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 « Give up, it’s for the cowards .» ▬ Charly [TERMINE]

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MessageSujet: « Give up, it’s for the cowards .» ▬ Charly [TERMINE]   Lun 12 Juil - 16:25




Charly E. & Noam T.




Un lit d’enfant, une chambre à l’ambiance apaisante, des volets tirés. Une faible lueur parvient à travers les volets. Le petite fille aux boucles ébènes a finit par sombré dans ce sommeil nécessaire. Du pas de la porte, il profite entièrement de ce moment. Sa fille. Son bébé. La satisfation, le soulagement et un bonheur l’envahit. Noam n’a pas songé une seule seconde qu’il serait papa si jeune. C’est une responsabilité, surtout pour lui qui a tendance à ne pas se soucier de problèmes tel que l’argent. Depuis longtemps, il privilégie sa famille. Peut être est ce, ce qui fait de lui quelqu’un de différent. A moins que ça soit dû à avoir grandi entouré par Charly et Lynn. Toutes deux ont eu un impact sur sa vie. Faisant de lui quelqu’un de plus responsable, mâture. La preuve en est qu’aujourd’hui, il ferait n’importe quoi pour celles qu’il aime. Il s’avance vers Noaly et se penche naturellement sur elle. Ses lèvres effleurent sa tempe. Celle-ci ne bronche pas et il dégage tout doucement ses cheveux de son visage. L’air angélique qui se dessine sur son visage, a un effet rassurant sur Noam. Il ne lui a pas fallut plus de quelques minutes pour s’attacher à cette boule d’énergie. Sa ressemblance avec Charly le bouleverse à chaque instant mais il se retient de l’avouer. Car il y a trop à perdre. Cette simple pensée lui serre la gorge. « Repose toi, mon bébé. » souffle-t-il finalement avant de s’éloigner de la chambre à pas de velours.

Ça n’était pas le moment de penser à ça. Il se revoit encore, une heure plus tôt, en rentrant d’une virée au centre commercial. Comme usuellement, il a passé la porte et a pressé le bouton du répondeur. Il ne s’est pas s’il a bien fait, car il aurait voulu entendre autre chose que l’une des secrétaires de l’hôpital. Noam était tout d’un coup tombé de haut. La crainte de perdre Charly, de sombrer à nouveau dans le désespoir, des secrets, sans parler de ses foutu non-dits, ça le rendait dingue. Il cherche encore un moyen efficace pour arrêter son esprit de se créer une multitude de scénario. Sauf que Charly dévie le sujet de sa maladie à chaque occasion. Dire que ça l’énerve est peu dire. Car il ne sait toujours pas comment il est censé accepter cette situation. Comme un automate, il se rend dans la cuisine. Bien des mois auparavant, il aura profité de l’occasion pour ouvrir une bouteille et passer le reste de sa journée à boire pour oublier cette vie. Aujourd’hui, il s’est reprit en main et pour ne pas replonger, il doit s’occuper.

Une clé anglaise dans une main, un marteau dans l’autre puis une caisse à outil ouverte à coté de lui, il dévisse machinalement le syphon de l’évier de la cuisine. Qui dit vieilles maison, dit réparation. Caleb ne l’aurait jamais laissé posé ses mains sur sa propriété, s’il était encore là. Déjà qu’il n’avait pas apprécié qu’il lui vole son bébé. Un vague sourire traverse le visage de Noam lorsqu’il repense à Caleb Evans. Il était peut être effrayant à ses yeux mais c’était le genre de père qu’il veut devenir pour Noaly. Proche de sa fille, aimant comme un père ne peut l’être dans les rêves. Noam est persuadé qu’il peut créer ce même lien avec sa fille. Il veut être complice avec elle. Mais surtout, il veut que sa fille grandisse avec sa mère. Que Charly vive. Son esprit vaque sans lui demander l’autorisation tandis que ses doigts se démènent à colmater cette fuite d’eau. Après le changement de plusieurs joints, il a tout juste le temps de remettre les éléments en place qu’il entend le son particulier du moteur de la voiture de Charly. Elle allait passer la porte dans moins d’une minute. Les mains noircies par les éléments qu’il venait de remettre en place, il teste et vérifie que la fuite à disparu lorsque la porte d’entrée se referme. Il s’arrête une seconde – sa main à mi-chemin du robinet – avant de finalement l’actionner. Son regard quitte l’évier pour se poser sur elle.

Il voit ses forces l’abandonner au quotidien. Son visage pâle – bien que camoufler sous du maquillage –il ne le supporte plus. Tout comme le temps infini qu’elle passe dans la salle de bain pour lui cacher ses nausées. Il n’a pas fait d’études. La maladie, il ne la connaît pas réellement mais il a lu assez de choses pour comprendre que ça la rongera jusqu’à la dernière bonne cellule de son être. Noam est au bout du rouleau. Si elle ne veut rien faire, il prendra des mesures extrêmes quitte à l’obliger à se soigner de force. Lâchant un discret soupir, il l’observe une seconde supplémentaire. « Tu rentres tôt. »

Avec sa chance, elle allait le prendre de travers. Ces dernières semaines, la tension était récurrente entre eux. A croire qu’ils n’arrivaient plus à communiquer sans qu’un propos soit déformé ou mal interprété. Son attention revient alors à l’évier où il se lave rapidement les mains après s’être assuré que la fuite avait bel et bien disparu. La discussion qui allait suivre ne serait pas de gaieté de cœur mais Noam estimé qu’ils n’avaient plus le choix. Elle était nécessaire. Que ça soit pour leur couple, leur famille et pour le bonheur de leur fille. « L’hôpital a appelé. » Comprendrait elle ou il veut en venir ? Il ne sait guère. Le message était vague et lui, en avait déjà tiré certaines conclusion : qu’elle avait omit de lui dire qu’elle avait vu son médecin. Elle y était allé sans lui, ce qui avait pour répercussions de lui faire mal. Noam la connait. Elle fait encore l’autruche et refuse le traitement. Pour ça, il lui suffit de croiser son regard. De plus, vivre avec elle le lui prouve à chaque instant de leur vie ensemble. Mais en cette seconde, il se sentait terriblement blessé qu’elle le tienne à l’écart. C’était peut être sa vie et son corps mais c’était lui et Noaly qui souffrirait de sa disparition. A croire qu’elle agissait égoïstement en décidant pour eux. Il n’était pas prêt à endurer une seconde perte, encore moins celle de son âme sœur. Mécaniquement, il fait le tour du comptoir et l’observe du coin de l’œil, tandis qu’une part de lui se retient de l’attirer dans ses bras pour calmer chacune de ses craintes secrètes.






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Dernière édition par Noam Tanner le Sam 9 Avr - 16:47, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: « Give up, it’s for the cowards .» ▬ Charly [TERMINE]   Lun 26 Juil - 0:58


@tumblr

Everyday we ignore how completely broken this world is and we tell ourselves it’s all going to be okay, but it’s not okay. Once you know that…there’s no going back.



