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 TOPIC COMMUN ▬ Feu de camp.

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MessageSujet: Re: TOPIC COMMUN ▬ Feu de camp.   Ven 23 Juil - 3:12

Une foule d’accidents. De la route et domestiques. De nombreuses interventions de prévues. Beaucoup de nuits blanches. Enormément de café et de tabac. Une vie sociale anéantie. Et une fatigue grandissante. Non vraiment le métier de chirurgien est extrêmement gratifiant à part ça. Parfois. De temps en temps. Mais subsistent des jours comme celui-ci où je me demande pourquoi je m’obstine à ruiner ma santé dans cet hôpital. Enfin bon. Samedi est arrivé et le repos avec. Quoique pas trop non plus, bah oui il ne faudrait pas que je perde le rythme. Du coup, je rentre chez moi sur les coups de midi, sans avoir fermé l’œil de la nuit. Sans réfléchir, je me laisse tomber lourdement sur mon canapé, et quelques minutes plus tard, rejoins les bras accueillant de Morphé.

Encore une fois, la même scène se déroule devant mes yeux impuissants. Cette même chambre d’hôpital que j’ai visité deux années durant. Elle est allongée sur ce lit, épuisée et impuissante. Je le suis aussi, dans l’incapacité totale d’effectuer le moindre mouvement. Tout ici est blanc, pur, immaculé. Seule ombre au tableau, le sang qu’elle crache de temps à autre. Ce spectacle m’est toujours aussi insupportable à regarder. Je ne peux endurer ce supplice plus longtemps. Je dois y mettre fin. Trouver ce remède. Coûte que coûte. Je dois m’y atteler dès maintenant. Je n’arrive pourtant pas à me lever de ma chaise. Mes jambes sont lourdes. Comme le reste de mon corps. Une douleur atroce me transperce le crâne. Une tonalité me sort de ma léthargie. Je relève la tête et mon regard croise le sien. Le son provient de l’appareil branché à côté de son lit, les pics sur la ligne verte se font de plus en plus rares, et disparaissent finalement. Ses yeux se sont fermés. Sa poitrine ne se soulève plus au rythme de sa respiration. Je ne parviens toujours pas à me lever. Un cri me réveille en sursaut. Il me faut quelques minutes pour me rendre compte que ce cri est sortit de ma bouche.

Ce rêve, ou plutôt ce cauchemar, je ne sais comment le définir, me hante. Chaque fois que je ferme mes paupières je redoute de voir apparaitre devant moi cette chambre d’hôpital. Je ne sais comment m’en défaire. Je sens les goutes de sueur ruisseler sur ma nuque. A chacun de ces rêves je revis cette horrible scène. Incapable de réagir, incapable de bouger, incapable de la sauver. J’ai besoin de sortir, de changer d’air, de penser à autre chose. Quel jour est-on déjà ? Ah oui, samedi. Pas n’importe quel samedi. Le feu de camp. Célébration locale. J’avais l’habitude de m’y rendre avec Lane depuis notre arrivée à Hope Mills, puis plus récemment avec Charly. C’est exactement ce dont j’ai besoin. Me changer les idées sans pour autant oublier totalement Lane. Ce feu de camp nous rapproche elle et moi, tout comme mes visites sur sa tombe.

Et je sais parfaitement ce que je vais déposer dans le bateau avant qu’il ne s’enflamme. Ce cauchemar. Sans doute ne l’avais-je pas fait avant à cause d’une quelconque pulsion masochiste qui me poussait à revivre sans cesse les derniers instants de sa vie. J’avais besoin de cette douleur. De cette dose d’adrénaline. Mais à présent j’ai conscience que garder ce souvenir dans ma mémoire ne m’apportera jamais rien de bon. J’ai donc pris la décision de m’en débarrasser à jamais. Je l’avais vécut et revécut assez de fois pour qu’il se grave à jamais dans mon esprit. Mais je n’éprouve plus le besoin d’en faire l’expérience une nouvelle fois. Peut-être vais-je enfin connaitre le repos. Ce souvenir cessera-il peut-être ce soir de me hanter chaque nuit. Peut-être.

Je me lève tant bien que mal, encore chancelant. Une rapide douche et j’enfile ma veste en cuir. A l’heure qu’il était, la majeure partie de la ville devait déjà être sur place. Ce qui incluait Charly et compagnie. Mais avec la foule amassée sur la plage je n’ai sans doute aucune chance de la retrouver, et se n’est sans doute pas plus mal. Noam doit être là aussi, et je n’ai nullement envie de jouer les trouble-faits. Le ciel est sombre, il va certainement pleuvoir avant la fin de la soirée. Je n’ai cependant ni parapluie ni capuche. Mais je n’ai pas non plus le courage de remonter dans mon appartement. Advienne que pourra.

J’avais vu juste, la plage est bondée. Le bateau aussi. Un brouhaha infernal s’échappe de la foule, et je reconnais par-ci par-là des membres du personnel de l’hôpital, des voisins, des amis, des patients, ou encore des personnes que j’aurais préféré éviter. J’aperçois la buvette, installée au même endroit que les autres années. L’alcool est un remède efficace pour se vider l’esprit. Du moins l’espace d’une soirée. Mais je suis médecin au Cedar Oak, et bon nombre de mes patients et collègues sontt dans l’assistance, et une cuite ce soir ne servirait pas ma réputation, loin de là. Faute de mieux, je dois me contenter d’un unique verre. Je m’approche du comptoir et commande « Un whisky. » au barman. Instinctivement je sors mon paquet de cigarette, en allume une et aspire la fumée. Je prends mon verre dans l’autre main et bois une gorgée. L’alcool me brûle plus ou moins l’œsophage, mais j’aime cette sensation. Etrangement. Je jette un nouveau coup d’œil à la foule et reconnais la jeune femme blonde à ma gauche. Elle aussi a une cigarette à la main et un verre dans l’autre.

Joyce Finnigan, meilleure amie de Charly. Si mes souvenirs sont bons, elle est institutrice. A vrai dire je ne la connais pas plus que ça. Charly nous avait présenté au cours d’une soirée et les rares fois ou je l’ai revus nous ne nous sommes que brièvement adressé la parole. « Tu sais que c’est très mauvais pour tes poumons » lançais-je ironiquement. Je n’ai aucune idée des sentiments qu’elle éprouve à mon égard, mais personnellement je n’ai rien contre elle. Toutefois, elle n’a pas l’air ravie de me voir. Sans doute craint-elle que je ne vienne m’immiscer entre Charly et Noam. Elle joue son rôle de meilleure amie à la perfection. « June. Qu’est-ce que tu fais là ? » Question stupide. Réponse tout aussi stupide. « Tel que tu me vois, je recherche les acteurs de ma prochaine comédie musicale. Ca te tente ? » Quel humour Dr. Reed. Pitoyable. Bref, passons. Mettons ça sur le compte de la fatigue et de l’alcool. « Comment se fait-il qu’une jeune fille aussi charmante que toi se retrouve seule à la buvette un soir de fête ? Charly n’est pas venu ? » Telle que je la connais, elle n’a sûrement pas raté cet évènement local. Elle doit simplement être quelque part dans la foule. Sans doute avec Noam et Noaly. Je porte une nouvelle fois mon verre à mes lèvres.
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MessageSujet: Re: TOPIC COMMUN ▬ Feu de camp.   Sam 24 Juil - 13:09

On aurait pu croire qu’après 4 ans de séparation, Regan avait finalement oublié Austin, mais c’était faux. Leur relation avait laissé des cicatrices chez la jeune Bishop. Bien sur, leur relation n’avait pas toujours été chaotique. Sans lui, elle n’aurait pas eu Heaven et elle lui en serait toujours reconnaissante pour ça. Mais ses bons sentiments envers lui s’arrêtaient là. Regan n’est pas rancunière, pourtant elle n’a jamais pu oublier tout ce qu’Austin lui a infligé. Toutes ses nuits passées seule, toutes ces humiliations publiques, ce sentiment d’abandon omniprésent dans leur relation. Elle n’avait jamais cru au dicton l’amour rend aveugle. Elle avait toujours cru être une fille forte et lucide. Pourtant dès qu’elle était tombée amoureuse, elle était devenue aveugle, faible et naïve. Elle avait cru en toutes ses belles paroles, elle l’avait laissé allé trop loin sans s’en rendre compte. Elle lui avait pardonné des choses qu’elle n’aurait jamais du avoir à pardonner. Tout ce qui lui avait fait subir durant leur ressortit dans ce coup de poing qui l’a démangé depuis de nombreuses années. Regan n’était pas violente pourtant, mais ces quelques minutes sans Heaven avaient anéanti toutes ses notions de bien ou mal.

