer ça, mais qu’elle ne pouvait plus vivre dans l’ombre de leur relation passée. Elle méritait mieux que ça. Il méritait mieux que ça. Elle aimerait qu’il comprenne qu’elle avait fait ça pour lui, mais elle doutait qu’il comprenne, après ce qu’elle s’apprêtait à faire.

Elle le regarde quelques secondes avant de poser ses lèvres sur les siennes. Elle ne prend pas le temps de réfléchir. Elle profite de l’instant présent. Ses mains glissent sous le t-shirt mouillé de Noam. Son gilet tombe au sol. Leurs lèvres ne se détachent que pour prendre le temps de respirer. Leur étreinte est passionnée. Ils ne prennent pas le temps de redécouvrir le corps de l’autre, bien trop pris par une frénésie, comme s’ils savaient tous les deux que s’ils s’arrêtaient pour réfléchir, tout s’arrêterait. L’instant était à eux. Ils n’étaient plus Noam et Charly, les amants brisés d’Hope Mills. Leurs blessures mutuelles n’avaient plus lieu d’être dans cette petite cabane alors que Noam plaquait Charly contre un mur, ses lèvres découvrant sa poitrine. L'unité de temps et de lieu n'était plus. Les contrariétés dû à leur passé n'existaient plus. Il n'y avait que deux amants qui se donnaient du plaisir, sans penser aux conséquences. Juste deux corps enlacés perdu pour l'espace de quelques secondes dans un monde, qui n'était que le leur. Les mains de Charly s’attardent sur la ceinture de Noam. Son jean tombe au sol. Leurs souffles se mélangent. Les lèvres de la jolie brune redessinent la mâchoire du jeune Tanner, avant de se poser à nouveau sur les siennes. Ses mains glissent dans sa chevelure. La jeune femme pousse un cri lorsqu’ils s’unnissent enfin, plus brutalement que jamais, son visage crispé de plaisir et sans échanger un seul regard ils prolongent leur communion suffisamment pour tout sentiment disparaisse sous les à-coups répétés du plaisir qui annihilait tout le reste. Maintenant qu'ils ne faisaient qu'un, Charly ne pensait plus à rien. Si ce n'est à cette impression de se sentir vivante à nouveau.

La pluie continuait son chemin dehors. Les deux protagonistes n’étaient pas conscients de la tempête qui frapperait d’ici quelques jours la ville. Ils n’avaient pas conscience de l’importance que ce moment pourrait prendre dans leur vie. Les cheveux de Charly collaient sur son front, l'atmosphère étouffant de leurs soupirs désormais devenus une armée. L’espace d’une seconde, leurs regards se croisent et Charly sourit, de ce sourire sincère qu’elle ne réservait qu’à lui parce que pendant un fugace instant, elle a retrouvé l’innocence de ses 20 ans et celui qui avait été l’homme de sa vie. Ses yeux se ferment, le plaisir prenant possession de son corps. Ses lèvres laissent échapper un Noam, comme un dernier soupir pour l’homme qu’elle avait tant aimé et qu’elle verrait disparaitre dans quelques minutes. Parce que quoi que cela puisse représenter pour elle, ça ne changeait rien.

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MessageSujet: Re: « Something like home… Something familiar… Just wanna go home..» ❖ EVANS   Mer 6 Avr - 23:53



Cette coïncidence. Cette rencontre. La panne de voiture et maintenant la pluie. Tout pourrait être réuni pour que justement Noam interprète ça comme un signe de la part de Lynn. Comme si elle voulait les obliger à voir la vérité en face. Que quoi qu’il advienne, ça sera toujours eux. Plus que jamais, eux, ensemble. C’était bien le genre d’idioties qu’il aimerait croire. Retrouver cette Charly. Retrouver ce qu’ils étaient et former cette famille. Mais il ne pouvait pas s’attarder sur cette pensée. A l’instant même où elle s’empare de sa main, il sait que c’est peut être son unique et dernière chance de construire quelque chose. Noam n’en oublie pas qui elle est. Il ne veut pas la changer. Il l’aime et c’est justement ce qui rend sa situation difficile. Parce qu’il refuse de la voir partir et l’abandonner avec une enfant en bas âge. Il veut aimer encore. L’aimer elle. La garder près de lui. Etait-ce trop demander ? Ne pouvait-elle pas comprendre que c’est justement pourquoi il arrive encore à tenir aujourd’hui. Même si elle lui semble inaccessible, Noam a conscience que derrière ce masque, ses sourires de façade et ses sarcasmes, elle se dissimule. Elle encaisse jusqu’à n’en plus pouvoir. Et là. Là, il sait qu’elle est à bout.