Assise sur le sable, l’eau glisse doucement sous elle. A rester là, elle pourrait attraper une pneumonie, mais c’est le dernier de ses soucis. Ces derniers temps, sa vie n’est qu’un brouillard, qu’elle n’arrive pas à traverser. Elle n’arrive pas à trouver la lumière qui donne un sens à sa vie, parce qu’elle n’est pas sur que sa vie en est un. Elle se sent seule, dernièrement. Seule, perdue et sans direction. Des questions virevoltent sans cesse dans son esprit et aucune n’y trouve une réponse. Elle ne sait plus où elle en est. La vie se résume-t-elle réellement à ça ? On vit, on meurt. Tout ce qui se passe entre ses deux dates a-t-elle une réelle importance ? Charly avait besoin de savoir que sa vie avait eu un impact sur le monde. Mais avant tout, elle avait besoin de savoir qui elle était vraiment.

Il y a encore quelques mois, elle savait exactement qui elle était. Elle était une amie, une fiancée, une ex-petite amie, une maman. Aujourd’hui, elle n’est plus sur de rien. Est-elle une bonne mère pour Noaly ? Noaly méritait mieux que tout ce qu’elle ne pourrait jamais lui donner. Plus le temps passait et plus, elle se disait qu’elle avait raison depuis le début. Sa fille méritait une véritable famille, qui lui donnerait un amour inconditionnelle. Elle savait qu’elle et Noam pourrait lui donner un amour inconditionnelle, mais elle n’était plus sur pour la partie famille. Sa main glissa sur son tatouage. Elle ne ressentait plus ce poison glissant doucement dans ses veines. Elle ne ressentait plus rien. Elle était anesthésiée ou peut être avait-elle simplement cessé d’être amoureuse. Elle s’était convaincue pendant tellement longtemps qu’il était l’homme de sa vie, tout le monde ne cessait de lui répéter qu’elle était faite pour Noam, qu’elle avait finit par le croire, sans prendre en compte ce qu’elle ressentait réellement. Elle ne sait plus qui elle est. La seule chose qu’elle sait, c’est qu’elle n’aime pas la personne qu’elle devient depuis quelques semaines et elle ne veut pas mourir en étant cette personne.

Fixant l’océan, elle cherche les réponses à ses innombrables questions. Elle cherche à fuir cette vie qui ne lui convient pas. Elle fuit ce cancer et toutes ces contraintes. Ses responsabilités et cette trop grande pression qui repose sur ses épaules désormais. « Tu peux pas rester ici éternellement. » Charly relève la tête. Il n’y a pas âme qui vive, mais elle le savait déjà avant de relever la tête. Elle connait cette voix par cœur. Remontant ses jambes contre sa poitrine, elle pose sa tête contre ses genoux. Elle sait qu’elle peut pas rester ici éternellement, mais ces derniers temps, c’est le seul endroit où elle se sent vivante, ici et dans la chambre de sa fille. Le froid qui s’immisce en elle lui démontre qu’elle est toujours en vie et que le cancer n’a pas encore gagné son combat.

Elle finit par se relever et le plus doucement possible, elle remonte vers sa voiture. Le chemin n’est pas assez long pour elle. Elle a besoin de plus de temps avant d’affronter le retour au monde soit disant réel. Elle ne prend pas la peine d’enlever son short mouillé pour enfiler un jean. Elle monte simplement dans sa voiture et met le contact. Les fenêtres ouvertes au maximum, elle laisse le vent s’immiscer dans l’habitacle de sa voiture. Quelques mèches de cheveux lui reviennent sur le visage. Même ce froid ne la réveille pas. Elle est engourdie. Se garant devant chez elle, elle voit la lumière de la cuisine allumée. Elle reste quelques minutes dehors. Elle ne sait plus quoi faire.

Poussant la porte de la maison, elle sait déjà ce qui l’attend. Elle aura à peine poser son sac qui l’accusera de travailler. Si seulement il savait qu’elle passait la plupart de son temps à la plage. Elle le fixe quelques secondes, mais n’entend pas ses reproches. Elle devrait ressentir quelque chose, mais rien ne se passe. Son cœur ne bat plus. Elle ne ressent rien, si ce n’est ce vide qui l’accompagne depuis quelques temps. Elle ne comprend pas ce qui lui arrive. Tout ce qu’elle fait n’a plus de sens. Elle est en pilote automatique. Au Bones. Dans sa propre maison. Elle n’est plus que la simple spectatrice de sa propre vie. Elle ne ressent plus rien, même plus la douleur de la perte de sa meilleure amie. « Je vais aller prendre une douche. » Même les affrontements ne l’effraient plus. Elle est plus brisée que tout le monde semble le penser. Et en plus de ça, elle est lâche. Elle fuit sa vie.



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MessageSujet: Re: « Give up, it’s for the cowards .» ▬ Charly [TERMINE]   Lun 26 Juil - 20:33



Ses efforts n’étaient ils pas censés être récompensé ? Tout le chemin qu’il a fait ces derniers mois, servent il à quelque chose ? Chaque seconde loin d’elle, lui fait éprouver à nouveau ce gouffre d’être seul. S’enfoncer dans ce trou, lui émiette le cœur. Un seul regard suffirait à le rassurer. La sensation de son sourire, pouvoir encore l’entendre rire, sont des petits détails. Ils ne les éprouvent plus depuis plusieurs semaines. Dans l’histoire, il n’aurait pas prit la peine de chercher plus loin, s’il s’agissait d’une fille quelconque. Mais ELLE n’est pas quelconque. Elle est sa moitié, sa force, son âme sœur, sa faiblesse. Ces pour ses raisons qu’ils ne peut pas cesser. Se battre fait partie de lui, tout comme ça fait partie d’elle. Ça ne l’empêche pas de crever de trouille de la perdre. N’a-t-elle pas encore comprit, qu’il agirait selon ses propres désirs si elle se mettait à lui parler ? Il l’a perdu une fois. Le schéma est justement en train de se reproduire mais dans une situation encore plus dramatique. Aujourd’hui, ils ont une fille. Une raison de se battre ensemble. La plus belle des raisons. Alors pourquoi se condamne-t-elle au lieu de se donner une chance ? de leur donner une chance. Toutes ses questions tourbillonnent dans son esprit.

Ses derniers temps, tout prétexte est bon pour entamer une dispute. Il est encore tôt. Et il ne s’attend guère à la voir rentrer avant plusieurs heures. Dans la tête de Noam tout se bouscule. Lynn, Leanne, Charly, Joyce, Reese, Noaly. S’il n’avait qu’un souhait à formuler, il voudrait guérir Charly car c’est le plus important à cette seconde. Sans cette rageante maladie, ils pourraient se disputer normalement. Car même ses nouvelles disputes ont un goût amer. Il n’abandonnera pas. Il ne l’abandonnera pas. Sauf qu’il est à court d’idées. Ne sait plus ce qu’il doit lui dire, quoi faire pour l’apaiser ou même simplement pour qu’elle le regarde à nouveau. Jamais on ne l’a averti de ce que pourrait être cette vie avec elle. Il n’a jamais imaginé que malgré l’amour qu’ils se portent, ils en arriveraient à s’éloigner autant l’un de l’autre. En perdant Lynn, il a souffert. Mais perdre Charly, c’est perdre la vie. Toute sa vie qui s’écroule. Sous son air d’homme confiant, il est mort de peur. Cette peur le ronge chaque nuit. Chaque seconde qu’il passe loin d’elle. A chaque minute, il se retient de ne pas l’appeler sur son portable juste pour entendre sa voix.