Elle retourne rapidement vers sa fille et accessoirement Blake. Elle récupère sa fille et la sert dans ses bras. Elle ne sait pas ce qu’elle deviendrait sans elle, mais une chose est sure, elle ne ferait pas long feu. Heaven n’a pas l’air trop perturbée et c’est une bonne chose. Elle agit comme si rien ne s’était passé du tout et Regan se sent soulagée. Très vite, la conversation dévie sur la blessure de Blake. Sa main glisse sur l’arcade de Blake, un frisson la parcoure comme lorsqu’il a posé ses lèvres sur sa clavicule l’autre fois au Catalyst. Heaven déblatère sur les dons de sa maman et Regan se doit de détourner son regard de Blake pour revenir sur la planète Terre. Il faut qu’elle arrête ça. Elle ne peut pas se laisser aller comme elle l’a fait cette nuit qu’ils ont partagé. C’est une maman responsable et cette nuit, aussi mémorable soit-elle, doit rester unique. Elle ne peut pas s’attacher à quelqu’un comme Blake. Elle ne le connait pas, mais elle sait qu’il pourrait être dangereux pour son cœur. De nouveau, elle ressent ce besoin de fuir le plus rapidement possible, mais ses pieds restent fixement attachés au sol et elle est incapable de s’éloigner de lui. Elle ne comprend pas ce qui lui arrive et elle ne veut pas se l’expliquer. Elle pense déjà à lui sans cesse depuis qu’elle l’a rencontré. Elle ne peut pas non plus se poser milles et unes questions, elle deviendrait folle. Elle sent Heaven accrocher ses petites mains autour de son cou et déposait un bisous sur sa joue. « Zsuis désolé mama. » Regan fronce les sourcils. Elle s’est de nouveau perdu dans ses pensées et a oublié que le monde tournait autour d’elle. « Pourquoi bébé ? » « Pour z’avoir fait peur. » Regan sourit attendrie avant de glisser sa main sur la joue de son petit ange. « C’est pas grave. Mais tu dois pas partir avec des inconnus. » « Ze ferais pu. Promis. » Heavan avait l’air tellement sérieuse du haut de ces 5 ans que c’en était attendrissant. Regan rapprocha son visage de sa fille et les deux se firent un bisou esquimau pour sceller le pacte.

C’est naturellement qu’elle propose à Blake de le soigner. Elle n’a pas fait infirmière pour rien. Elle déteste voir les gens souffrir. Même si une petite coupure à l’arcade n’est pas la fin du monde, il a besoin de points de sutures. Il lui lance une remarque sur sa salle de bain et Regan se mordille la lèvre. Elle ne doit pas répondre. C’est comme ça que tout a commencé. Une remarque qui a dégénéré en une nuit passionnée. Elle se contente donc de lui sourire et d’acquiescer doucement, tout en remettant une mèche blonde derrière son oreille.

« Je te dois bien ça. Sans toi, qui sait jusqu’où Austin aurait emmené ma fille ? Je... J’aurais... »
La culpabilité commençait doucement à s’immiscer dans ses veines. Elle ne savait pas comment elle avait pu laisser ça arriver. Si Blake n’avait pas retrouvé Heaven, elle ne se le serait jamais pardonné. Elle se souvenait encore des réactions inattendues d’Austin. L’image de lui secouant Heaven violemment était encore gravée dans sa mémoire. Elle se réveillait encore en plein milieu de la nuit, en sueur et effrayée. A chaque fois, elle était obligée de s’assurer qu’Heaven était saine et sauve et elle se calmait en voyant son air serein dormir. Elle se mordilla la lèvre tout en resserrant sa prise sur sa fille. Heureusement, elle ne semblait rien avoir remarqué à cette "mésaventure". Heaven posa sa tête dans le cou de sa mère, comme elle le faisait toujours. Regan déposa un baiser sur son front avant de poser son regard sur Blake. « Laisse-moi faire ça pour toi. » demanda-t-elle légèrement suppliante. Elle détestait devoir quelque chose à quelqu’un. Elle ne pourrait jamais le remercier assez pour ce qu’il a fait pour elle ce soir, mais réparer sa blessure de guerre lui est nécessaire.


PS: Je propose qu'on fasse à l'arrache :15:

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MessageSujet: Re: TOPIC COMMUN ▬ Feu de camp.   Sam 24 Juil - 15:39



Les remarques fusent tel la final d’un mondial de ping pong. Chacun en prend pour son grade. Du moins, Noam encaisse. Joyce et Charly en lourd sur la patate et c’est lui qui doit accepter leurs colères. Les connaissant, il aurait du prévoir un tel accès de confusion et de rage. Le feu de camp étant une coutume locale, ça n’est jamais sans rappeler l’absence de Lynn. Alors il aurait du se douter que la possible présence de Leanne rendrait la soirée riche en rebondissement. Et c’était le cas. Personne n’est à l’abri d’une remarque sarcastique. Leurs attitudes le blessaient considérablement. Noam aurait apprécier de passer une soirée tous ensemble dans la bonne humeur. De pouvoir partager un moment supplémentaire avec Charly et Noaly. De graver ce moment dans l’esprit de certaine personne. De prouver à Charly qu’ensemble, unis, ils peuvent tout affronter. A l’exception qu’il n’a pas songé que tout pourrait dégénérer à cette vitesse. Il accuse encore le choc des sarcasme de sa meilleure amie. Même lorsqu’elle le traite d’abruti. Ça ne lui sert à rien de répondre à ça. Quelque chose que l’un et l’autre savent pertinemment. Joyce reviendrait vers lui ou, il irait vers elle pour s’excuser. Quand à Charly, la voir fuir une fois de plus, le détruit à petit feu. Quand est ce qu’elle comprendra qu’il est là pour elle ? Que sa vie est rattaché à la sienne ? que sans elle, il ne voit pas l’importance de continuer. Secouant la tête, il ne peut pas s’empêcher de la suivre des yeux. Ils auraient à parler. De Lynn, d’eux, de leur famille mais ce soir n’est pas forcément le moment adéquat.

La nuit commence à tomber. Seul le feu rougeoyant illumine la plage et, près de Leanne, il se prend au jeu. Il a cette douce impression que Lynn est juste là. Le regard troublé qu’il pose sur Leanne rouvre cette brèche. La douleur qui l’étreint ne s’en fait que plus intense. Elle est la seule personne à avoir l’occasion de l’apercevoir. Il s’en veut d’être aussi transparent. Mais Lynn représentait tant à ses yeux. Elle n’a jamais été simplement sa petite sœur dont il prenait tant le soin de protéger. Du plus loin qu’il se souvienne, elle était celle qui le poussait à croire en ses rêves, en l’amour et la persévérance. Qu’il pouvait avoir tout ce qu’il désirait, en effectuant les bon choix. Tant bien que mal, il tente de rassurer Leanne, bien qu’il capte le regard suspicieux de Joyce. Peut être s’avançait-il en disant ça. Mais il avait espoir. Il y avait son retour, Charly, Noaly. Tout rentrait progressivement dans l’ordre alors serait ce insensé de croire que Charly ne se ferait pas à la présence de Leanne ?