Les mots n’ont pas besoin d’être prononcé. L’intensité et la fragilité qui traversent le regard de Charly, lui hurle qu’elle a besoin de lui. Pour une fois, elle ne demande que lui. Pas un mot ne franchit leurs lèvres. Ils ont toujours fonctionné ainsi. L’électricité qui s’échangent entre eux, la tension qui s’élève à crever le plafond, Noam ne la connait que trop. Ce désir, il ne l’a réellement connu qu’avec elle. Noaly n’aurait jamais existé si cette attirance c’était avéré purement sexuelle. Charly et Noam s’étaient appartenus. Noam y croit encore. Il ne veut pas perdre espoir. La perdre le plongerait dans un monde obscur qu’il a déjà visité une fois. Il s’est juré de ne plus y retomber mais en aura-t-il la force ? Charly, son sourire, sa voix, ses mimiques, son caractère buté, elle l’a déjà sauvé sans le savoir et il veut voir la réciproque s’opérer.

A peine passent-ils cette porte que leurs gestes deviennent imprécis. Le désir mêlé à la précipitation les mènent tout droit à une étreinte sauvage. Leurs vêtements s’éparpillent alors que leurs corps se rapprochent. Plus brûlant que jamais. Leurs lèvres se trouvent spontanément et les caresses, brutales, passionnées s’enchainent. La plaquant contre un mur, Noam prend conscience que c’est la pire idée de son existence que de lui céder. Pourtant, c’est trop tard. Il est incapable de lui dire non. La repousser serait induire une nouvelle barrière entre eux. Il doit la mener à lui. La mener à parler. A se confier. A lui lâcher ce qu’elle a sur le cœur et ce, même si ça doit être douloureux pour lui. Il veut avancer et construire un futur avec elle. Pas vivre dans le passé. Et pourtant, au cœur de cette étreinte, c’est cet amour passé qui rappelle l’un à l’autre. Qu’ils sont indissociable l’un de l’autre. Que la puissance de ses sentiments ne pourra jamais les mener ailleurs que l’un vers l’autre. La main de Charly dans ses cheveux n’a pour effet que d’amplifier ce désir qu’il ne nourrit que pour elle. L’intérieur de la cabane est plus humide que jamais avec la pluie qui se déverse à l’extérieur. Sauf qu’eux n’ont jamais été autant en symbiose depuis aussi longtemps. Leur étreinte se poursuit, les battements de leurs cœurs, leurs respirations saccadé et l’intensité de leurs ébats rend se moment unique, divin, infini. Son cri, ses spasmes de plaisirs, il n’oubliera rien. Il ne peut pas. Il veut plus elle. Il la veut-elle. Pas uniquement physiquement. Il veut la voir revenir vers lui.

Ce sourire vient flotter sur ses lèvres suivit de son prénom qu’elle prononce de cette voix chargée de plaisir. Sa Charly est toujours là. Juste là. Mais peut-il la pousser encore. Les cheveux collant de la jeune femme sur son visage, il les repousse délicatement avant de poser plus tendrement ses lèvres sur les siennes. Il a déjà une idée de ce qui se passe dans sa tête. Il hésite et murmure contre sa peau alors qu’il laisse glisser sa tête dans son cou. « Pas maintenant. » soupire-t-il en remontant une main à son visage. Son pouce caresse le bout de sa pommette et son regard vient à nouveau se plonger dans le sien. « Reste encore. »




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MessageSujet: Re: « Something like home… Something familiar… Just wanna go home..» ❖ EVANS   Lun 11 Avr - 23:28

Elle savait que tout acte avait des conséquences. La vie le lui avait appris très vite. Elle avait toujours fait attention à ses actes. Toute décision qu’elle prenait, elle la prenait en connaissance de cause. Il lui avait fallu des semaines pour, ne serait-ce qu’accepter, d’aller au cinéma avec Noam. Mais d’après les on-dit, les gens sont faibles face à l’euphorie du moment. Ils se laissent aller dans une frénésie, sans penser aux conséquences. Charly aurait aimé dire que c’était faux, que les hormones n’avaient rien à faire avec les décisions. Mais par deux fois, elle s’était prouvé à elle-même qu’elle avait tort. Si sa relation avec Josh n’avait eu aucune conséquence, elle se doutait que celle-ci allait avoir des répercussions. Elle prend conscience de l’erreur qu’elle a commise quand ses lèvres glissent dans son cou et qu’il lui murmure ces quelques mots. Elle ferme les yeux et se mordille la lèvre. Elle veut pouvoir être cette fille pour lui. Elle souhaiterait l’être. Elle aimerait redevenir la Charly qu’il aimait, mais elle ne l’était plus.