Entre deux propos, il la voit passer, pratiquement sans même lui jeter un regard. Même maintenant, il ne peuvent plus se disputer quand ils le veulent. Son regard glisse sur elle et son malaise s’intensifie à la froideur de ses mots. Doit il attendre ou saisir sa chance ? Noaly est encore endormie. Ainsi le moment serait bon pour qu’ils parlent. Mais aura-t-il les mots, la patience, le calme et surtout le tact pour la faire sortir de sa coquille ? Pour la convaincre de se battre tous ensemble. Et si Joyce avait raison ? Leur mariage tout le monde l’attendait. Et si ce nouveau projet lui donnerait la force de relever la tête et de se battre, de sortir la tête de l’eau. Il ne sait plus et pourtant alors qu’il entend la porte de la salle de bain s’ouvrir, il accourt en quelques secondes. « Bébé attend ! » pose-t-il la main sur son bras. Il s’appuie un instant contre la porte et penche la tête. C’est à peine si leurs regards se croisent. Ses lèvres se pincent, ses yeux se plissent tandis que dans son esprit tout n’est plus qu’un brouillard de plus en plus dense. « ne me quitte pas. » C’est sorti tout seul. Une crainte à la fois. La prochaine, il devrait apprendre à la taire mais pour l’instant, il a peur. Qu’elle le foute à la porte ? Pas exactement, c’est pas une porte qui lui résistera. Mais de son cœur, ça il doute de le supporter. « L’histoire n’a pas à se répéter. Je sais que t’es terrifié… moi aussi. » déglutit-il difficilement. Les armes pour l’aider, qu’elle carte jouer, il ne sait plus rien. Sauf qu’il est sur le point de la perdre. Ses mâchoires se crispent et cette douleur vient l’étreindre, comme si on venait de lui arracher le cœur. Ce gouffre est si proche qu’il lui suffirait de se pencher pour tomber tête la première dedans. Son regard –brillant de larmes trop contenues - vissé au plus profond du sien, son esprit n’est plus qu’une guimauve moelleuse et élastique. Ses mots franchissent ses lèvres, non pas par désespoir, mais parce qu’il ne voit plus comment la faire réagir, si ça n’est en la suppliant. « Epouse moi, Charly. » Et dire qu’il avait compter sur se disputer avec elle. Il n’était bon à rien. Dans toute la lignée. Il serait toujours cet abruti de frère de Lynn. Sa main se niche dans la sienne. Il est aussi terrifié de sa réponse, qu’il a besoin que son cœur se remette à battre. Son pouce balaye son poignet et ses derniers mots s’échouent sur ses lèvres. « Il est pas trop tard. Reviens. »



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MessageSujet: Re: « Give up, it’s for the cowards .» ▬ Charly [TERMINE]   Sam 31 Juil - 23:12


@dodixe

Certaines personnes se croient guidées par des forces mystérieuses, elles pensent que l’univers leur trace des sentiers dans la forêt touffue de la vie, leur indiquant le chemin. Charly ne croit pas qu’il existe une force supérieure. Ou alors elle a indiqué à Charly le mauvais chemin. Elle n’a jamais été aussi perdu de toute sa vie. Quand elle avait du donner Noaly à de parfaits inconnus, elle s’était senti vide. Elle avait eu l’impression que plus rien ne comptait. Elle avait eu du mal à s’en remettre, mais elle avait fini par trouver une nouvelle raison de vivre. Mais maintenant. Maintenant, elle ne savait pas si ça valait le coup de se battre pour vivre cette vie. Qu’elle soit là ou qu’elle ne le soit plus, le monde ne tournera jamais rond. Sa fille finira par souffrir, quoi qu’il arrive. Elle était encore jeune. Si Charly venait à mourir maintenant, sa fille ne s’en souviendrait pas et ça serait moins douloureux pour elle. Elle n’aurait pas à vivre avec les souvenirs qu’engendre n’importe quelle relation. Elle ne se souviendrait plus des histoires que Charly lui lit, des chansons qu’elle lui fredonne. Elle en oubliera sa voix et son odeur. Ce sera comme si elle n’avait jamais existé et c’était pour le mieux.

Plus les jours passaient et plus Charly le pensait sincèrement. Les forces lui échappent jour après jour, mais ce n’est pas le cancer qui fait son chemin, c’est un mal plus fourbe qui s’immisce en elle. Et elle n’a aucune idée de comment l’arrêter. Il s’est déjà propager en elle et c’est trop tard. Elle est vide, perdue, engourdie. Les sentiments ne lui parviennent plus réellement. C’est comme si on avait mis un mouchoir sur son cœur. Tous ce qu’elle devrait ressenti est étouffé. Parfois, elle a même l’impression de ne plus rien ressentir. La douleur qui lui barre habituellement le cœur quand on parle de sa meilleure amie a disparue, remplacé par un trou béant qu’elle ne sait pas remplir. Elle se lève chaque jour parce qu’elle le doit et non plus parce qu’elle le veut. Elle vit sa vie pour les autres, au lieu de la vivre pour elle. Et elle a l’impression désagréable que ça dure depuis trop longtemps. Quand a-t-elle pris une réelle décision pour elle ? Elle ne s’en souvient plus.