La réaction de la blondinette, le fait sortir de sa torpeur. Il est perdu. Entre la jumelle de sa sœur, à qui, il ne sait pas encore s’il peut tout dire. Et Charly qui prend ses distances pour une raison qui lui est inconnue. Leanne ne sera jamais Lynn, lui avait répété Charly. A croire que ce détail ne voulait pas pénétrer dans son esprit. Avec une Charly fuyante, il avait encore plus besoin de sa sœur. Tous ses amis le pensait fort. Chacun oubliait ce qu’il a traversé durant ces deux années. Le plantant avec elle, ignoraient-ils donc qu’un simple détail pourrait le faire sombrer. Charly et Noaly n’était pas si loin, mais vu la distance que cette dernière avait instauré, il avait l’impression d’être abandonné et encore plus seul que durant sa fuite.

« - C’est pas toi le problème, Leanne. » soutient-il son regard. Son erreur était elle, d’être revenu et d’avoir chamboulé toutes ses vies ? Il commence à y croire. Sans lui, tout le monde aurait poursuivit sa vie. Charly serait peut être marié maintenant. Elle serait plus heureuse sans lui en fin de compte. Le passé ne viendrait pas la blesser au quotidien. « C’est moi l’erreur. Ça a toujours été moi, l’intrus en fin de compte. » marmonne-t-il en tournant la tête en direction de Charly. C’était surement ça. Il avait fuit la vérité. Il avait voulu protégé Charly mais en fin de compte, il avait pratiquement détruit la seule personne qui l’avait aimé à sa juste valeur. Partir une seconde fois la tuerait. Il en est presque sur. Dans ce cas, ne serait il pas plus juste de tenter de refaire leur vie ailleurs ? Loin de cette ville, loin de ses souvenirs qui leur rappellent ce qu’ils ont perdu ?

Il s’attend à voir Josh débarquer, en fanfaronnant comme à son habitude, une nouvelle fille à son bras. Une étudiante ou fille à papa du country club. Erreur. Casey Ainsworth leur fait grace de sa présence. De quoi en surprendre plus d’un. Leur rapport ne sont pas mauvais en soi. Noam est un peu rancunier vis-à-vis de son ami. Lui l’épaule et Noam lui fait payer son silence auprès de Joyce. C’est injuste, il le sait. Un jour, il devra apprendre à pardonner et à ne pas se mêler de la vie de sa meilleure amie. Sauf que ce coté surprotecteur a vraiment tendance à le piéger parfois. Une vague remarque et la réaction de Joyce est immédiate. L’espace d’une seconde, il tente de la rattraper par le bras. Noam jette alors un regard vers Charly et Casey qui discutent. Après tout, c’est leur problème, qu’ils se démerdent. Lui, en a déjà bien assez avec les siens.

« - Tu veux… » hésite Noam en désignant Charly et Casey, un instant. « J’crois qu’elle a raison. Un verre nous fera pas de mal. » Sous son bras, il tient toujours sa veste. Celle de sa débauche. Il voulait la jeter dans le bateau. En partie pour clore le chapitre de ses deux années. Mais visiblement, cette période n’était pas terminé. Ce blouson lui rappellerait qui il était durant cette période. Cette personne qu’il ne veut pas devenir et qui pourtant à chaque moment décisif lui rappelle la tentation de l’alcool. Ils se mettent à marcher finalement en direction de la buvette. « Lynn aurait adoré ça… que tu sois là, » murmure-t-il la gorge noué. « Elle a toujours été fan des évènements mélodramatique… même si Charly protesterait le contraire. » Un vague sourire travers son visage. Le souvenir de Lynn n’est pas totalement mauvais. Parfois, il est léger et lui fait éprouver beaucoup de bien. « Qu’est ce que tu vas faire maintenant ? » souffle-t-il, figé, lorsque plus loin il distingue Regan en grande conversation avec son propre sosie. Ou du moins le fameux mec dont leur a parlé Charly un peu plus tôt. Un sosie… ou un jumeau ? Cette idée lui parait abracadabrante. Toute comme l’idée qu’il ait pu être adopté par les Tanner et vivre auprès de sa sœur, sans le savoir, lui rappelle une petite voix. Un frère, un jumeau ? Cette idée travers son esprit tandis que dans la lueur du feu, il a beaucoup de mal à distinguer les traits de cet homme, qui se pourrait être son frère. C’est alors qu’il s’aperçoit que Leanne lui parle, malgré son regard fixé sur ce possible jumeau, de l’autre coté de la plage.


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MessageSujet: Re: TOPIC COMMUN ▬ Feu de camp.   Lun 26 Juil - 19:13



La musique représente toute sa vie. La foule, il n’en est pas fan et pourtant, c’est elle son applaudimètre. Les mouvements de foule comme ce soir, il a toujours pour but de s’en éloigner. Ça n’annonce jamais rien de bon. Ça finit obligatoirement en baston. D’ailleurs, il en faut peu pour que ça éclate. Cette ville ne lui apporte vraiment rien de bon. Du regard, il balaye la plage. L’évènement en lui-même pourrait être sympa à célébrer mais il faut toujours un élément perturbateur. Lui ? Bien sur qu’il serait désigner d’office. Après tout, c’est ainsi qu’on parlait de lui lorsqu’il était gosse. Certaines choses sont immuables et Blake s’y est fait depuis des années. Tout dégénère dès qu’Austin apparait et tente d’enlever Heaven. Qu’est ce qu’il a dans le crâne cet abruti fini ? songe Blake. Il perd son calme avec tant de rapidité que c’est à croire qu’il a quelque chose à gagner dans l’histoire. Les coups s’échangent, du sang est versé et finalement Heaven retrouve les bras de Regan en l’espace de quelques minutes.

On pourrait croire que Blake a agit pour rentrer dans les grâces de Regan. Sauf que ça n’a jamais été son but. L’éviter était. A vivre dans la même ville, il devait sortir des trésors de créativité pour ne pas se retrouver dans le même lieu que la jeune blonde. Ce qui s’est passé entre eux se doit d’appartenir au passé. Ni promesse et règle de non-exclusivité. C’était son mode de vie depuis des années. En quoi ça devrait le tourmenter ? Parce qu’elle a su toucher la corde sensible. D’un seul coup, il se sent vulnérable face à elle. Ça n’est qu’une impression mais Blake n’arrive pas à s’en débarrasser. Comme si elle savait ce qu’il avait endurer depuis toujours. Ses yeux le troublent. Ce sourire identique au petit ange, ne rend la situation que plus difficile à maîtriser. Il ne cherche pas son aide. D’ailleurs, il serait temps qu’il prenne la poudre d’escampette. Il a toujours l’art et la manière pour disparaitre. Mais elle est plus rapide que lui et le harponne à la vitesse de l’éclair. Suivre la discussion entre la petite fille et sa mère était définitivement une mauvaise idée. Maintenant il se retrouve mêlé à leur conversation et son échappatoire diminue à vue d’œil. Comment s’extirper d’une telle situation ? Il n’en a aucune idée et c’est bien le problème. Sa blessure arrive comme un cheveu sur la soupe dans la discussion et après délibération elle lui propose qu’un tour dans sa salle de bain devrait suffire. Par des propos ambigues, qu’il ne réalise que trop tard, il se retrouve embarqué avec les deux blondinettes.