« Reste encore. » Elle ouvre les yeux. Sa main glisse sur sa joue mal rasée. Ses pieds retrouvent la fraicheur du sol. Qu’elle aimerait rester. Tout oublier pour rester avec lui. Ils oublieraient que le monde existe autour d’eux. Ils resteraient confinés dans l’annexe Tanner jusqu’à oublier que Lynn était morte, que Charly avait un cancer, qu’ils avaient une fille, qu’il était parti en lui brisant le cœur. Ils pourraient même oublier pendant quelques secondes les différences qui les séparaient désormais. Ils pourraient oublier qu’ils n’étaient, désormais, que de parfaits inconnus l’un pour l’autre. Sauf que c’était se condamner à la nostalgie sans pouvoir s’y adonner librement. L’oublier serait plus facile, pour lui. Elle attrape sa main et dépose un baiser dessus avant de la lâcher. Elle s’en veut d’agir ainsi, mais elle sait qu’il mérite mieux. Il mérite mieux que cette fille paumée qu’elle est désormais. Il mérite quelqu’un qui saurait qui elle est et ce dont elle a besoin pour être heureuse. Charly n’en avait aucune idée.

La vie l’avait bien trop malmenée pour qu’elle sache encore à quoi ressemble le bonheur. Elle sait qu’avec Noam, elle l’a été, tout comme elle sait que cette époque est révolue. Ils avaient été amoureux, passionnément amoureux. Peut être trop passionnés pour survivre à une vie entière. Elle se souvenait encore de son cœur qui s’emballait dans sa poitrine quand elle l’apercevait. Maintenant quand elle apercevait, elle avait seulement cette boule dans son ventre et cette voix qui lui soufflait qu’elle serait l’objet de sa perte. Elle avait fini par se rendre compte qu’elle restait avec lui pour les mauvaises raisons. Il méritait mieux que ça. Elle méritait mieux. C’était peut être égoïste, mais elle pensait qu’elle méritait mieux qu’une relation, où on oublie qui on est réellement. Elle méritait une relation où elle pourrait être elle-même, sans avoir peur de faire quelque chose qui ferait renaitre une douleur latente. Peut être avaient-ils trop soufferts pour pouvoir être ensemble à nouveau. Ils avaient perdu Lynn. Ils s’étaient perdus. Leur innocence avait disparu avec un bip continu. Ils étaient incapables de se sauver désormais. Ils avaient atteints le point de non-retour. Tout ce qu’ils pourraient faire, c’était entrainer l’autre dans sa chute. Noaly était là pour leur rappeler qu’ils n’en avaient pas le droit.

Elle se rhabille rapidement. Elle sent le regard de Noam et ça la rend malade. Elle n’aurait jamais du faire ça. Elle pensait que pendant un court instant, elle pourrait enfin se sentir vivante. Et ça avait été le cas, mais elle n’avait pas pensé à l’après. L’après était toujours le pire. Ces derniers temps, elle se contentait de survivre, du jour au lendemain jusqu’au sourire de sa fille qui la ferait revivre un instant, jusqu'à un coup de fil de Josh ou de Joyce, qui lui rappellerait qu’elle compte pour quelques personnes. Elle avait conscience de s’être servi de Noam pour ressentir quelque chose à nouveau. Elle releva timidement le regard vers lui. Elle inspira profondément pour dissiper le malaise qui bloquait ses poumons. Elle s’approche de lui et attrape ses mains. « Rien n’a changé depuis la dernière fois. Je suis toujours la même fille qui t’as fait souffrir cette nuit là. » En te disant qu’elle n’était plus amoureuse de toi semblait vouloir dire le silence qu’elle laissa planer quelques secondes. « Je suis désolée si t’as cru que ça voulait dire quelque chose. C’était juste une réminiscence de notre passé. » Elle se tait quelques secondes et se mordille la lèvre. Elle sait que ce qu’elle va dire va le faire souffrir, surtout après ce qu’ils viennent de vivre. « Toi et moi, c’était bien. On était parfait ensemble. Mais on l’est plus. Toute notre histoire se conjugue au passé. » Elle lâche ses mains, comme elle laisse tomber leur histoire. « On appartient au passé.» Leur couple était terminé. Elle était sûre qu’ils avaient encore un futur ensemble, mais en tant que parents de Noaly, en tant qu’amis peut être, mais pas en tant que couple. Elle n’osa pas le dire. Elle en avait dit bien assez. Elle déposa un baiser sur la joue de Noam, avant de souffler un au revoir. Elle attrape son sac à main et quitte l’annexe, le laissant seul. L’air frais balaye les dernières traces de Noam sur sa peau. Elle ne sentait pas mieux. Pas pire non plus. Elle ne sentait plus rien en fait.


_________________

    ── THE STORY GOES ON WITHOUT YOU ──
    And there's got to be another ending. But yeah you broke my heart. It won't be the last time but I'll get over them too. As a new door opens we close the ones behind. You mixed me up for someone who'd fall apart without you. Yeah you broke my heart for the first time. But I'll get over that too.
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