Devant la porte, elle hésite à mettre les clés dans la serrure et à entrer. Elle ne sait plus comment réagir face à Noam. Elle pensait qu’elle avait finalement tourné la page, qu’ils avaient enfin la chance qu’ils attendaient depuis si longtemps. Que cette fois, c’était la bonne. Elle s’était trompée. Leur relation se détériorait jour après jour. Ils enchainaient les disputes. Pour tout et pour n’importe quoi, mais même ça avait cessé de l’atteindre. Elle était fatiguée de devoir toujours se battre. Elle était fatiguée de tout. Trop fatiguée pour entendre ses reproches, trop fatiguée pour l’entendre l’appeler. Sa main attrape son bras et le frisson qu’elle ressentait habituellement quand il la touchait ne vient pas. Elle regarde sa main sur son bras, son regard s’accroche à son tatouage et elle n’entend plus rien. Pourquoi elle ne ressent plus ce frisson ? Pourquoi son tatouage lui semble si lointan maintenant ? Que lui est-il arrivé ? Elle relève le regard vers lui et cette fois, elle l’entend dire qu’il sait qu’elle est terrifiée. Elle aimerait pouvoir rire, comme elle sait si bien le faire, quand quelqu’un pense savoir ce qu’elle ressent alors qu’il n’en a aucune idée, mais rien ne vient. Rien ne viendra plus jamais. Elle n’est pas effrayée. Elle se sent presque soulagée d’être malade. Elle ne pouvait pas l’avouer. Personne ne le comprendrait. Personne ne la comprend. Et elle n’a jamais été aussi seule qu’à cet instant. Son mal être grandit quand il prononce ces deux mots que toute femme attend toute sa vie. Elle s’en veut, parce qu’elle ne ressent rien. Sa bouche s’ouvre, mais aucun mot ne sort. Elle sait qu’elle devrait être sa réaction. Elle devrait être heureuse, pleurer de joie même. Ou elle devrait peut être en colère pour la demander en mariage dans l’escalier, alors qu’il n’a aucune bague. Elle devrait le gifler pour oser détruire tous ses rêves d’adolescente sur leur demande en mariage et lui dire qu’un mariage c’est sérieux et pas un prétexte pour garder quelqu’un qu’on est en train de perdre. Mais si elle est honnête, elle ne sait pas comment réagir parce qu’elle n’a pas l’impression que cette question s’adresse à elle. Elle n’est plus que spectatrice. Elle veut pleurer pour la souffrance qu’elle lui inflige. Elle veut se faire mal pour ressentir quelque chose, l’embrasser pour voir si elle l’aime encore. Mais elle ne fait rien. Elle est stoique. Elle n’est plus là. Sa bouche se referme et sa main se détache de celle de Noam alors qu’elle remonte une marche puis une autre pour s’éloigner. Elle ne supporte plus cette douleur dans ces yeux. Elle ne supporte plus rien et ça la tue à petit feu et personne ne le comprend. Il est pas trop tard, reviens. Elle entend ses mots et elle doit se mordre la lèvre pour ne pas crier. Elle ferme les yeux et tente de respirer normalement. L’air commence à lui manquer. Il est trop tard. Elle étouffe. Sa main se pose sur le mur, comme pour se raccrocher à quelque chose, à n’importe quoi. « Je peux pas revenir. » Sa voix sonne comme un murmure. Elle n’est même pas sûre qu’il l’est entendu. Elle aimerait vraiment redevenir la fille dont il est tombé amoureux, cette fille fragile sous son air sûre d’elle. Mais elle ne peut plus le devenir. Elle a joué ce jeu trop longtemps et dorénavant, elle ne sait plus qui elle est et elle ne sait plus ce qu’elle veut. « Je peux plus être cette personne. Je sais plus qui je suis. » Elle sait ce qui l’attend. Peut être que lui n’en a pas conscience, mais elle, elle sait. Quoi qu’il arrive, elle va mourir. Ils vont tous mourir. On a beau se persuadé que la vie est belle. C’est un mensonge et quand la réalité nous frappe de plein fouet, c’est trop tard. « Je ressens plus rien, Noam. » Elle se retourne doucement vers lui. « Je ne peux plus être cette fille pour toi. »



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MessageSujet: Re: « Give up, it’s for the cowards .» ▬ Charly [TERMINE]   Mar 3 Aoû - 14:42



Se lever, respirer, observer, parler, cette vie n’a jamais été plus difficile que depuis la disparition de sa sœur. Toutes ses actions, il les fait par habitude, routine. Seulement depuis deux ans, il se demande si ça en vaut le coup. Pourquoi la maladie ne l’a pas emporté lui ? Pourquoi faut il qu’il endure toutes ses souffrances ? La vie est cruelle. Noam le sait mais pourquoi Charly ? Pour quelle raison lui fait on endurer la perte de ceux qu’il aime ? N’a-t-il déjà pas assez donné ? Doit il vraiment rechuter jusqu’à ce que mort s’en suive pour qu’enfin, il puisse trouver un semblant de paix ? Chaque jour, il la voit l’éviter mais surtout il voit cette maladie la ronger petit à petit. Face à ça, il est juste impuissant. Qu’est il censé faire à part essayer de la raisonner ? Elle ne veut rien entendre et il est lui-même à bout de force. Parfois, il préférerait mourir plutôt que de la voir dans cet état. Sa souffrance ne lui fait pas réellement peur, ça le tue à petit feu. Car depuis des semaines, il se pose toujours la même questions. Que se passera-t-il si jamais elle rend son dernier souffle alors qu’il n’est pas là ou pire, devant Noaly. Il cherche des solutions. Quelques jours plus tôt, il était à deux doigts de tout déballer à Josh. Aujourd’hui encore, il hésite. Rompre sa promesse, créérait de nombreux différent entre eux. Mais au moins elle serait en vie, songe-t-il lorsqu’il croise ce regard complètement vide.