Elle a le chic pour remuer ce qui fâche. Parler d’Austin est la dernière chose qu’il souhaite. Blake voit bien qu’elle a eu le choc de sa vie. L’imperceptible trémolo dans sa voix le lui prouve. Parfois, il se surprend à avoir envie de la rassurer, de la prendre dans ses bras. Sauf que ça n’est pas Blake. Blake est froid, distant, cynique et insolent. Ce type, il sait pas qui il est et il ne l’aime pas vraiment. Trop sensible. C’est ce genre de chose qui peut coûter la vie. Baissant légèrement les yeux sur Heaven qui se niche plus confortablement dans les bras de Regan, il prend note de l’amour qu’elle partage. « Non. » l’interrompt-il en rivant son regard au sien. « Il va passer la nuit au frais. N’y pense plus. »s’approche-t-il légèrement. Il doit garder une distance de sécurité. La voir si désemparé. Distinguer cette vulnérabilité le touche bien plus que les mots ne peuvent le décrire. Il est tenté de passer une main sur ce visage qu’il ne peut oublier une seule seconde de son existence. Les évènements font naître des cernes sous ses yeux. La crainte de perdre sa fille y est sans doute pour beaucoup mais à ses yeux, il la trouve encore plus séduisante. Se mordillant la lèvre, il se moque pas mal de son arcade. Une blessure comme il en a eu d’autre et qu’il a simplement soigné à coups d’anesthésiant. Elle est encore bouleversé et qu’elle lui propose des soins, le fait doucement sourire. A quand remonte la dernière fois qu’une bonne âme comme elle, s’est fait violence pour simplement l’aider ? Jamais, on ne l’a traité de cette façon. Avec bienveillance, intérêt, douceur. Il pourrait s’habituer à ce regard qu’elle pose sur lui. « Tu ne me dois rien. » lui assure-t-il le plus simplement du monde. « Si Austin est devenu aussi égoïste, imbus de lui même et ignoble, t’y es pour rien. » Oh oui, c’était un crétin comme il en existait en somme astronomique dans le monde. Un de ses types qui ne vit que pour la musique, dont leur fierté est remonté à bloc et qui ne doute pas une seule seconde qu’ils ont du talent. L’exact opposé de Blake qui lui, ose à peine jouer en public ses propres composition. Malgré sa résolution à rester à une distance raisonnable, il comble le quelque espace entre eux et glisse son index sous son menton. « Il s’approchera plus de vous deux. Crois moi. » Une promesse qu’il n’aurait guère de mal à tenir. Il aurait juste une très intéressante conversation avec Austin. Blake se contente de lui sourire doucement. Sa guitare accroché dans son dos, sa conviction le pousse à partir maintenant. Si près d’elle, il se sent bien. Même Heaven le dévisage avec ce petit sourire. Elle est tellement attendrissante qu’il en faudrait peu pour qu’il tombe en admiration devant ce petit ange aux boucles blondes. « J’vous raccompagne… » murmure-t-il du bout des lèvres. Il sait qu’elle ne laissera pas repartir avant de s’être occupé de sa blessure et lui, ne rentrera probablement pas dans ce nouvel appartement ce soir. Une nuit dans sa voiture en bas de chez elle, à s’assurer qu’Austin ne soit pas libéré dans l’heure ou qu’il tente à nouveau de s’emparer de sa fille. Blake ne sait pas d’où sort ce soudain élan de protection. Tout ce qu’il sait, c’est que cet étrange émotion s’intensifie à son contact. Il ne parvient même plus à se détacher d’elle. Cette force le retient, comme un besoin. Pouvait elle éprouver ses même sensation à son contact ? La question vient alors lui effleurer l’esprit. A cette seconde, il ne sent pas le regard appuyé de Noam à l'autre bout de la plage. Regan l'obnubile comme jamais aucune femme ne l'a fait avant elle.






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MessageSujet: Re: TOPIC COMMUN ▬ Feu de camp.   Ven 30 Juil - 18:19

La fête du feu de camp. Une tradition ici que beaucoup comme moi respectent. Même si cette fête me rappelle des souvenirs, il faut que j’y aille. C’est important pour moi et pour les autres. Ceux qui veulent me voir. Parce qu’il y a toujours mes amis même si Lynn est partie. Le feu de camp se déroule toujours au même endroit et tout le monde y vient. Surtout avec les enfants parce qu’ils adorent ca. Il y aussi les amoureux et ceux qui aiment faire la fête. La plage est bondée ce soir là. Mais je sais que mon absence ne passera pas inaperçue si je me décourage.

Je travaillais ce jour-là, je n’allais donc pas arriver en avance. Bien que le magasin fermait plus tôt pour cause de feu de joie. Je ne voulais pas y aller quand la fête bâterait de son plein. Je voulais y aller au soir, quand les plus jeunes seront partis et qu’il ne resterait plus que quelques ados qui ne feraient pas attentions à moi. Je savais que le petit groupe avec mes amis ne partirait pas tôt, le feu de camp est un bon moyen de parler du passé sans querelle. Je pense à Noam qui est revenu. Il va devoir s’expliquer avec Charly, ce qui risque de duré. Et puis ils vont faire la fête. Ca s’est quelque chose de sur.

Je suis retourné dans mon appartement. J’ai filé sous la douche et j’y suis resté un bon moment. Je me demandais ce que j’allais bruler dans le feu. Pour la tradition. J’ai garde tout de Lynn, notre appartement n’a pas changé. Hé puis je me suis rappelé ce que j’avais fait l’année avant. J’avais brulé son journal intime. Je ne l’avais jamais lu, par respect pour elle. Je sortis précipitamment de la douche pour fouiller ses cartons où j’avais entreposé tous ses cours. Je m’essuyais rapidement pour pouvoir rendre ses affaires sans les abimés. N’importe qui aurait vu que je gardais tout les affaires de ma femme m’aurait pris pour un fêlé et m’aurait dit d’aller voir un psy, ce que je fais déjà. Je pris son agenda dans le quel état écrit la dernière année de sa vie. Je l’avais feuilleté cherchant tout les moments qu’elle aurait pu noté où on se retrouvait seul. Ces pages là, je les ai accrochées sur un grand panneau avec toutes nos photos.

L’agenda partirait en fumée ce soir. Ce sera comme tiré un trait sur cette année où ma vie a entièrement changé. Celle qui a emporté avec elle, mon âme sœur. Je posai l’agenda avec mes clefs et mon gsm. J’enfilai un t-shirt blanc et un jean noir. Je mis mes écouteurs dans mes oreilles et attendis minuit heures et demi. J’aurais donc le temps de donner l’agenda au maire et de voir le bateau flambé.

Quand l’heure fut arrivée, j’enfilai mes vieilles converses noires sur lesquelles Lynn avait écrit. Je pris ma veste, l’agenda, mes clefs et mon portable avant de dévaler les escaliers de mon appartement. J’avais toujours mes écouteurs sur mes oreilles. Je marchais au rythme de la musique de Kesha. C’était pour avancer assez vite. J’arrivai juste à temps pour donner vite l’agenda et regarder le feu. Je restai assis sur un banc avant la plage devant le spectacle pendant une demi-heure. Quand je vis les gens partir, je me décidai à y aller. J’éteignis mon lecteur de musique et descendis sur la plage, ma veste à la main.

Je n’eus pas besoin de longtemps avant de trouver mes amis. Il était tous dans un coin de la plage. Ils étaient tous en grandes discussions et ne voulant déranger personne. Je suis arrivé doucement et je n’ai pas parler.