Elle lui échappe une nouvelle fois. Il n’y a plus de confrontation. Plus de disputes. Même pour ça, ils ne sont plus capable de faire les choses comme elles devraient être. Au bas des escaliers, il la rattrape. Ils ont besoin de parler. Ou plutôt, il a besoin de lui parler. Quelques fois, il voudrait être dans sa tête pour savoir ce qui se passe. Il aimerait qu’elle lui parle au lieu de s’enfermer dans ce silence, de s’éloigner de lui, d’être si froide. Noam ferait n’importe quoi pour elle. Il a cette impression qu’elle n’en comprend pas le sens. Pourtant, il devrait le savoir. Il a déjà donné un rein à leur fille et il est prêt à lui donner tout ce qu’elle veut. Mais pour ça, il demande juste à ce qu’elle lui parle. Il veut la comprendre, la protéger et l’aimer. La vie leur a offert une nouvelle chance et cette dernière semble ne pas servir à grand-chose. A force, Noam sait qu’ils finiront par se détruire. A trop s’aimer on se fait du mal. Ça, il ne peut pas l’oublier. Sa main sur son bras, il tente de la retenir. Elle semble vide. Comme si elle n’était plus là que seule son enveloppe corporelle résistait encore légèrement. Face à ça, il devient maladroit. Des paroles s’enchainent sans vraiment être sur de savoir si c’est un bout de solution. Epouses moi. Comment en est il arrivé à lui faire sa demande ainsi ? Peut être ruine-t-il leur moment mais il n’a pas pu se contrôler. Ça devait arriver un jour ou l’autre. Noam voudrait savoir ce qu’elle pense. Son silence le rend de plus en plus nerveux. La dernière fois qu’il a vu un sourire sur son visage remonte à une éternité. Tout comme son rire. Parfois la nuit, il reste dans le couloir devant la porte de la chambre de leur fille et il l’écoute fredonner un air à Noaly. Juste pour partager quelque chose avec elle. Pour ne pas être seul. Parce qu’à force de s’éloigner, elle est en train de lu émietté le cœur. Car elle est l’unique personne qui ne semble pas réaliser combien il l’aime. Donner sa vie pour elle, est un faible prix. Il la veut et se sacrifier ne sera jamais assez à ses yeux. Une fois de plus il accueille son silence. Elle est si inaccessible qu’il se demande pourquoi il est encore dans cette maison. Pourquoi ne lui dit-elle pas clairement de dégager du paysage ? Sa main se détache finalement de la sienne et une nouvelle fois, une peur profonde et abyssale s’empare de lui. Elle monte une, deux marches puis se retient rapidement au mur. Machinalement, il avance les mains vers elle en cas de déséquilibre ou de chute mais elle se reprend. Il déglutit avec difficulté à ses mots. Si, il a entendu. Il est pétrifié par cette nouvelle Charly. Il a peur de s’apercevoir qu’elle ne l’aime plus. Qu’elle préfère la mort à une vie avec lui. Deux phrases s’enchainent. Bien plus que tout ce qu’il a réussi à lui soutirer en l’espace d’une semaine. Tout espoir n’est peut être pas perdu. Elle ne ressent plus rien ? Elle ne peut plus revenir et être cette fille pour lui ? Par instinct de lutte, il secoue la tête. Non, elle a tort. Elle est toujours là, il en est convaincu. Elle a besoin d’un espoir, d’une épaule, d’être aimée. Même si dans l’ensemble, il a déjà essayé cette tactique, il ne va pas baisser les bras. L’espace d’une nanoseconde, leurs regards s’accrochent et c’est plus qu’il n’en faut à Noam pour réagir. Il ne restera pas là, à la regarder mourir. C’est simplement inconcevable. Rapide et vif, il passe un bras autour de ses cuisses et la jette littéralement sur son épaule avant de monter les marches quatre à quatre jusqu’à l’étage. La distance qui les sépare de la chambre de leur fille fond comme neige au soleil. Il pousse alors légèrement la porte où il fait encore sombre dans la pièce. Noaly dort encore et Noam repose doucement Charly devant la porte. « C’est ça que tu veux ? Qu’elle grandisse sans sa mère ?! T’es passé par là bon sang ! Tu sais mieux que personne le mal que ça produit. » déclare-t-il le cœur battant beaucoup plus vite. « Lynn a abandonné avant même que je puisse la convaincre de se battre. Je commettrais pas cette erreur à nouveau ! Comment je dois te le dire ? Faut que je prévienne les autres que tu vas mourir parce que tu refuses la possibilité qu’on puisse avoir un avenir tous les trois ? Tu veux que je déguerpisse ? Je ne t’enterrerais pas ! » Il se mord la joue intérieure avant de reprendre une lente inspiration. « A l’hôpital, tu m’as fait promettre de revenir. Je l’ai fait… parce que je t’aime. Et ta promesse de te soigner ?» Ces mots lui coutent mais il n’a pas peur de lui dire. Il veut qu’elle comprenne que sa vie aussi ne tient qu’à une fil. Qu’elle est celle qui le maintient en vie. Une main se plonge dans sa poche, l’écrin s’y trouve toujours parce que cette bague le suit partout. Une bague qui a eu de l’importance pour Lynn et qui aujourd’hui doit revenir à Charly. Qu’elle veuille se marier ou non avec lui, là n’est pas la question. Ils sont destinés à être ensemble. Il doit lui donner une raison de se battre. Il sort l’écrin de sa poche et l’ouvre doucement devant elle. « Tu te rappelles du jour du mariage ? Lynn voulait me parler. Elle me l’a donné. Pour toi. Pour nous… pour que tu fasses enfin partie de la famille. Tu es ma famille Charly. Le monde peut s'écrouler autour de moi, tant que tu seras là j'irais bien. On ira bien. Tous les trois. » Ces mots ont du mal à sortir. Sa voix devient plus rauque et grave. Il sent ces larmes se former derrière ses paupières. Prenant sa main, il vient lui glisser cette bague à son annulaire. Parce que c’est sa place. Parce qu’ils appartiennent l’un à l’autre. Noam ne peut pas laisser son âme sœur s’échapper une nouvelle fois. « Noaly me sera enlevé à l’instant même où tu ne sera plus là. Je sais que c’est pas ce que tu veux. » Ses mains remontent à son visage, ce contact ne l’apaise pas suffisamment mais c’est un début. Il pense alors à June. Visiblement, lui non plus n’a pas réussi à la raisonner. Une main s’enfonce dans ses cheveux et il poursuit, la gorge serrée. « Les traitements ont évolués. La médecine a fait des progrès… » s’arrête-t-il une seconde alors qu’une autre pensée le traverse. Jusque là, il ne s’était plus posé la question parce que c’était évident. Mais aujourd’hui, en la voyant si distante et vide, la question l’effleure. « Charly… est ce que tu m’aimes encore ? » Il a peur de ce qu’il va entendre. Ça le brisera à tout jamais. Peut être même, que c’est sa dernière journée dans cette maison. Son avenir se joue sur cette question. S’il part maintenant, Charly sera obligée de prendre soin de leur fille. Serait ce mal ? Ne serait ce pas la solution pour l’obliger à prendre ses responsabilités ? Il hésite encore tandis qu’il ne sait plus s’il doit se fier à ce qu’il voit dans ses yeux ou à sa froideur constante de ses temps. Il ferme alors les yeux lorsque dans sa tête, il peut déjà entendre cette réponse. Une réponse qu’il voudrait ne jamais entendre car il savait ce qu’il s’en suivrait. Une mort lente, atroce et irrémédiable. Car il ne vivra pas sans elle. Jamais. Il l'attire alors brutalement dans ses bras mué par une crainte qu'elle lui soit enlevé à cette seconde précise. Que ça soit leur dernier moment ensemble. Et il ne veut pas que ça s'arrête là. L'histoire ne peut pas se finir ainsi. Elle ne le doit pas.


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MessageSujet: Re: « Give up, it’s for the cowards .» ▬ Charly [TERMINE]   Jeu 14 Oct - 14:05

Ils sont encore jeunes. Ils n’ont même pas encore atteint l’apogée de leur vie. Pourtant la mort les entoure. Tout le temps. Partout peu importe l’endroit où il se trouve. La jeune Evans n’a connu que ça. Chaque moment heureux de sa vie s’effaçait toujours sous la menace de la faucheuse. Ce n’est pas la vie qu’elle avait voulu pour sa fille. Si elle avait le choix, elle serait resté à ses côtés. Elle l’aurait accompagné dans tous les moments de sa vie. Elle aurait assisté à son premier récital de dance ou son premier match de basket. Elle aurait été là pour la voir dire le discours de major de sa promo lors de sa remise de diplôme. Elle aurait été là pour la voir remonter l’autel à son mariage. Elle aurait fait tout ça. Mais la vie n’a pas la même façon de voir les choses. Elle ne serait pas là. Elle le sait déjà. Ce n’est pas une question de volonté. Si la vie lui a appris une chose, c’est que la mort a toujours le dernier mot, la mort est toujours le grand vainqueur. Elle va mourir. Elle l’a accepté. Et elle fait son possible pour que son départ blesse le moins de personne. Elle fait des listes, par milliers pour que Noam s’en sorte sans elle. Elle écrit des lettres à sa fille et enregistre des vidéos pour qu’elle sache à quel point, elle a été fière d’être sa maman. Elle a conscience qu’il ne lui reste plus de temps. Elle est fatiguée de se battre, surtout avec Noam. Elle se laisse faire, comme à chaque fois. Elle se laisse porter jusqu’à la chambre de sa fille. Elle l’écoute déblatérer tout ce qu’il a sur le cœur. Elle connait cette phrase par cœur. C’est son argument. Il pense que seul Noaly peut la sauver. Mais c’est trop tard. Rien ne pourra la sauver. La seule chose qui lui reste à faire, c’est s’assurer du futur de sa fille. Rien d’autre ne compte. Rien.