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MessageSujet: Re: TOPIC COMMUN ▬ Feu de camp.   Lun 9 Aoû - 16:36

      - « Vous croyez que je peux ?... »
      Joyce : - « Non, il vaut mieux la laisse digérer »


    * Leanne hocha la tête lentement et en silence. Oui, Joyce devait avoir raison. Il ne fallait pas que Lee' précipite les choses. Charly devait l'accepter ou non, mais d'elle même lorsqu'elle serait prête. La forcer à lui parler n'arrangerait rien. Leanne ne pouvait rien faire d'autre que de la regarder de loin. Elle ne savait pas vraiment quelles étaient les relations des personnes autour d'elle avec Lynn, mais il lui semblait que Charly avait été très proche de celle qui était sa jumelle. La miss baissa un peu la tête pour regarder ses mains. *

      - « Tu n'avais pas à faire ça Noam. Je voulais pas que ça te cause des ennuis. A toi non plus d'ailleurs Joyce. Je... Je suis désolée... »
      Joyce : - « Peut-être que je devrais aller lui parler… »


    * Leanne regarda Joyce puis Charly, puis à nouveau Noam. Il régnait une atmosphère étrange ici. Et Leanne fut apte à remarquer que ce n'était pas forcément que de sa faute. Elle ne saurait pas dire, mais le lien entre Joyce, Noam et Charly était assez bizarre. Elle avait du louper plusieurs épisodes qui lui auraient permis de mieux comprendre ce mic mac qui s'oppérait devant elle. Peu importait pour le moment, elle verrait bien plus tard si quelqu'un lui racontait. *

      Joyce : - « Je suis désolée. J’ai besoin d’un verre. »


    * Leanne se retrouva seule avec Noam. Elle ne se sentait pas à l'aise du tout mais ce devait être normal après tout. Elle était une intrue ici. Personne ne voulait d'elle on dirait, et même si Joyce et Noam avaient l'air d'essayer de l'accepter, Leanne savait qu'ils auraient sans doute continué leur vie tranquillement si elle n'avait pas débarqué. Soudain, Noam reprit la parole et Leanne eut l'impression qu'il avait lu dans ses pensées. *

      Noam : - « C’est pas toi le problème, Leanne. C’est moi l’erreur. Ça a toujours été moi, l’intrus en fin de compte. »


    * Leanne fixa Noam tandis qu'il parlait. Il semblait profondément blessé, et à juger par le regard qu'il lança à Charly, elle songea qu'il s'était passé quelque chose avec la jeune femme. Probablement étaient-ils amants dans le passé et tout avait mal tourné ? Etait-ce à cause de la mort de Lynn ? Le regard de Leanne se posa sur l'enfant de Charly. Avant qu'elle n'ait le temps de songer à quoique ce soit, elle répondit à mi mots à Noam d'une voix plus ou moins hésitante. *

      - « Je comprends pas... »


    * Ce n'était pas vraiment une phrase dite pour qu'il lui explique quoique ce soit maintenant. Elle disait ça juste pour qu'il sache ce qu'elle ressentait. C'était tout. *

      Noam : - « Tu veux… J’crois qu’elle a raison. Un verre nous fera pas de mal. »


    * Leanne ne répondit pas, elle se contenta de le suivre en silence. Tous les évènements de ce soir la dépassaient. Elle ne comprenait plus rien. *

      Noam : - « Lynn aurait adoré ça… que tu sois là, elle a toujours été fan des évènements mélodramatiques… même si Charly protesterait le contraire. Qu’est ce que tu vas faire maintenant ? »


    * Leanne sourit légèrement en voyant le visage de Noam s'éclairer à la pensée de ce qu'il venait de dire. Ce qu'elle allait faire ? Elle ne savait pas trop. Elle comptait rester encore quelques jours c'était sur. Elle voulait voir ses parents si elle pouvait, il fallait qu'elle comprenne. Elle s'était toujours sentie différente, à part... Et c'était leur faute. Elle était venue là pour une raison, et il fallait qu'elle ait une réponse à ses questions. *

      - « Mhm... Je comptais.. Je comptais rester là quelques jours encore. Je.. Me ferais discrète si je peux. J'aurais aimé en apprendre plus sur Lynn.. Je sais que c'est difficile pour vous alors.. Je sais pas.. »


    * Leanne se rendit bien vite compte que Noam ne l'écoutait plus et était perdu dans des pensées qu'elle ne pourrait sans doute jamais connaitre. Son regard suivit celui de son frère de sang pour se poser sur un jeune homme au loin. Elle ne savait pas qui il était mais peu importait pour le moment. Elle baissa les yeux vers ses converses rouges avant de les relever lentement. C'est à ce moment là qu'elle le vit. Elle senti alors une grande douleur dans sa poitrine. On pourrait croire toute suite à un coup de foudre, mais ce n'était pas le cas. Cette douleur était plutot de la peine. Le jeune homme qui était en train de marcher vers Charly, Noam, et même Joyce qui venait de s'éloigner, Leanne le connaissait. Enfin pas personnellement. Mais elle l'avait vu sur la photo qui accompagnait l'article de la mort de Lynn. Elle savait que c'était son mari. Elle avait la bouche semi ouverte mais aucun son ne sortait. C'est à ce moment là qu'elle se dit qu'elle avait fait une connerie en revenant. Elle n'avait pas pensé à ce que le mari de sa soeur pourrait ressentir en la voyant. Elle n'avait songé qu'à savoir d'où elle venait et qui était cette soeur qu'elle n'avait pas pu connaitre. Elle voulait savoir aussi pourquoi ses parents l'avaient abandonnée elle et qu'ils avaient gardé leurs deux autres enfants. Mais qu'elle cruche. Qu'est-ce qu'elle faisait là. Il fallait qu'elle s'en aille. Il ne fallait pas qu'il la voit. Mais c'est au moment où elle se décidait à tourner les talons qu'elle croisa les yeux d'Aidan. *
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MessageSujet: Re: TOPIC COMMUN ▬ Feu de camp.   Dim 22 Aoû - 21:45

    « Tel que tu me vois, je recherche les acteurs de ma prochaine comédie musicale. Ca te tente ? »

    Joyce ne put retenir un sourire qui éclaira son visage. Elle avait oublié à quel point l’ex de sa meilleure amie pouvait être drôle. Le genre d’humour qui la faisait vraiment rire, léger et un brin sarcastique. Elle ne le connaissait que très peu, ils s’étaient parfois croisé au Bones, et avaient dîné ensemble chez Charly un soir où cette dernière les avait présentés, mais c’était à quoi leur relation se résumait.

    « Ca dépend. Si je peux jouer la princesse, alors oui, si non, très peu pour moi. » renchérit-elle avec ironie.

    Elle termina son verre d’une traite et reporta son attention sur ses amis, alors que le chirurgien entamait la conversation.

    « Comment se fait-il qu’une jeune fille aussi charmante que toi se retrouve seule à la buvette un soir de fête ? Charly n’est pas venue ? »

    Elle le regarda en biais, perplexe. Se moquait-il d’elle ? Certes elle n’était pas moche, mais elle ne ressemblait à rien. Ses cheveux n’étaient pas coiffés et étaient simplement ramenés en une queue de cheval. Elle n’était pas maquillée du tout, et cela lui donnait un teint terne, fatigué. Pour couronner le tout, elle portait un large gilet/sweat informe qui tenait chaud mais masquait toutes ses formes. En clair, elle n’était pas vraiment à son avantage. Voire pas du tout. Elle décida d’ignorer sa remarque.

    Mais devait-elle le renseigner sur Charly ? Il avait prit un ton détaché, alors soit il se fichait totalement de son ex, ce qui n’était pas franchement normal après qu’ils aient été à deux doigts de se marier, soit il jouait la comédie de l’indifférence à merveille.
    Elle décida de répondre malgré tout, June semblait être de tempérament calme, il n’irait certainement pas chercher des noises. Surtout que ce n’était pas le soir.

    « Si, elle est là. Vers le feu, avec les autres. » lâcha la jeune femme, avec un mouvement de tête dans leur direction.

    Si son compagnon de bar avait une aussi bonne vue qu’elle, il distinguerait aisément les silhouettes de plusieurs membres de son groupe d’amis. Joy’ réussit même à capter le regard de son meilleur ami. Il observait Charly de loin, et semblait profondément blessé. Brisé. L’institutrice regrettait déjà ce qu’elle lui avait dit plus tôt. Il n’y était pour rien dans tout ça, et il souffrait bien plus que de nécessaire. Elle eut envie de le rejoindre pour s’excuser et le réconforter, mais s’approcher de Casey lui semblait impossible.

    Noam et Léanne remontèrent la plage en direction de la buvette et entrèrent dans le rayon de lumière créé par les multiples guirlandes colorées disposées ça et là.
    En silence, Joyce termina sa cigarette. Elle observait les habitants de sa petite ville. Des enfants courraient avec insouciance – elle reconnut même certains de ses élèves, les couples marchaient dans le sable, main dans la main, les groupes de jeunes riaient bruyamment, une bouteille à la main. Elle soupira doucement et se retourna vers le bar, sortit un billet et régla sa consommation.

    « Et toi ? Tu es venu tout seul ? » demanda-t-elle à June.

    Peut-être avait-il rencontré quelqu’un, après tout. Elle était bien la seule idiote à s’en amouracher de la même personne pendant plusieurs années sans réussir à l’oublier !

    Elle voulait coutourner ses amis pour enfin aller brûler la photo de Casey qu’elle sentait encore dans sa poche. Il était grand temps qu’elle prenne les choses en main et qu’elle tourne la page. Seulement, le destin, encore une fois, s’en mêla, comme si il était écrit que Joyce Finnigan ne pourrait se débarrasser de Casey Ainsworth.

    Elle aperçut Aidan qui approchait. Etait-il au courant de la présence de Léanne ? Il y avait fort à parier que non. Il ne devait pas la voir, sans avoir été prévenu. Ce serait cruel, il en serait encore plus chamboulé que Charly, si c’était possible.

    Bredouillant quelques mots d'excuse à June, Joyce se dépêcha de l’atteindre, en espérant qu’il ne voit pas le sosie vivant de sa femme sur la plage.

    « Aid ! » appela-t-elle, pour attirer son attention.


HJ : c'est court et nul, mais bon, pouet, j'ai pas le temps (a) Je me rattraperai au prochain.


Dernière édition par Joyce Finnigan le Mer 2 Mar - 4:12, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: TOPIC COMMUN ▬ Feu de camp.   Sam 28 Aoû - 13:41

Le sable n’était pas chaud comme un jour d’été. Il était sec et tiède. Il s’infiltrait entre mes doigts de pieds. Je ne bougeais pas et je m’enfonçais un peu dans le sol. Je distinguais pratiquement toute la bande. Il y avait des personnes que je ne connaissais pas avec qui il parlait. Comme par exemple Noam mon meilleur amis et mon beau frère qui parlait avec une jeune femme dont les cheveux me rappelait légèrement Lynn mais je n’y fis pas plus attention que ça. Le feu éclairait tout la partie où la fête se déroulait. Bien sur si on allait dans les endroits plus sombres on pouvait trouver d’autres personnes mais ils étaient jeunes et souvent a deux. Je le savais puisqu’avec Lynn je ne m’en étais jamais privé.

Flashback

Il y avait une petite cabane de sauveteur près de l’endroit où le feu de joie se passait. Je la connaissais bien, je l’y avais tant et tant de fois emmener quand elle n’allait pas bien, quand je voulais juste être seul avec elle pour parler… Je l’y emmenai. Elle comprit tout de suite où nous allions. Le sourire aux lèvres, nous sommes sortis de la foule pour rester un peu seul. Il ne fallait pas beaucoup de temps pour y arriver. Heureusement nous étions les seuls à avoir eu cette idée. Je pris sa main gauche, là où il avait sa bague de fiançailles. Je croisais nos doigts et la regardais.

- Dans 10 ans, je voudrais être avec toi ici avec nos enfants, je voudrais te voir heureuse d’être ma femme. Je ne voudrais rien bruler car mon passé avec toi ne serais que du bonheur, du bonheur à l’état pur.
- Aidan, mon chéri. Je voudrais porter dans mes bras notre enfant. Un enfant qui respire la joie de vivre et qui serait heureux de voir ses parents heureux. Je sais que je serais heureuse avec toi, plus heureuse que n’importe quelle femme car tu serais mon mari.

Le silence se fit. Je lui souriais. J’aimais entendre ses doux mots. Je ne regretterais d’être son mari. Je ne pensais que rien ne pouvait nous arriver. Notre amour était plus fort que tout. Je l’embrassais doucement. A chaque baiser je sentais une sorte d’électrochoc. Nous étions faits pour être ensemble. Nous serions à présent toujours réunit pourquoi douter de cette certitude.

- Je t’aime Lynn Tanner.
- Bientôt Trump. Quel plaisir de porter ce nom. Je vous aime Aidan Trump.

Fin du Flashback

Les événements ne se passent jamais comme on le veut. Je soupirai en sortant de ma rêverie. Nous n’avions même pas passé un an ensemble. Nous n’étions même pas revenus à ce feu de joie en tant que couple marié. On m’avait appelé, voila pourquoi ‘étais sorti de ce souvenir. Mais je n’avais pas tout à fait compris d’où ca venait. Je regardais autour de moi. Je n’avais pas encore compris qui m’avait appelé mais à cet instant je m’en foutais complètement. Mon regard se posait sur la personne avec qui Noam parlait quelques minutes plus tôt. Je croyais rêver. Ce n’était pas possible pas possible du tout. Je n’avais pas fumé de substances illicites, je ne pouvais donc pas être dans un fantasme. Je m’avançai sans m’en rendre compte vers la personne qui pour moi vennait d’un rêve. Le temps et l’espace n’avait plus vraiment d’importance. Il n’y avait qu’elle. Nos regards s’étaient croisés et le mien ne se détachait plus du sien. J’arrivais doucement à sa hauteur. J’avançais plus vite que je n’en aurait cru. J’étais attiré par elle. Je la regardais pendant un instant. Puis j’hésitais un moment avant de prononcer un mot. « Lynn ? ».

Je ne savais pas pourquoi j’espérais que ce soit elle. Elle étai décédé depuis 3 ans. 3 ans que je devais me faire à l’idée que mon âme sœur était morte et là, je la voyais face à moi en chair et en os. Je touchais son bras pour être sur que ce ne soit pas un rêve. Ce n’en était pas un. Je regardais la jeune femme et attendait une réponse. J’attendais qu’on me réponde qu’on me dise quelque chose.
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MessageSujet: Re: TOPIC COMMUN ▬ Feu de camp.   Lun 30 Aoû - 22:34



Un soir sur la plage, autour d’un feu où la plupart de ses amis sont présent, Noam éprouve comme un élan de nostalgie. Des soirées comme celle là, ils en ont vécu des centaines. Juste pour le plaisir d’être ensemble, de faire la fête ou simplement pour profiter de la vie. Sur cette plage, il a vécu des heures de bonheur. Avec Lynn et Charly. L’une parce qu’elle était capable de le saouler jusqu’à ce qu’il cède et l’autre parce qu’il éprouver le besoin de l’avoir à son coté. Ainsi aux cotés de Léanne, ces souvenirs refont surface. Entre deux paroles, Noam garde un œil sur Charly et sa fille. Cette sensation de partage vient l’envahir. Où est sa place ? Près de Charly et leur fille ou près de Léanne qui ne demande qu’à s’intégrer et à découvrir sa jumelle disparu. Noam se pose trop de questions. Doit il privilégier sa vie de famille ou la mémoire de sa sœur ? Sa cœur le pousse à choisir Charly et sa raison lui rappelle que lui aussi souffre de son absence de famille. Finalement, il reste auprès de la blondinette. Il trouverait bien un moment dans la soirée pour parler à la jeune Evans.