« Arrête. »
Ses mots sont calmes et posés. Elle ne sait plus comment s’énerver. Elle ne ressent plus rien, si ce n’est cette colère grandissante en elle, mais elle ne sait plus comment l’exprimer. Elle est vide, anéantie et seule. « Arrête d’être aussi égoïste. Lynn est morte parce qu’elle était malade. C’est pas qu’elle n’a pas voulu se battre, c’est qu’elle n’en a pas eu le temps. Elle était malade. Ca n’a rien à voir avec toi. Tout comme ce cancer n’a rien à voir avec toi. Tu te complais dans ta tristesse et ton malheur sans penser que tu ne seras pas le seul à m’enterrer. Qu’est ce qui se passera pour Joyce ? Pour Josh ? Ou même pour June ? Qu’est ce qui se passera pour moi ? Je suis celle qui va mourir. Tu l’es pas. Alors arête d’agir comme si tout tournait autour de toi, parce que c’est pas le cas.» Tout le monde connaissant Charly se serait attendu à ce qu’elle crie, mais non. Elle avait dit ça avec un calme déroutant, qui ne lui appartenait pas.

Elle le regarde sortir quelque chose de sa poche et ses sourcils se froncent. Elle n’avait jamais rien su de cette bague. Quelque chose en elle est touchée. La Charly qui a encore 20 ans et qui est folle amoureuse de Noam, mais celle d’aujourd’hui ne voit qu’une tentative ratée de la retenir. D’un mouvement lent, elle ferme la boite. « On a pas de futur tous les trois. Je n’ai aucun futur. Je sais ce que t’essayes de faire, mais ça fonctionnera pas. Je sais que tu veux pas le comprendre, mais j’ai pas envie d’être sauvé. » C’était le pire ces derniers temps. Pas de savoir qu’elle allait mourir, non. Elle en avait parfaitement conscience. Le pire c’était de n’avoir plus aucune raison de vivre. Elle pourrait très bien se jeter du Keystone Brigde demain que ça ne changerait rien pour elle. Elle était fatiguée de devoir toujours se battre. La seule raison pour laquelle elle était encore là, c’était Noaly.

Son regard se posa sur la jolie tête brune et un son cœur se serra. Les seuls vrais sentiments qu’elle ressentait ces derniers temps concernaient uniquement sa fille. Et plus, elle la regardait, plus elle en voulait à Noam. Elle s’approcha doucement de Noaly et glissa sa main sur sa joue, s’assurant qu’elle dormait toujours bien. Elle entendit Noam lui faire la réflexion sur le risque que ça entrainerait si elle mourrait. Elle dut se mordre la langue très fort pour ne pas dire que c’était peut être la meilleure solution. Lors de ses longs moments sur la plage, elle en était venue à la conclusion que sa mort serait la meilleure solution pour que Noaly ait un meilleur futur. Elle ne se souviendrait pas de Charly et elle n’était pas sur de leur capacités en tant que parents. Ils l’aimaient, c’était sûr. Mais étaient-ils vraiment de bons parents ? Elle en doutait fortement.


Elle se releva et força Noam à sortir de la chambre. Ils allaient déjà détruire la vie de leur fille, elle ne voulait pas qu’en plus ils la réveillent. Elle referma la porte et fut prise de cours quand les mains de Noam glissèrent sur son visage. Comment elle pouvait ne rien ressentir après tout ce qu’ils avaient traversé ? Ces derniers temps, c’est tout ce qu’elle ressentait. Un vide incommensurable en elle. Rien ne l’atteignait vraiment. Elle ne savait pas quel changement s’était opéré en elle pour que ce vide s’installe ? Mais c’était trop tard. Il était béant et rien ne le comblerait. A la question du jeune Tanner, elle ouvre la bouche prête à répondre. Ca devrait venir naturellement non ? Mais rien ne vient. Alors elle ferme la bouche et les yeux pour empêcher de voir le cœur de Noam se brisait. Après tout ce qu’il a fait pour elle, elle lui doit une réponse honnête. Elle y a beaucoup réfléchis. Lors de toutes ses excursions à la plage, elle a tenté de mettre des mots sur ce qu’elle ressentait encore pour Noam et elle en ait arrivé à une conclusion, simple mais douloureuse. « Je... Je sais pas... » Elle se mordille la lèvre. « Je crois bien que non. » finit-elle par avouer. Elle est presque sur d’avoir entendu un cœur se brisait, mais elle sait que ce n’est pas le sien. Il est bien trop anesthésié pour qu’elle ressente quoi que ce soit. Alors quand il la prend dans ses bras, elle fixe un point indéterminé sur le mur en face d’elle. Elle reste stoïque dans ces bras. Parce que c’est ce qu’elle est désormais, une fille froide qui ne ressent plus rien. Absolument rien. Elle est perdue. Elle s’est perdu dans toutes les belles promesses qu’il lui a fait. Elle est tellement loin de la fille qu’elle était que la seule personne qui aurait pu l’empêcher de tomber ne peut plus rien pour elle désormais. Quelque chose ne vas pas chez elle. Quelque chose que les médecins appellent dépression. Mais pour Charly, c’est pire que ça. C’est la fin. Le point de non retour.



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MessageSujet: Re: « Give up, it’s for the cowards .» ▬ Charly [TERMINE]   Lun 25 Oct - 23:29



Leurs regards accrochés l’un à l’autre, ces mots lui font l’effet d’une bombe. Peut-être a-t-elle raison. C’est vrai qu’il est égoïste. Il ne pense qu’à lui. A ce qui se passera lorsqu’elle ne sera plus là. A ce qui s’est passé lors de la disparition de Lynn. Il a tenu tout le monde à l’écart en préférant souffrir seul dans son coin. A-t-il mûri depuis ? Voit-il les choses avec plus d’optimisme ? Non. Depuis qu’il sait qu’elle est atteinte de ce mal, leur relation ne va qu’en se dégradant. Ils n’ont pas eu de réelles disputes depuis des semaines. Pour preuve, Charly ne s’emporte même plus. Elle est simple vidée, cet air impénétrable et impassible sur le visage. Face à ça, il en perd tous ses moyens. Certes, Noam n’est pas le type le plus intelligent et le plus instruit de cette ville mais son amour pour elle, il ne l’a jamais remis en question. C’est elle et aucune femme ne pourra rivaliser avec les sentiments qu’il éprouve pour la jeune Evans.