Bien que la plage soit bondée à l’occasion du feu de joie, il en oublie presque qu’il doit y jeter son blouson. Il est préoccupé par Leanne. Restera-t-elle ? A-t-elle des projets à long terme ici ? Est-ce que quelqu’un l’attend ailleurs ? Bien qu’il comprenne entièrement ce besoin de connaitre sa famille, y a-t-il une chance pour qu’elle s’établisse à Hope Mills ? Elle n’est pas Lynn et quand bien même, lui se sentirait plus proche de sa sœur. Et ce, même si les autres ne pourrait comprendre ce sentiment qu’il éprouve à cette seconde. Lynn était un phénomène. Bien sur, ça ne signifie pas que Leanne soit la copie conforme de Lynn. Il voudrait juste dans sa vie un personne qui lui rappelle que la mort de Lynn ne rime pas avec tragédie. Il veut sourire à nouveau, rire et penser à sa sœur sans que cette souffrance abyssale l’absorbe tout entier. Au loin, il croise les de Charly, malgré le soleil tombant. Noam a tant à lui dire, tant à lui faire comprendre. La vie vaut la peine d’être vécue. Pour ça, il lui suffit simplement de voir sa fille. Souriante, pleine de vie et déjà si forte. S’il n’y avait qu’une seule chose pour laquelle, il devait se battre ça serait pour elle. Et Noam convaincrait Charly. Il se le devait pour leur fille et pour ne pas avoir su sauver Lynn. Progressant en direction de la buvette, il ne voulait pas s’étendre sur ses problèmes. Léanne devait aussi avoir sa dose de questions. Et dieu sait qu’il était prêt à s’ouvrir à elle, rien que pour que cette vérité voit le jour. Les Tanner ont merdé. Et bien qu’ils assument maintenant. Devant les propos quelques peu confus de Leanne, il relève les yeux vers elle. « Lynn et Charly ont toujours été proches… alors quand je la vois si froide, distante et catégorique, j’ai comme l’impression de ne plus la connaitre. » murmure-t-il. « Si je n’avais pas existé, leurs vies auraient surement été plus simples. »

Qu’il vive ou non n’était pas de son ressort. Sauf que sa mère biologique aurait très bien pu avorter. Pourquoi ne l’avait elle pas fait. Elle aurait surement rendu service à plusieurs personnes et surtout, il ne serait pas en ce moment même à se torturer sur des choix qu’il devait prendre. Comme endurer le supplice qu’il risquait bien de perdre Charly définitivement dans très peu de temps. Lentement mais surement, ils avancent et Noam tente de chasser ses idées. Il n’y arrive pas vraiment et doit se faire violence pour ne pas se retourner et aller demander des explications à Charly sur son attitude. Il enchaine alors sur les projets de Leanne. Evidemment qu’elle doit avoir un bon millier de questions. « Dès qu’il s’agit d’elle, tout le monde marche sur des œufs. C’est vrai que c’est dur… » souffle-t-il, son regard traversant le feu pour se poser sur Regan et cette homme qui lui ressemble trait pour trait. « Parfois je me surprends encore à l’imaginer débarquer sans prévenir à la maison. C’est stupide parce que c’est impossible… et pourtant, je peux pas m’en empêcher. Elle me manque. » déglutit-il en sentant ses paupière le brûler. Il pourrait lui narrer tout un tas de souvenirs. Lorsqu’il s’y plonge, un sourire vint régulièrement se peindre sur ses traits. Comme lors de ses entrainement de foot lorsqu’il était petit et qu’elle jouait au coach. Des détails de leurs vies que jamais il ne pourrait oublié, car c’était dans ces moments là qu’ils avaient développé ce lien fraternel si puissant. « Tu peux me poser des questions… » achève-t-il tout bas lorsqu’une stature dominant d’une demie tête se dirigeant droit dans leur direction. L’espace d’une seconde, il douta mais lorsque la lueur du feu vint légèrement éclairer cette personne, le doute s’évanouie. Son regard se rive au sien avant de voir cet homme devenir livide. « Merde. » grince Noam entre ses dents. « Bouge pas, Leanne ! » lance-t-il avant de se planter devant elle et d’aller à la rencontre d’un Aïdan plus déterminé que jamais. S’il ne l’a pas entendu prononcer le prénom de Lynn, il a pu le lire sur ses lèvres. « Ecoute moi ! C’est pas elle ! » Comment l’empêcher de croire qu’il voit sa femme disparue ? Son regard planté au sien, il n’a pas idée de comment lui présenter la chose sans qu’une crise éclate. « Je vais t’expliquer. » rajoute-t-il tout en espérant voir Aïdan réagir à ses propos mais Noam était loin d’être le plus explicite à cet instant. A vrai dire, dans quelques secondes il se pouvait encore qu’il se prenne une droite de son meilleur ami.






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"Love feels no burden, thinks nothing of its trouble, attempts what
is above its strength, pleads no excuse for impossibility,
for it thinks all things are lawful for itself and all things are possible.
"

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MessageSujet: Re: TOPIC COMMUN ▬ Feu de camp.   Dim 14 Nov - 5:11

A ma connaissance, il y avait deux types de réactions face à mon humour plus que douteux. Certaines personnes se contentait de me regarder, impassibles, me faisant subtilement comprendre qu’il en allait de mon intérêt de ne jamais répéter une pareille blague, et ceux qui m’encourageaient à continuer en rentrant dans mon jeu. Par chance, ou malchance qui saurait le dire, Joyce faisait partie de cette seconde catégorie. « Ca dépend. Si je peux jouer la princesse, alors oui, si non, très peu pour moi. » Vous ai-je déjà dit à quel point mon affection pour cette petite est grande ? On ne se connait que très peu, il faut l’avouer, mais elle m’a tout de suite plus. Et aujourd’hui, alors que le temps était maussade à souhait, qu’une foule de souvenirs plus atroces les uns que les autres me revenaient en tête, elle était la seul à avoir réussi à me faire sourire, et rien que pour ça, je lui en étais reconnaissant. « C’était pas prévu à l’origine, mais je pense que pour toi on peut faire une exception. » répondis-je en lui souriant, avant de boire une nouvelle gorgée qui me brûla, une fois de plus, l’œsophage.

J’avais toujours été impressionné par le nombre de badauds qui se regroupaient chaque année sur cette plage, autour de ce feu de camp. Enfin en même temps je dis ça, mais chaque année, je fais partie du groupe. Et chaque année, je trouve quelque chose à jeter dans le feu de camp. Sauf que cette fois-ci j’avais eu du mal à trouver. Incapable de trouver un objet concret, je m’étais rabattu sur un abstrait. Un rêve, un souvenir, un cauchemar. Celui de la mort de Lane. J’espérais pouvoir en finir à jamais avec cette vision qui me hantait chaque nuit depuis tout ce temps. L’espoir fait vivre après tout. Non ? Enfin bref, je radote, revenons-en à Joyce. « Si, elle est là. Vers le feu, avec les autres. » et à Charly. Youpi. Je suivis son regard et aperçu ce même groupe d’amis que je croisais chaque année. Ainsi donc j’avais raison. Charly était bel et bien là, et avec Noam et Noaly qui plus est. Vite, un autre verre s’il vous plait.

« Et toi ? Tu es venu tout seul ? » me demanda-t-elle d’un air détaché. « Non, je… Si, en fait si. » J’étais parti pour lui servir un mensonge improvisé sur le moment histoire de ne pas passer une fois de plus pour ce pauvre looser qui ne s’est toujours pas remis de sa rupture avec Charly et qui est parfaitement incapable de passer à autre chose et donc de voir quelqu’un d’autre. Mais à quoi bon ? De toute manière je n’avais jamais vraiment été doué pour ce qui est d’improviser, alors autant dire la vérité, c’est beaucoup moins risqué me connaissant.

Alors qu’elle finissait sa cigarette, j’aperçu Noam qui remontait dans notre direction. Génial, je priai pour qu’il passe à côté de nous sans nous voir, ce qui avait, reconnaissons-le, de faibles chances d’arriver. Le regard de Joyce suivit le mien, et aussi surprenant que cela puisse paraitre, elle me proposa instinctivement d’aller faire un tour. J’acceptais volontiers, tout plutôt qu’une nouvelle confrontation avec Lui. Nous quittâmes donc la buvette et commençâmes à marcher. Dans le sable. Quel bonheur de sentir ses chaussure s’enfoncer de dix centimètres et d’avoir l’impression de mettre une demi-heure pour parcourir cent mètre. Je ne sais pas vous mais moi, j’adore. « Et sinon, ça va ? Comment ça se passe ton boulot ? Instit, c’est ça ? » J’essayais pitoyablement et timidement d’entamer un brin de conversation. J’ai le silence en horreur, je l’entends suffisamment à l’hôpital, et croyez-moi ou non, généralement ce n’est pas très bon signe.


Sans me répondre, elle interpella un certain « Aid ! » Je n’avais aucune idée de qui il s’agissait mais après tout, il n’est jamais trop tard pour faire de nouvelles connaissances. Et quoi de mieux pour se faire que le célèbre Feu de Camp de Hope Mills ? Je vous le dis moi, ça bat à plat de couture tous les réseaux sociaux et autres sites de rencontres. Ainsi donc je la suivais, alors qu'elle allait à sa rencontre
[H.S. : c'est moche, ça pue, mais c'est pas ma faute.]
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MessageSujet: Re: TOPIC COMMUN ▬ Feu de camp.   Mer 2 Mar - 20:05

Spoiler:
 

    « Mon Dieu que la situation devient bizarre... » Pensa-t-elle. Elle était pétrifiée. De se dire que tout cela n’avait pas fini de les faire souffrir, de penser à tout ce que la vie leur réservait encore de terrible, sans se douter une seule seconde que sa meilleure amie, son autre meilleure amie, était elle aussi condamnée.

    Joyce états sortie dans l’optique de se divertir, de se changer les idées, de passer une bonne soirée, reposante ou pas, avec ses amis, simplement, et dans la bonne humeur. Il fallait pourtant s’attendre à ce que ça tombe à l’eau. Ils n’avaient pas eu droit à une soirée de pure détente depuis des années, peut-être même depuis le lycée. Le souvenir de leurs soirées sur cette même plage, où Josh et Noam allumaient un feu de camp avec l’aide de Charly et Jessie pendant qu’Aïdan et Lynn s’étaient fondu dans l’obscurité environnante et que Casey lui courrait après pour l’empêcher de le prendre en photo sous tous les angles s’imposa à elle. Cela la fit se sentir vieille, comme si le temps de la jeunesse et de l’insouciance était révolu.

    Elle du résister à l’envie de voler une bouteille de scotch derrière le comptoir pour aller la vider derrière une dune de sable. Son image d’institutrice de confiance en aurait sacrément prit un coup, et ça n’aurait été qu’une solution de éphémère, de facilité, pour échapper à tout ça.

    Malheureusement, elle n’eut pas le temps de peser le pour et le contre de l’idée puisque la vue d’Aïdan la ramena brutalement à la réalité. C’était quelqu’un de fort, qui avait toujours gardé la tête haute ; seulement il avait déjà bien assez souffert. Voir Léanne était déjà pour elle une épreuve, pour lui, cela devait s’apparenter à une torture. S’éloignant de June, resté en retrait près du bar, elle se précipita vers son ami.

    Il regardait autour de lui, certainement à la chercher des yeux, mais au lieu d’identifier la personne qui venait de l’interpeler, son regard s’arrêta sur le visage de Léanne. Son visage. Il était trop tard. Le visage du jeune Trump était livide, et il s’avança vers la jeune femme qu’il prenait sans aucun doute pour une autre d’un pas lent et mécanique. Il semblait même inconscient de ce qu’il faisait.

    Joyce s’arrêta à côté de Léanne. Elle doutait que Noam ait eu le temps ou l’occasion de parler d’elle à Aïdan et redoutait le pire.


    « Merde. » siffla Noam, les dents serrées. C’était le mot. « Bouge pas, Léanne ! »

    Il alla au-devant d’Aïd’ dont les lèvres venaient de former le prénom de sa défunte femme. Un froid glaça le cerveau de Joyce. Alors qu’elle pensait que la situation n’aurait pu être pire, un éclair illumina la plage, éclairant un instant la scène de façon plutôt glauque. La bruine s’était arrêtée un moment auparavant, mais une pluie glaçante se mit à tomber.

    « Écoute-moi ! Ce n’est pas elle ! Je vais t’expliquer. » Entendit-elle Noam dire.

    Sa voix était calme, sans doute se voulait-elle réconfortante, mais Joyce imagina aisément l’état d’esprit d’Aïdan. Sans doute n’avait-il pas comprit un traitre mot de ce que venait de dire Noam. Après tout, le portrait craché de la femme qu’il avait perdu un peu plus de deux ans plus tôt se tenait devant ses yeux, comment « expliquer » cela ? Aucun d’eux n’avait jamais entendu parler d’une histoire de jumelle. Il aurait probablement eu plus de facilité à assimiler qu’elle était revenue à la vie.

    La jeune femme sentit la photo de Casey qui se trouvait dans sa poche. Sans la sortir, elle la froissa. Cette soirée n’était pas à propos d’elle, et sa relation – ou plutôt sa non-relation – avec Casey pouvait bien attendre encore un peu.

    Déjà la plage s’était vidée. Les personnes âgées et les familles avec enfants en bas âge étaient reparties, elle n’avait même pas aperçu ses parents et ses frères et sœurs. Ne restaient que quelques couples courageux et les groupes de jeunes qui, malgré la pluie, passeraient sûrement la nuit dehors, trop saouls pour se rendre compte de la fraicheur de la nuit. Les adultes étaient pour la plupart accoudés au bar, à l’abri de la pluie. Déjà, Joy’ sentait l’humidité qui s’infiltrait dans ses vêtements. Un frisson lui parcourt l’échine et elle resserra son sweat autour d’elle.

    « Je t’en supplie, Lynn, aide-nous. Sur ce coup, on va avoir besoin de toi. » Pria-t-elle intérieurement.


HJ ~ Je ne sais pas trop si je sujet est toujours d'actualité, mais j'ai répondu au cas où. Arrow
Je n'ai pas tenu compte de la fin du post de June exprès, puisqu'il ne vient plus. (;
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MessageSujet: Re: TOPIC COMMUN ▬ Feu de camp.   Ven 18 Mar - 0:20

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Désolé Joyce, mais un nouvel évenement va arriver (a)

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    And there's got to be another ending. But yeah you broke my heart. It won't be the last time but I'll get over them too. As a new door opens we close the ones behind. You mixed me up for someone who'd fall apart without you. Yeah you broke my heart for the first time. But I'll get over that too.
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