Il accuse le coup de ses paroles. Que doit-il relever ? Jamais, il n’a réellement su lui tenir tête. Il lui suffirait de claquer des doigts pour que Noam lui donne tout ce qu’elle désire. Sa priorité a toujours été son bonheur et sa sécurité. Si deux ans plus tôt, il avait songé que son départ aurait eu tant de conséquences, peut être aurait trouvé une autre solution. Aujourd’hui, tout était trop tard. Pour lui en tout cas. Pour elle, il restait convaincu qu’il lui suffirait d’accepter de l’aide. Quant à eux, un futur, il ne savait plus guère quoi penser. C’est la première fois depuis longtemps qu’il arrive enfin à lui arracher plus de deux phrase d’affilé dans la journée. Elle l’évite et il le sait. Il aimerait lui redonner le sourire et l’envie de vivre. Etre à nouveau celui qu’elle aimera envers et contre tout. Ce regard vide lui fait peur. Etait-ce de sa faute ? Son retour y était-il pour quelque chose ? S’il disparaissait une nouvelle fois, est ce que ça changerait les choses ? En était-il capable ? L’abandonner une fois l’a brisé jusqu’au plus tréfonds de lui-même. Aura-t-il l’énergie de recommencer en sachant qu’il laissera derrière lui à la fois son âme sœur et leur petite fille ?

Il déglutit difficilement, sans être capable de répondre quoi que ce soit à ces accusations. Il voudrait, mais rien ne sort. En grande partie, parce qu’il sent qu’elle a raison. Tout est de sa faute. Son retour n’a fait que compliquer les choses. Il a bouleversé sa petite vie bien rangé. Finalement retourner au fond du caniveau avec une bouteille de whisky était encore la seule chose qu’il aurait dû faire. Elle l’a sorti de cet enfer. Son amour l’a mené à s’en sortir. Alors pourquoi, il serait incapable de l’aider ? Au plus profond de lui, il sait que c’est possible. Lui remettre son destin entre ses mains c’était prendre un risque énorme. Sont-ils prêt pour ça ? A tout risquer ? Leurs vies, leurs santés, leur avenir en commun ? Refermant l’écrin, ces mots ont tout juste le temps de l’atteindre. Il sent la fin. Elle s’éloigne pour de bon. Il n’arrive à la faire réagir ou même simplement à la retenir. Son regard dénué d’émotion lui brise le cœur. Il donnerait cher, juste pour l’un de ses rares moments de tendresse et d’affections qu’ils ont vécus par le passé. Pour elle, il donnerait sa vie. Ils n’ont pas de futur. Cette phrase le met hors de lui. Parce qu’elle a forcément tors. Il est là depuis son enfance. Depuis les funérailles de Joan Evans, il n’a pas cessé d’être à son coté. Il ne cessera pas, songe-t-il alors en répondant à ce regard qu’elle pose sur lui. « D’accord. On partira ensemble dans ce cas. » Répond-t-il plus sérieusement que jamais malgré la peur qui venait lui nouer les tripes. Elle, maintenant, ne comprendrait peut être pas. Envisager une existence sans elle à son coté, c’était inutile. Il a grandi, aimé et vécu. Il pouvait mourir maintenant. Tant qu’il serait près d’elle. Le reste de la bande prendrait soin de leur fille. Joyce ferait une mère fantastique et aucun de leurs amis n’oublierait de répéter à Noaly combien ils l’aimaient. Sa décision était sans appel. Elle voulait sauter d’un pont ou se jeter sous une voiture, très bien. Il la suivrait. Pas qu’il soit dépressif ou complètement sénile. Juste fou d’elle au point d’en perdre totalement la raison. Sauf qu’il semble qu’elle n’en ait pas prit totalement conscience.

Ils devraient mettre au point leur départ. Avait-elle réfléchi aux meilleures options pour ça ? Il en doute. Jamais il n’admettrait devant les autres, qu’il est prêt à tout risquer pour elle. La ville entière a beau savoir qu’ils sont indissociable l’un de l’autre. Personne n’a jamais envisagé à quel point, il est capable de sacrifices. Leur fille à quelques mètres, il se délecte du contact de sa main sur sa peau. Il ne peut pas cacher combien c’est bon pour lui. Elle est là. Tout près de lui et il se sent vivant. Mais pour combien de temps ? Son regard impassible le déchire mais les mots qui suivent lui coupent la respiration avant de le briser totalement. Elle ne l’aime plus. Il serre les mâchoires pour ne pas lui montrer combien elle lui fait mal. Il voudrait la convaincre qu’elle a tort. Qu’elle se trompe totalement sur eux. Et si elle disait juste ça pour l’éloigner ? Pour ne pas qu’il assiste à sa déchéance ? Muée par une peur venue du plus profond de lui-même, il l’attire dans ses bras. Ça ne peut pas leur arriver. Il y a forcément une raison et une solution. Elle ne peut pas cesser de l’aimer en un claquement de doigts. Leur relation a traversé une tempête durant deux ans et maintenant, il ne resterait plus rien ? « C’est le cancer qui parle. C’est pas toi. » Réplique-t-il pour se convaincre. « Je sais que j’ai commis des erreurs. Je suis loin d’être parfait… » Tente difficilement Noam de rationaliser tout ça. « J’peux accepter que tu me foutes à la porte. Que tu veuilles du temps… mais nous, Charly… » Hoquette-t-il, le souffle court. « Tu sais que je pourrais plus t’abandonner… » La fixe Noam, perturbé par ses propos. « Ça ne m’empêchera jamais de t’aimer jusqu’à la fin… » Déclare-t-il, baissant son regard dans le sien. La blessure s’étend dans son cœur. S’il savait quoi lui dire pour revoir ses étoiles dans ses yeux, il le ferait sans hésiter. Cherche-t-elle vraiment à le faire souffrir ou simplement à lui éviter de la voir dépérir ? Irait-elle jusqu’à lui dire qu’elle a rencontré quelqu’un ? Lui mentirait-elle pour qu’il tourne la page sur leur relation ? Il a peur. Pour elle, pour lui, pour leur famille. Parce que malgré tout l’amour qu’il lui porte, il sait aussi qu’elle est capable de le pousser dehors pour son propre bien. Et ça, il refuse catégoriquement qu’elle le fasse. « Tu sais où me trouver, si tu veux parler ou me voir. » lâche-t-il alors par crainte de craquer devant elle. Il est loin d’être pudique mais il avait encore cette fierté et cet orgueil qui l’empêchait de se laisser aller en toute circonstance. Sauf qu’elle le pousse à bout. Jamais ils n’ont eu ce genre de conversation à bâtons rompu. Jamais il n’a envisagé que leur histoire pouvait prendre fin aussi radicalement. Ils s’aimaient. Il se souvient encore de la joie qui avait traversé ses traits lorsqu’ils avaient passé leur toute première soirée tous les trois, avec Noaly. Il sait la rendre heureuse. Elle ne peut pas cessé de l’aimer tout à coup. Elle est simplement prise dans sa tourmente et le désespoir que cause la maladie. Elle a besoin d’aide quoi qu’elle en dise. Et ça, il serait le premier à prêter main forte, à condition qu’elle accepte sa présence à son coté. Ce qui, la connaissant risquait de s’avéré de plus en plus difficile dans les semaines à venir. Mais peut-être pas impossible. Se détournant d’elle, il descend les escaliers comme si rien ne s’était passé puis se réfugie dans la cuisine. S’occuper les mains lui permettrait d’éviter de trop gamberger. Ainsi, il finirait peut être par trouver une solution et de quoi la convaincre qu’ils ont besoin l’un de l’autre. La sonnerie du four attire son attention malgré cette envie persistante de retourner la voir pour la faire changer d’avis.






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MessageSujet: Re: « Give up, it’s for the cowards .» ▬ Charly [TERMINE]   Jeu 4 Nov - 15:51

Elle ne ressentait plus rien. Ce n’était pas seulement avec lui, mais avec tout le monde. Elle était devenue spectatrice de sa vie sans s’en rendre compte. Elle avait cessé d’être elle-même. Elle s’était perdue derrière un masque qu’elle portait depuis trop longtemps. Elle était sans cesse dans ses pensées, sans se rendre compte que le monde autour d’elle continuait de tourner. Elle ne s’en était pas rendu compte, c’était Josh qui l’avait obligé à affronter la vérité, comme à chaque fois. Il lui avait montré qu’elle n’allait pas bien, mais si pour lui, c’était uniquement psychologique. Une nouvelle fois, elle avait préféré prendre la fuite et lui avait avoué qu’il avait raison, sans jamais mentionner son cancer. Deux maux la rongeaient : le cancer et la dépression. Elle ne pouvait peut être rien faire pour le premier, mais pour le deuxième, elle avait toutes les cartes entre les mains. Elle devait juste cesser de fuir et avouer la vérité à Noam serait un bon début. Mais elle a à peine le temps d’ouvrir la bouche que déjà il lui dit qu’il partira avec elle. Son regard se pose sur Noaly pendant quelques secondes. C’est la seule chose qui la maintient encore en vie. Rien d’autre n’a d’importance que sa fille. Elle se retourne vers Noam et très calmement, elle prononce ces quelques mots :

« Si je t’entend encore dit ça une fois, je ferais tout mon possible pour que tu ne la voie plus jamais. Après ma mort et même avant. Si tu penses que c’est ce qui va me faire battre le cancer, t’as tort. Penses une seule fois à quitter Noaly, quand la maladie m’aura emporté et je trouverais une famille qui prendra soin d’elle et tu la verras plus jamais. » Ces derniers temps, Charly cessait de s’énerver. Elle disait les choses uniquement comme elle les pensait. Noam les avait déjà abandonné une fois, par simple choix, elle ne le laissera pas faire une nouvelle fois. Mais s’il le fait, elle fera tout pour que ce soit la dernière fois. Elle est malade. Elle n’a pas choisi de mourir, mais lui peut encore vivre et elle refuse qu’il soit lâche une nouvelle fois, parce que cette fois, elle ne sera pas la seule blessée. Noaly aussi et elle refuse qu’on fasse souffrir sa fille.

Peut être que c’était terminé. C’était terminé depuis longtemps, mais elle avait juste était trop effrayée pour l’admettre. Il avait été là tellement longtemps, qu’elle ne savait plus comment vivre sans lui. Elle avait du le faire pendant deux ans et ça avait été un véritable désastre. Elle avait abandonné sa fille. Elle était tombée dans un puits sans fond. Mais plus elle y pensait, plus elle se rendait compte que ce n’était pas seulement à cause de lui. Durant ses deux ans, elle avait perdu sa meilleure amie, son bébé et son père. Pas seulement lui et ça avait fait beaucoup de choses à accepter en très peu de temps. Si elle avait réussi à sortir la tête de l’eau, c’était grâce à ses amis et à June. Pour la première fois, elle pensait sincèrement que Noam n’avait rien à voir avec sa guérison. Pendant tellement longtemps, elle avait cru qu’il était son âme sœur, qu’elle n’avait jamais pensé qu’il y avait peut être quelqu’un d’autre fait pour elle. Noam était son premier amour, mais c’est pas pour autant qu’il était le seul à pouvoir la rendre heureuse. Pour la première fois depuis longtemps, elle était honnête avec elle. Le cancer l’a rendait honnête avec elle-même. Il était temps qu’elle le soit tout autant avec Noam. « C’est pas le cancer qui parle. C’est moi Noam. » Elle se tut quelques instants, le temps de trouver les bons mots pour qu’il comprenne enfin ce qu’elle ressente. Pour qu’il comprenne et pour qu’il l’admette. « Je veux pas que tu quittes ma vie. Je veux juste qu’on cesse de se mentir. On a été ensemble pendant tellement longtemps qu’on sait plus qui on est. On était amoureux avant. J’étais tellement amoureuse de toi que j’aurais pu faire n’importe quoi. Quand t’es revenu, on a cru que ça serait aussi simple qu’avant. Mais ça l’est pas. Ca l’est plus, depuis bien trop longtemps. Tout ce qu’on sait faire, c’est se faire du mal. On est plus les mêmes personnes qu’avant. Je ne suis plus la Charly dont tu étais amoureux. J’ai essayé de l’être pendant ces quelques mois, mais cette version de moi... J’aime pas la personne que je deviens quand je suis avec toi. S’il m’arrive quelque chose, je veux pas être cette personne. » Quand elle était avec lui, elle devenait une autre personne. Elle s’oubliait sous le poids des compromis que toute relation entrainait. Elle se mordait la langue pour éviter de dire des choses de peur qu’il retombe dans l’alcool. Elle tentait de le protéger de tout, en lui mentant sur des détails insignifiants. Ce n’était pas elle. Elle n’est plus elle-même depuis trop longtemps désormais. Le médecin, à l’hôpital, lui a dit de mettre des mots sur les sentiments conflictuels qui se propageaient en elle. « Peut être que t’as raison, ce que je ressens c’est de la faute du cancer. Mais je suis honnête. Il ne me reste plus beaucoup de temps et je veux pas les vivre en me mentant à moi-même ou en te mentant à toi. Je t’ai trop aimé pour te retenir dans cette relation, qui nous rend pas heureux. » Elle avait toujours été effrayé à l’idée de vivre sans Noam, mais c’est peut être ce qu’il leur fallait, à tous les deux. Vivre loin l’un de l’autre pour comprendre qui ils étaient, même si ces personnes n’ont plus rien en commun. Il lui prononce quelques mots et quitte la pièce. Elle le regarde partir et elle ne ressent rien. Elle n'est pas malheureuse. Elle n'est pas soulagée. Elle n'est même plus effrayée de le voir disparaitre de sa vie. Elle sait que c'est la meilleure chose pour elle et pour lui, mais elle ne ressent rien. Sa vie fout le camp, mais Charly ne ressent rien. Elle ne peut pas dire que Noam a pris son coeur en partant, parce qu'elle n'en a plus. Un vide lui bart la poitrine. C'est fini.



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« Give up, it’s for the cowards .» ▬ Charly [TERMINE]

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